Thursday, December 30, 2010

LE SOUS TEXTE NÉGLIGÉ DU MONDE DE L'EDUCATION

 Aujourd'hui en éducation rien n'est plus négligé que la compréhension des textes religieux fondateurs. Comme si tout cela était dépassé alors que cette même religion est partout le sous-texte de ce qui concerne les enjeux importants qu'ils soient d'ici et d'ailleurs. Au Québec le réveil est brutal, lui qui s'est comporté comme si il vivait dans une espèce de bulle après s'être débarrassé de la religion dans les années 1960. À ce titre on voit trop souvent cette réaction caricaturale lorsqu'il s'agit de discourir de religion. Et de l'autre côté des gens qui se disent religieux mais sont complètement ignorants du fameux canon littéraire et artistique Occidental qui est loin d'être dépassé. 

À ce titre Camille Paglia indique depuis plusieurs années déaj la voie à suivre. Celle d'une athée auto-procalée qui affirme sur toutes les tribunes l'importance capitale de connaître les diverse traditions religieuse du monde entier. 


telles la théorie queer ou autre stupidité du genre. Mais c'est par son plaidoyer pour l'enseignement obligatoire de l'histoire de l'art que Camille Paglia demeure aujourd'hui la plus pertinente. C'est d'ailleurs là ou se trouve le plus important point commun de rapprochement à développer entre la droite et la gauche. Un droite de plus en plus souvent imperméable aux faits, version Tea party américain, contre une gauche de discours de confirmation qui ne fait trop souvent que prêcher aux convertis dans son petit monde publish or perish. À noter qu'avec sa personnalité de femme se disant athée mais plaidant pour l'importance de l'étude des diverses religions, Camille Paglia affirme sans surprise que seuls les juifs peuvent comprendre son esprit particulier.

Dans ses discours le colomniste Mark Steyn accusé d'être de droite soutient souvent qu'à la différence du monde Occidental qu'il voit être dans une phase de déclin et de décadence, l'islam militant n'a rien perdu de sa ferveur. Il affirme que dans le monde Occidental personne ne défend plus quoi que ce soit, en prenant plus ou moins nombre de choses pour acquises. Paglia de son côté, fait un constat un peu similaire sur le monde Occidental mais d'une façon différente. Peut-être l'humanisme séculier est-il vide?» se demande-t-elle. En tout cas sans art, poésie ou connaissance des préceptes religieux de base» il est évident que tel est le cas, soutient-elle. Dans un sens elle appuie les dires d'un David Horowitz ce juif américain ex membre des Black Panthers qui plaide pour une présence acrrue des voix conservatrices sur les campus universitaires, affirmant que si on permet à des visions idéologiques de gauche de se faire entendre à l'interieur de ces institutions on doit également le faire pour des voix de droite.

Certes, tout n'est pas à refaire en éducation. Mais il est clair que sans une étude à tout le moins assez solide de la question juive, et ce pour tous au secondaire et au Cégep, on sera forcément condamné à tourner en rond sur bien des questions relatives à l'identité et à ses diverses composantes au vingt et unième siècle.



LES JUIFS ET L'ISLAM



I want to add my voice in support of Muslims in our community and around the world.
After the Paris attacks and hate this week, I can only imagine the fear Muslims feel that they will be persecuted for the actions of others.
As a Jew, my parents taught me that we must stand up against attacks on all communities. Even if an attack isn't against you today, in time attacks on freedom for anyone will hurt everyone.
If you're a Muslim in this community, as the leader of Facebook I want you to know that you are always welcome here and that we will fight to protect your rights and create a peaceful and safe environment for you.
Having a child has given us so much hope, but the hate of some can make it easy to succumb to cynicism. We must not lose hope. As long as we stand together and see the good in each other, we can build a better world for all people. (Mark Zukenberg dec 2015)












MAHOMET (571 – 632) : « Je ne m’explique pas qu’on n’ait pas depuis longtemps chassé ces bêtes malfaisantes qui respirent la mort. Est-ce qu’on ne tuerait pas immédiatement des bêtes qui dévoreraient les hommes, même si elles avaient forme humaine ? Que sont les Juifs sinon des dévorateurs d’hommes ? »

Il y a dans l'étude des prises de position de nombreux juifs en regard de l'Islam une réalité sous-jacente intéressante. À savoir que celles-ci sont aujourd'hui souvent basées sur le déclin réel ou supposé du christianisme. Bien sur dans l'ensemble il serait impossible de mettre tous les juifs dans le même sac et de prétendre qu'ils sont tous, soit largement en faveur de l'immigration musulmane massive soit farouchement contre. Le cas de Jacques Attali est intéressant à ce titre. Il a souvent répété que l'islam était une des dimension de la civilisation Européenne et que pour l'essentiel la question était désormais de savoir comment l'Europe allait accepter cette dimension et inversement comment l'Islam allait accepter sa dimension Européenne. «Il faut avoir la fierté d'admettre que l'Islam est une des dimensions fondatrice et positive du passé et de l'avenir de l'Europe» affirme-t-il. Il insiste pour rappeler que la France a besoin de rester ce pays d'accueil et qu'elle a besoin de ses immigrants. Attali remarque aussi une chose incontournable dans les conflits parfois larvés, parfois ouvertement déclarés entre les religions aujourd'hui. Car la guerre entre le Christianisme et l'Islam est essentiellement une guerre entre deux religions prosélytiques. S'ajoute à cela selon Attali une autre donnée fondamentale: À savoir que année après année, le nombre de chrétiens non catholiques augmente pus vite que le nombre de chrétiens catholiques. Cela a déja des implications majeures. On n'a qu'à penser au soutien marqué des protestants évangélistes américains envers Israel.

Dans les relations actuelles entre les diverses religions, il faudrait faire preuve d'un aveuglement volontaire assez incroyable pour ne pas voir que plusieurs parmi ceux que l'on appelle les néo-conservateurs américains sont juifs. Pour plusieurs il s'agit d'un virage à 180 degrés. David Horowitz par exemple soutenait jadis les Black Panthers, alors qu'il est aujourd'hui un de ceux dénoncant le plus farouchement l'absence relative de voix conservatrices sur les campus universitaires américains. De même, on a vu des alliances se former dans le passé, entre la English Defense League jugée radicale, extrémiste et anti-musulmane et la Jewish Defense League du Canada. On retrouve aussi l'équivalent d'un virage marqué en France. Alors que dès 2012 on s'inquiétait de plus en plus d'une certaine normalisation du Front National et de sa nouvelle chef Marine Le Pen, plusieurs émettaient l'hypothèse que cela était du en bonne partie à plusieurs figures médiatiques importantes telles que Éric Zemmour, Alain Finkielkraut ou Elizabeth Levy, trois figures juives bien connues dans l'Hexagone, avec leurs nombreuses interventions sur la place de l'Islam en France.

De l'autre côté, il y a aussi de nombreux juifs defendant farouchement les musulmans contre des attaques qu'ils jugent injustifiées. Le maire de New York Michael Bloomberg s'est ainsi longuement battu pour le droit des musulmans américains de construire une mosquée près du site de Ground Zéro. D'autre part, dans cette solidarité avec les musulmans pour le droit d'exercer librement leur religion, certaines alliances ne sont surprenantes qu'à première vue. Ainsi de ces juifs hassidiques de Montréal qui se prononcèrent contre toute éventuelle interdiction du voile islamique, comprenant ce que cela pourrait avoir pour conséquence pour eux dans l'optique de pression pour la laïcité se faisant éventuellement de plus en plus insistantes.

L'histoire des juifs dans les pays musulmans remonte par ailleurs à très loin. Il demeure des synagogues dans les principales villes du Maroc et Casablanca en compte plusieurs, ainsi que deux écoles juives fréquentées par des élèves juifs et musulmans. Présente au Maroc depuis l'Antiquité, la communauté juive avait crû au cours des siècles, bénéficiant notamment de l'apport des juifs expulsés d'Espagne à partir de 1492 par les rois catholiques. À la fin des années 1940, elle comptait quelque 250 000 personnes, soit environ 10% de la population, mais elle est désormais réduite à quelques milliers, une grande majorité ayant quitté le Maroc pour Israël après la fondation de l'Etat hébreu. De même certaines faits doivent être rappelés. Ainsi en décembre 2014 l'Iran dévoilait un monument commémoratifs aux soldats juifs morts lors du conflit Iran-Irak. Une chose étonnant pour qui ne connaît guère la longue et complexe histoire des juifs en Iran. 

Qu'en est-il de ces relations juifs-musulmans ici au Québec? Un constat est inévitable. La question du statut politique du Québec colore absolument tout. En France ce sont aujourd'hui des intellectuels juifs qui sont les premiers à défendre l'idée d'une identité française. Au Québec lorsque cette idée est par exemple relayée par le parti Québécois, elle est aussitôt attaquée comme étant une vilaine forme d'ethnocentrisme par diverses porte-paroles de la communauté juive. Il faut dire qu'en France la démographie explique de nombreuses choses. Ce pays compte à la fois la plus grande population juive et la plus grande population musulmane d'Europe. Ce paradoxe pourra-t-il continuer à subsister encore longtemps? Dans le Canada comme des États-Unis la balance démographique n'est pas encore largement en faveur des musulmans comme en Europe. Mais à l'avenir c'est inévitable. Avec tout ce que cela implique politiquement. Pensez à ce qui s'est produit fin décembre 2014 lorsque les Nations-Unis rejetèrent une motion de lAuthorité Palestinienne pour faire cesser l'occupation Israélienne. Les états-Unis et l'Australie votèrent contre. Les pays aux plus large populations musulmane plus larges, et par conséquent faisant un contrepoids plus fort au lobby juif votèrent pour: Soit La France, La Russie et La Chine. Une Chine avec déjà plus de 20 millions de musulmans sur son territoire.

Ce qui bien sur nous amène à une autre donnée fondamentale. Dans le monde actuel la question des rapports entre les juifs et des musulmans est appelé à prendre des contours forts variables avec la rivalité grandissante entre les États-Unis et la Chine. Les États-unis sont et resteront l'allié indéfectible d'Israel. Mais Israel et les juifs devront aussi composer avec l'idée que la Chine sera la prochaine puissance mondiale, une puissance ne comptant pas en son sein une forte diaspora juive. Mais surtout une Chine qui a besoin de vastes ressources énergétiques et qui donc, ne peut se permettre de s'aliéner le monde arabe pour son approvisionnement. Fort à parier que à l'avenir, les alliance seront non seulement parfois surprenantes mais surtout de plus en plus ponctuelles et de plus en plus de courte durée également. 

Saturday, December 25, 2010

CINEMA ET CULTURE (7 juillet 2014)


La présence juive dans le monde de la culture a de tout temps été considérable. Le documentaire Hollywoodisme par exemple montrait bien comment Hollywood a été fondé par un petit groupe d'hommes juifs provenant essentiellement d'un même petit village en Europe. Or aujourd'hui, alors que la ligne de démarcation traditionnelle entre grande culture et culture mineure est pratiquement disparue, il n'est pas inutile de rappeler que cela est et a toujours été le propre de la culture juive de pouvoir naviguer aisément entre ces deux pôles. Encore aujourd'hui la forte présence juive demeure à Hollywood. Si elle diminue constamment en ce qui a trait aux acteurs et actrices bien connus, elle reste importante derrière la
 caméra. Le Studio Dreamworks
par exemple fut fondé par trois
 hommes juifs Steven Spielberg,
Jeffrey Katzenberg et David
Geffen. Même l'économiste
Milton Friedman mieux connu
 aujourd'hui pour avoir été
l'apôtre du néo-libéralisme s'était
déja penché sur cette question des
 juifs dans l'industrie
cinématographique dans un entretien avec le magazine Playboy en 1972 :«The movie industry in the U.S. was a new industry and for that reason open to all. Jews became a major factor and this carried over to radio and television when they came on the scene. But now that government control and regulation has become more and more important, I am under the impression that the Jewish role in radio and T.V. is declining»

La culture populaire regorge d'autres exemples de personalités juives. Sarah Jessica Parker de la série Sex in the City, l'incontournable Barbara Streisand, l'humoriste Joan Rivers décédée en 2014, Natalie Portman, Julio Iglesias, ou encore Robert Downey Jr. Alors qu'au Québec on se doit de répéter l'évidence que pour distribuer la richesse il faut d'abord la créer, cette chose en a toujours été une qui allait de soi dans le monde juif. Même dans le milieu dit culturel. L'exemple de Steven Spielberg est probant à ce chapitre. Il a fait des films qui ont connu un succès commercial retentissant afin de pouvoir documenter sur film des milliers de récits de survivants de l'Holocauste. Et il y a bien sur cette tradition proprement juive à Hollywood de créer de la culture dite populaire pour pouvoir accrocher de la soi-disante grande culture sur ses murs. Aaron Spelling était le producteur de téléséries comme Beverly Hills 90 210 ou Melrose Place mais collectionnait les Rothko, Pollock et De Konning.

Très souvent beaucoup de gens ignorent comment le judaisme conditionne la vie de nombre de célébrités. Même là ou on s'y attend le moins. Le 6 juillet 2011 le site du Jewish Journal écrivait de Sarah Jessica Parker: «As the star and producer of “Sex and the City” Parker banks big time off the series residuals, but has also scored with two spin-off movies; the first Sex and the City movie grossed $415 million in 2008, the 2010 sequel did not do as well but clocked in at a respectable $288 million, according to BoxOfficeMojo.com. Continuing to bolster her image as a style icon, thanks to the marketable visual flair of alter ego Carrie Bradshaw (and the wildly imaginative stylings of costume designer Patricia Field) Parker earns an additional $18 million from fashion-related enterprises. She developed a line of perfumes, Lovely, Covet and Dawn, which can be found at national retailers like CVS and Kmart, and also designs a clothing line for the high-end label, Halston. Not every SJP fashion venture was so successful. Her first foray designing duds for the New York-based retailer Steve and Barry’s was, well, a dud. Her women’s sportswear line, Bitten, was discontinued after only a year on racks when the chain went under. But we won’t cry for the most successful Jewish actress in America. Coursing through Parker’s veins is a true Jewish immigrant success story. She is the daughter of a Jewish father of Eastern European decent and her great-grandfather came to America via Ellis Island, where family lore has it that his name was mistakenly changed from Bar-Kahn to Parken to Parker. In the book “Stars of David”, Abigail Pogrebin’s inquiry into the Jewish identity of celebrities, Parker spoke about her Jewish connection, lineage, lack of religious education and her love for New York as “a Jewish city.” “If we [she and husband Matthew Broderick, whose mother is Jewish] went to this temple next door, where would we begin? We’re so behind.’ In temple, it seems like you have to know what you’re doing. And it intimidates people; it certainly intimidates me. And I keep saying, `I’m not a religious person,’ but I know that’s not true; I know that I believe that there’s somebody who watches over us and he or she takes care or not, or teaches us. I really do—strangely enough–kind of cling to that.” “I have, frankly, always just considered myself a Jew…I was always responding to things that were Jewish.” Et puis il ya bien sur les médias juifs qui aiment rappelled constamment le passé juif de telle ou tell célébrité Au moos d'août 2014 quad la légende du cinéma Hollywoodien Lauren Bacall décéda, le Canadian Jewish News rappelait quell était la cousin de Shimon Peres. Or, c'est également à cette époque sue l'acteur et comédien Robin Williams se suicidait. Bien qu'ayant été élévé épiscopalien on se pencha alors dans les aspects juifs de Williams dans le Jewish Journal. L'éditeur du journal le qualifiant alors de juif honoraire. On rappel qu'à travers l'organisation Comedic Relief il amass plus e 50 millions de dollars pour les sans-abri  faisant de lui un fidèle des valeurs juives. Bien on peut se rappelled son rôle dans lea reprise de la Cage aux Folles ou il jouait le propriétaire juif et gay du cabaret et club de travelos.

Aujourd'hui la rectitude politique prend de plus en plus de place. Bien sur à moins que quelque chose à propos d'un groupe ou d'une communauté ne soi dit par un membre de cette communauté elle-même. Ainsi de la présence juive dans les médias: (Joel Stein 19 december 2008 Los Angeles Times) «I have never been so upset by a poll in my life. Only 22% of Americans now believe "the movie and television industries are pretty much run by Jews," down from nearly 50% in 1964. The Anti-Defamation League, which released the poll results last month, sees in these numbers a victory against stereotyping. Actually, it just shows how dumb America has gotten. Jews totally run Hollywood. How deeply Jewish is Hollywood? When the studio chiefs took out a full-page ad in the Los Angeles Times a few weeks ago to demand that the Screen Actors Guild settle its contract, the open letter was signed by: News Corp. President Peter Chernin (Jewish), Paramount Pictures Chairman Brad Grey (Jewish), Walt Disney Co. Chief Executive Robert Iger (Jewish), Sony Pictures Chairman Michael Lynton (surprise, Dutch Jew), Warner Bros. Chairman Barry Meyer (Jewish), CBS Corp. Chief Executive Leslie Moonves (so Jewish his great uncle was the first prime minister of Israel), MGM Chairman Harry Sloan (Jewish) and NBC Universal Chief Executive Jeff Zucker (mega-Jewish). If either of the Weinstein brothers had signed, this group would have not only the power to shut down all film production but to form a minyan with enough Fiji water on hand to fill a mikvah.»

Considérer maintenant ces propos à la lumière de ceux d'un Kayne West qui fut lui accusé de perpétuer
des stéréotypes en s'exprimant comme suit en décembre  2013:  "Let me tell you something about George Bush and oil money, and Obama and no money. People want to say Obama can't make these moves, or he's not executing. That's because he ain't got those connections,” West said. “Black people don't have the same level of connections as Jewish people. Black people don't have the same connections as oil people. You know we don't know nobody that got a nice house. You know we don't know nobody with paper like that, that we can go to when we're down." Résultat de cela? Des accusations d' anti-sémitisme aussi ridicules sue totalement contra-productives de la part d'Abraham H Foxman director de la ligue anti-diffamation:.” “There it goes again, the age-old canard that Jews are all-powerful and control the levers of power in government. As a celebrity with a wide following, Kanye West should know better," Foxman said. Désolé mais dans le cas présent le propos le plus absurde n'était pas celui de Kanye West maps bel et bien crux d'Abraham Foxman.

Le 9 mars 2012  le Los Angeles Times rapportait par ailleurs quelques échos de la visite de l'ex-président d'israel Shimon Peres au studio d'animation Dreamworks. Une bréve allocution de 10 minutes dans la laquelle en plus de rappeler que plusieurs des pionners d'Hollywood furent juifs, ils appela à une collaboration entre Tinseltown et Israel. Ceci devant une assemblée de figures juives importantes telles Barbra Streisand ou Billy Crystal. Imaginez maintenant le ridicule de notre rectitude actuelle ne permettant même plus le simple rappel de statistiques. Pensez -vous que Simon Perez aurait appelé Hollywood à soutenir Israel si Hollywood était si peu juif?

Quant à moi, ma seule réaction devant cela est toujours de me dire; Et puis après? Ce n'est pas illégal à ce que je sache. Mais le climat actuel est si étouffant que la notion de liberté d'expression ne concerne plus seulement ce qu'il est permis de dire mais les faits qu'il est possible de rapporter en pensant de plus, à l'avance, à l'usage que quelqu'un de mal intentionné pourrait en faire. Une situation vraiment absurbe qui ne peut plus durer. Car enfin, comment peut-on comprendre les médias québécois sans se référer à ce clivage juifs-non juifs? Comment comprendre le constant déclin du lectorat du quotidien The Gazette sans penser que dans une ville qui devient de plus en plus arabe, ce journal continue encore trop souvent à ressembler à une édition quotidienne du Canadien Jewish News pour retraités? Comment ne pas voir que le clivage francophone anglophone au Québec et en Amérique du Nord est encore essentiellement dans le monde culturel et des médias un clivage juif/non juifs. Dans le Québec francophone, des personnalités non juive à 99%. Aux États-Unis et dans le Canada anglais exactement l'opposé: Ezra Levant, Jon Stewart, Barbra Walters pendant longtemps Larry King, etc...

À l'hiver 2015 le romancier français Michel Houllenbecq créait de nouveau la politique avant son roman intitulé Soumission. Oublions les interprétations à savoir s'il s'agit là ou non d'un livre Islamophobe. On a déaj amplement discuté cela. Dans son cas ce qui m'intéresse c'est sa position sur les religions. Particulièrement les religions monothéistes qu'il qualifie en gros de stupide. De toutes les religions , la plus stupide selon lui est l'islam.En même temps il reconnaît toujours se ranger derrière les juifs en cas de conflit au nom d'une grande tradition littéraire. Ce qu'il dit en fait c'est un rappel de que disait Alain inkielkraut mais en sens inverse À Propos de Dieudonné: «Il ne critique pas la religion juive, il critique les juifs». Dans le cas de Houllenbecq, Il ne critique pas les juifs, il critique la religion juive. Or peut-on critiquer L'islam sans critiquer les musulmans? Question complexe. 

Cette rectitude politique absurde a assez duré. Pour la simple et bonne raison que lorsque de simplesdonnées factuelles ne peuvent plus être rappelés, c'est l'ignorance et le n'importe quoi qui risque tôt ou tard de prendre toute la place. (16 aout 2014)

LA QUESTION GAY



On peut difficilement parler de la question gay sans parler de la question de l'activisme social historique juif. En fait les parallèles sont très nombreux entre les communauté juive et gay. Aujourd'hui on fait remonter un des évènements clés de la libération homosexuelle à Harvey Milk cet américain fils de juifs lithuaniens et conseiller municipal de San Francisco qui fut assasiné dans les années 1970. Mais l'histoire de l'activisme gay compte bien d'autres membres influents de la communauté juive et ce, dès le début. Bref une riche histoire depuis les émeutes du Stonewall Inn ce bar de New York en 1969 jusqu'à la légalisation du mariage gay par la cour Suprême des États-Unis en 2015. Pour une, Bette Middler a commencé sa carrière en chantant dans un sauna gay de New York. Pendant ce temps Barbra Streisand succédait progressivement à Judy Garland comme icône gay pour une autre génération. Aujourd'hui plusieurs éléments qui se retrouvent dans la comnunauté gay rappelent fortement des éléments propre au monde juif.

Ainsi, on a longtemps dit de
Woody Allen ou d'un autre juif
critiquant un peu trop ouvertement sa communauté qu'il
est un «self hating jew». De
même on dira d'un homme gay
trop critique envers sa
communauté qu'il est un «self
hating gay man». ( Un homme gay qui se déteste). Il y a aussi,
renvoyant au concept de gay dans
 le placard, celui de juif dans le
placard. Bien sur à Hollywood
les intersections entre le monde
gay et le monde juif sont
nombreuses. Après le succès du
film Priscilla Queen of the
Desert, Steven Spielberg y était allé de sa version
américaine si l'on peut dire, avec
son film «Thanks for Everything
 Judie Newmar » mettant
également en vedette des drags
queens. À l'été 2015 une décision de la cour Suprême des États-Unis légalisait le mariage gay à travers le pays. Partout on souligna alors la rapidité des progrès de la communauté gay qui des émeutes de Stonewall en 1969 était arrivé à cette légalisation du mariage gay en moins de 50 ans. Or un autre évènement impliquant un hommes juif nous rappele que la route fut parfois cahoteuse. En 1979 l'artiste américain et sculpteur juif George Segal se fit offrir de faire une sculpture commémorant les 10 ans des émeutes de Stonewall. Auapravant il avait souhaité que cette même sculpture fut réalisée par un artiste gay, mais devant le refus de ces derniers, il accepta finalement. On peut y voir deux couples un d'hommes un autre de femmes dans des gestes simples emplis de tendresse l'un pour l'autre. Aujourd'hui cette sculpture ne cause plus aucun problème. Mais longtemps elle fit l'objet de réprobations et fut même vandalisée à plus d'une reprise. Un jour Segal expliqua que bien qu'étant hétérosexuel il pouvait facilemt s'identifier à ce que pouvait ressentir ses amis gays.

Avec autant de similitudes, pas étonnant que le monde gay, à l'instar du monde juif compte autant d'organisations de défense. Et pas étonnant que dans les deux cas certaines démarches donnent l'effet contraire de celui désiré. Une réalité du au fait que trop souvent les organismes de défense ne font plus toujours la part des choses en décidant de se prendre systématiquement pour des firmes de relations publiques. Heureusement il y a des cas isolées. Ainsi après qu'une chanson du groupe Dire Straits datant de 1985 eut été interdite sur les ondes au Canada, le conseil des gays et lesbiennes et son président Steve Foster notait que cela était complètement ridicule et faisait en sorte de passer à côté du vrai problème.

Un autre personalité incontournable quand il s'agit de mettre en relief l'importance des juifs dans l'activisme gay est celle de Larry Kramer. En 1978 déja il provoquait de fortes réctions en publiant «Faggots» dénonçant les excès d'une promiscuité homosexuelle alors à son apogée avant l'arrivée du Sida. Puis il fut l'un des plus ardent défenseur de cette même cause. Au mois d'avril 2011 il se confiait au webzine www.salon.com. Encore là, même à 76 and, il continuait de s'insurger contre nombres de choses: « I think there's still an awful lot of meaningless sex going on and the infection figures are still much too high and going up, so obviously there's still too much careless sex going on. I don't want to come out of this sounding like this prude. I never said don't have sex, but what's so hard about using rubbers? It doesn't seem to require much intelligence to figure that one out. I don't have much sympathy for people who seroconvert now, who know about AIDS. I don't care if you were on drugs or whether you were out of it in the heat of passion or whatever. Your cock is a lethal instrument. It can murder people».....Enfin il y allait de cette affirmation toute aussi suprenante qu'intéressante à considérer du point de vue de la question identitaire: «I am a gay person before I’m anything else. I’m a gay person before I’m a white person, before I’m a Jew, before I’m a writer, before I’m American, anything. That is my most identifying characteristic and I don’t find many people who would say that. The polls say the same thing: People do not identify themselves as gay. And that’s too bad. In fact, it’s tragic.». Une position comme une autre mais avec laquelle je pourrais difficilement être en accord.

Pour un le fait que je sois gay ne constitue pas ma forme d'identification première. Et ce, même si je crois que tous les discours visant à affirmer que l'homosexualité ne concerne pas d'abord le sexe sont absurdes. Si dans l'histoire le monde juif a fortement contribué au combat pour l'émancipation des gays, le rapport des gays avec les juifs et par extension avec le monde religieux demeure plus complexe. Bien sur certains juifs sont opposés aux droits des gays. Par exemple les ultra-orthodoxes et ce, pour des raisons évidentes. Mas dans l'ensemble la position juive sur l'homosexualité n'a rien à voir avec celle de l'ensemble des pays à majorité musulmane.

À l'été 2015 cette nouvelle qui passa encore une fois beaucoup trop sous le radar de nos organisations go-gauches si avides de collaborer avec les islamistes au nom de la diversité
Le premier ministre Malaysien, Najib Razak, a annoncé lors du séminaire international sur l’Islam modéré tenu à Bangi Selangor (sud de Kuala Lumpur) que son gouvernement ne comptait pas adopter tous les droits humains. Surtout ceux en conflit avec l’Islam, telle que les droits des personnes LGBT, puisque ces derniers sont, selon ses propos, des « aspects extrêmes des doits humains ».
Sa décision serait « conforme à l’enseignement islamique d’équilibre et de modération ».
Selon le Malay Mail, Najib Razak a expliqué :
« Malgré le fait que les droits humains universels soient bien clairs, nous continuons à définir les nôtres dans un contexte de respect de l’Islam et de la charia … Même si c’est difficilement défendable à l’échelle internationale, nous nous devons défendre notre explication des droits humains. »
Human Right Watch a lourdement critiqué cette vision, l’adjoint de sa branche asiatique, Phil Robertson, s’est dit choqué par de tels propos en se demandant : « La solution logique pour une telle position serait que la Malaisie démissionne des Nations Unies. Est-ce qu’elle est prête à faire cela ? » pendant ce temps Justin Trudeau en pleine campagne électorale défendait le droit de opter le nquab au Canada. Jamais ne lui serrait-il venu à l'esprit de questionner ce droit humain extrême...

Aux États-Unis un autre politicien à la fois juif et gay qui a marqué son époque fut Barney Frank. Alors qu'il annonçait son retrait de la vie politique active, son allié, le président Barack Obama, lui rendait hommage: «Ce pays n'a jamais eu de parlementaire comme Barney Frank, et la Chambre des représentants ne sera pas la même sans lui. Pendant 30 ans, il a représenté le peuple du Massachusetts et les Américains qui n'avaient pas de voix. Il a travaillé pour rendre le logement plus abordable. Il s'est levé pour les droits des américains LGBT et a lutté contre les discriminations à leur encontre. Grâce à lui, nous avons écrit la réforme du système financier la plus importante de notre histoire, et protégé les consommateurs contre les excès du système. La passion et l'esprit vif de Barney manqueront au Congrès. [Ma femme] Michelle et moi nous nous joignons à ses électeurs afin de le remercier pour ses années de service.»

Au mois de décembre 2014 les médias français faisaient grandement état du fait que des gens ouvertement gay se retrouvaient de plus en plus dans l'entourage de Marine Le Pen. Cela sembla en étonner plusieurs. Sans doute les mêmes qui s'étonnent de voir de plus en plus de juifs ralliant les parti Conservateur dont le parti Conservateur de Stephen Harper au Canada. Historiquement les gays et les juifs ont toujours voté à gauche. Mais ces votes monolithiques en ce sens seront de plus en plus une chose du passé à l'avenir.

D'abord parce que le vote religieux musulman et le vote gay sont incompatibles. Quelqu'un osera t-il prétendre que lorsque des manifestations eurent lieu en mai 2015 en Ontario contre les cours d'éducation sexuelle ou la simple mention de l'homosexualité, les minorités dites visibles n'étaient pas très bien représentées?

Deuxièmement parce que le la gauche a pris depuis plusieurs années une position de plus de plus en plus défavorable à Israël. Ce qui fait par exemple qu'aux États-Unis le magnat juif des casinos de las Vegas, Sheldon Adelson est très actif en faveur du parti républicain contrairement au philanthrope financier Georges Soros encore dans le camp démocrate. Mais en fait c'est encore un exemple juif qui a montré la voix de ce qui sera de plus en plus l'avenir des électeurs juifs et gay en terme de positionnement politique. Soit celui de l'ex maire de New York, Michael Bloomberg. Un républicain pro mariage gay et avortement mais inflexible sur les questions de désordre social et de sécurité à l'intérieur de la ville.



Monday, December 6, 2010

LE DANGER DES EXCÈS DE ZÈLE


Dénoncer la rectitude politique aujourd'hui, c'est s'attaquer à la confusion grandissante entre ce qui relève d'un organisme de défense et ce qui releverait plutôt d'une firme de relation publique ou de communication en mode «damage control». On se demande souvent quelles sont les limites à la liberté d'expression. On aurait ici intérêt à ce rappeler que cette même liberté d'expression existe précisément pour les opinions qui ne sont pas populaires. Comme on aurait intérêt à se rappeler ce qu'étaient les grandes entrevues Playboy alors qu'on ne craignait pas la controverse. Une entrevue avec Albert Speer le bras droit de Hitler en 1971, une autre avec Rockwell le chef du parti Nazi américain en 1966 or encore cette autre avec Salman Rushdie en 1996.

Il faudrait être aveugle aujourd'hui pour ne pas constater que la liberté d'expression subit lentement mais surement des reculs depuis une trentaine d'années. Ce qui n'est pas sans créer des remous ici comme ailleurs: «Il faut être juif pour avoir la liberté d'expression en France. C'est une réalité» affirme le controversé Dieudonné.

Aujourd'hui le souvenir de l'holocauste est souvent rappelé pour soutenir l'interdiction de dire certaines choses à l'égard des juifs. Alain Finkielkraut lui -même juif, est bien conscient du danger potentiel que cette attitude poussée à l'extême comporte: «La mémoire nous invite à la vigilance. Seulement, ce n’est pas faire preuve de vigilance que d’ériger la Shoah en paradigme politique. Et d’en faire une grille d’analyse de tous les événements. C’est ce qui se produit quand on aborde la question du Moyen-Orient pour affirmer que la victime d’hier est le bourreau d’aujourd’hui. Il y a d’autres moyens de soutenir la cause palestinienne. Malheureusement, on cède trop facilement à ce dévergondage de la mémoire. La Shoah est devenue l’étalon de la souffrance et il règne aujourd’hui une concurrence effrénée des victimes. La seule manière d’en finir est de dire que le descendant d’une victime de la Shoah n’est pas une victime. Et le descendant d’esclave et de colonisé non plus. Mon père a été déporté, je ne suis pas un déporté. La mémoire doit respecter la distance qui nous sépare des suppliciés. Nous ne sommes pas là pour nous revêtir des oripeaux des souffrances que nous n’avons pas connues. Mais pour honorer ceux qui ont souffert, comprendre ce qui s’est passé.»

Traditionellement les organisations juives se sont montrées très militantes en ce qui a trait aux droits la personne . Et ce, pour des raisons historiques évidentes . On peut par exemple lire ceci sur le site du Congrès Juif Québécois : «Le CJQ est aux premières lignes du combat pour la défense des droits de la personne, et s’associe à d’autres groupes servant la même cause, afin de maintenir les consciences en alerte et de porter secours à toutes les personnes victimes de violations de leurs droits ici et ailleurs dans le monde. Par exemple, le CJQ a été la première organisation locale à attirer l’attention sur la situation tragique qui sévit au Darfour. Cette initiative a donné naissance à la Promesse humaine – un groupe de jeunes non-confessionnel subventionné par le CCCJQ, dont le principal objectif est de venir en aide aux victimes du génocide qui se déroule au Darfour. Le CJQ a également obtenu l’adoption d’une motion à l’Assemblée nationale du Québec reconnaissant le 15e anniversaire du génocide au Rwanda, et œuvre aux côtés de la communauté rwandaise afin de sensibiliser le public et de venir en aide aux victimes de ce génocide. Le CJQ appuie aussi d’autres groupes de défense des droits de la personne afin d’attirer l’attention sur divers problèmes restés sous silence. À titre d’exemple, le CJQ participe chaque année à la Semaine contre le racisme, et au Mois de l’histoire des Noirs, pour ne citer que ces deux événements. »

Aujourd'hui cependant, cela amène à certains prises de position qui sont loin de faire l'unanimité parmi les juifs eux-mêmes. Ainsi au début de 2011 le ministre de la culture en France, Frédéric Mittérand décidait de retirer des commémorations l'auteur Louis Ferdinand Céline mort 50 ans plus tôt en raison de ses propos antisémites passés. Et ce à la demande de Serge Klarsfeld président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France. Les réactions furent évidemment nombreuses. Mais surtout cette décision fut vertment critiqués par trois auteurs et personnalités juives elles -mêmes. Ainsi Phillipe Sollers notait: «Qunad ça va mal, la littérature est en première ligne disait Hemingway. Nous en avons ici une démonstration accablante. Le ministère de la culture est devenu aujourd'hui le ministère de la censure.» Bernard Henry Lévy notait pour sa part que ce cas serait surtout intéressant du point de vue de l'analyse, avec comme question sous-jacente celle du type qui «peut-être à la fois grand écrivain et parfait salaud». Quant à Alain Finkielkraut il notait de façon plus juste: «Il faut assumer l'héritage contradictoire de Céline. Jamais un lycée de France ne doit porter le nom de Céline, mais je ne suis pas sur qu'un tel écrivain ne doive pas faire l'objet de commémoration. Je suis surtout très inquiet des conséquences de cette décision, car cela va accréditer l'idée que le lobby juif fait la pluie et le beau temps en France»

Dans tout ce débat, le monde de l'humour avec sa plus grande liberté de dire ce qui ne se dit pas ailleurs, n'est jamais bien loin. Lors d'une fameuse chronique passée, “la semaine mythomane de Nicolas Bedos” sur France 2 (Novembre 2010) le jeune metteur en scène et écrivain a d'abord commencé par critiquer le nouveau film ‘Elle s’appelait Sarah’ de Gilles Paquet-Brenner qui retrace l'histoire d’une petite fille juive déportée en 1942 lors de la rafle du Vel d’Hiv. Le fils de l'humoriste Guy Bedos va juger le film comme “utilisant jusqu'à la lie le souvenir de la Shoa afin de renflouer les caisses lacrymales du cinema français”. Le chroniqueur poursuit alors avec une critique de “ la rafle” en s'étonnant que les “petits juifs étaient finalement beaucoup plus émouvants que les officiers nazis”. Acerbe, Nicolas Bedos va jusqu'à attribuer le succès de ce film au sujet trop bien mâché et remâché de la déportation juive: "Grâce bien entendu au devoir de mémoire, qui dispense au passage le cinéaste de faire preuve du moindre talent et lui permet de se hisser vers le million d’entrées en raflant les écoliers d’aujourd’hui pour les parquer de force dans des salles de cinéma pédagogique".

Et le sommet est atteint lorsqu'il dit "Jeudi je fais un nouveau rêve, celui dans lequel je pourrais dégueuler sur Netanyahou et sur la politique menée par l’Etat d’Israël sans que personne ne me traite d’antisémite ou d’antisémite inconscient qui, au fond de lui, n’ose le dire consciemment mais rêve de voir pendus : Patrick Bruel, Primo Lévy, Pierre Bénichou et ce qui reste d’Ariel Sharon. Moi qui suis tellement con que je n’ai pas saisi cette notion très subtile selon laquelle s’indigner devant une politique honteuse c’est vouloir du mal à tous les juifs de la planète". Aujourd'hui une chose devient de plus en plus claire. Le rituel des excuses publics dérape, et le concept d'islamophobie calqué sur celui d'antisémitisme devient à son tour de plus en plus affirmé et utilisé à toutes les sauces. Désolé, mais à cet égard nombre d'organistions juies ont un mea culpa à faire pour avoir inspiré à ce point cette notion d'islamophobie comme arme par excellence pour faire taire toute critique.

En décembre 2010 le Jewish journal rapportait les 10 plus importantes insultes jugées anti-sémites tels que rapportés par le site Simon Wisenthal. Au nombre des «coupables» figuraient Helen Thomas ou Oliver Stone mais aussi cet autre exemple fort questionable illustrant bien comment cette chasse constante à l'antisémitisme peut s'avérer contre -productive.
Figurant au neuvième rang pour avoir proféré une soi-disante insulte à caractère antisémite, on retrouvait Christina Patterson journaliste pour The Independent en Grande-Bretagne: “I would like to teach some of my neighbors some manners… I don’t care if they wear frock coats and funny suits and hats covered in plastic bags and insist on wearing their hair in ringlets (if they’re male) or covered up by wigs (if they’re female), but I do think they could treat their neighbors with a bit more courtesy and respect. I didn’t realize that goyim were about as welcome in the Hasidic Jewish shops as Martin Luther King, Jr. at a Ku Klux Klan convention. I didn’t realize that a purchase by a goy was a crime to be punished with monosyllabic terseness or that bus seats were a potential source of contamination or that road signs and parking restrictions were for people who hadn’t been chosen by G-d.” Or quand on devient assez délirant pour qualifier cela d'antisémitisme et par conséquent utiliser le même mot pour parler de cela que pour parler du président Iranien, quelle crédibilté nous reste-t-il par la suite? Avec pareil comportement les organisations de défense juives ne contribuent pas à diminuer l'antisémistisme. Elles contribuent à l'attiser.

Au Canada l'animateur télé et journaliste Ezra Levant s'est montré fort critique de ces excès de la part de sa propre communauté. Quand on sait qu'il a déja débuté une de ses émissions télé en portant la burqa et en s'en prenant de façon virulente à ce qu'il qualifia de «body bag» sans doute comprenait-il très bien que de se taire devant les excès de la chasse aux antisémites, c'est aujourd'hui par un effet pervers, favoriser la solidification croissante du concept d'islamophobie pour faire taire les commentateurs et intellectuels juifs au sujet de l'Islam. Dans une chronique passée il notait: «I think that most conspiracy theories are merely attempts by people to seem more clever than they are -- or certainly more clever than everybody else. They're also a handy way to blame cosmic forces for one's own problems or misfortunes.Jews have long been at the center of many conspiracy theories. Including the conspiracy theory that Jews want to censor the speech of their critics. Unfortunately, on that last one, the Official Jews seem eager to everything possible to make that conspiracy theory seem real. The Canadian Human Rights Commission's "hate squad" has plenty of Jews, from Harvey Goldberg, to Ian Fine. Irwin Cotler, also Jewish, was a Justice Minister who eagerly prosecuted many hate speech cases. And, of course, many of the section 13 hate speech cases are packed with Jewish interveners -- the Canadian Jewish Congress, B'nai Brith and the Simon Wiesenthal Center. That's a lot of Jews. And even Athanasios Hadjis, the Greek tribunal chair, was in a formal political coalition with the CJC before his appointment. In other words, as I said at lunch today, Canada's Official Jews seem to be trying their best to prove the conspiracy theory true.This censorship cabal has certainly persecuted its political enemies, not just in the HRCs, but also under the Criminal Code provisions -- like Jim Keegstra, or David Ahenakew. As I said today, the Jews turned these nobodies into stars. Men like Ken McVay of Nizkor are perfect antidotes to these conspiracy theories -- in his case, a Gentile volunteer who painstakingly rebuts anti-Semitism and Holocaust denial. Men like the SWC's Leo Adler feed these conspiracy theories -- in his case, reflexively piling on to any political enemy of the Jews who is caught in some hate speech web. I'm embarrassed that so many People of the Book are involved in high tech book-burnings. But I'm angry that they're doing so in my name, as a fellow Jew. It's just a handful of Official Jews; most normal Jews I know are hostile to censorship. But when you call yourself the "Canadian Jewish Congress", you fool a lot of people -- just like something calling itself a "human rights commission" fools a lot of people, too.
(June 16 2008 Ezra Levant)

Friday, November 26, 2010

LA QUESTION DU CATHOLICISME QUEBECOIS


La question du catholicisme québécois d'antan est souvent évoqué pour parler du rapport des Québécois francophones à l'argent. Comme pour parler de la sexualité d'ailleurs. Or ce qui est étrange, c'est que ce soit non pas une certaine vision du catholicisme mais bien une supposée tradition judéo-chrétienne qui soit alors évoquée pour parler de certains interdits sexuels antérieurs. Non seulement cette vision est-telle fausse, mais de plus elle n'a même pas le mérite d'être empreinte d'un certain humour. À cette interprétation, je préfère de loin celle du cinéaste John Waters qui disait un jour être heureux d'avoir été élevé dans la tradition catholique puisque cela lui assurait que le sexe serait toujours quelque chose de sale.

De même j'avais trouvé toute aussi instructive cette entrevue qu'il faisait avec Fran Lebowitz pour le compte du magazine Interview en 1981. Parlant du fait que pour lui le judaïsme et le catholicisme partageraient une certaine culpabilité commune, Lebowitz prenait bien soin de préciser que le sentiment de culpabilité en regard de la question sexuelle n'existait pas dans la tradition juive et qu'on ne parlait pas de cela. Si faire du judaïsme et du catholicisme des éléments ayant de façon égale influencé le passé du Québec en parlant d'une supposé tradition judéo-chrétienne relève d'une erreur, il en va de même avec cette facheuse habitude que nous avons au Québec de jeter le bébé avec l'eau du bain lorsqu'il s'agit de parler de la question religieuse. Or, comme chaque sondage le démontre, ce qu'une vaste majorité de Québécois veut, c'est que soit développée une meilleure conscience historique de la dimension culturelle du catholicisme. De la même façon qu'on peut se dire juif sans être religieux et que l'Islam épouse de plus en plus des contours non plus seulement religieux, une importante part des Québécois dits de souche conservent un attachement culturel à leur passé catholique. le premier janvier 2016 Richard marceau ex député bloquante et deuil converti au judaïsme orthodoxe accordait un entretien à Radio-Ville-Marie. Il rappelait ce qui devrait être l'élément majeur de toute éducation religieuse sérieuse au Québec. «Un chrétien ne peut pas se dire athée mais un juif peutse dire athée. De même cette idée de peuple juif. Mais surtout il rappelait comment il venait d'un foyer catholique ou ses deuxparents étaient pratiquants. 

À l'automne 2010, le Congrès juif Québécois rencontrait pour la deuxième fois des étudiants de l'UQAM. On y rappela entre autre, comment les rapprochements entre juifs et catholiques continuaient de se faire et comment cela avait déja été le souhait du cardinal Paul Émile Léger comme celui du cardinal Monseigneur Turcotte. Mais ce désir de dialogue inter religieux accru devrait aussi nous rappeler une chose. La majorité des immigrants qui arrivent au Québec aujourd'hui proviennent souvent de pays ou les valeurs religieuses et familiales sont demeurées beaucoup plus fortes que parmi les Québécois dits de souche. Et cela a des répercussions majeures. On demande souvent aux immigrants de s'intégrer rapidement à la societé majoritaire francophone. Mais comme me le disait un jour une femme d'origine afghane, par ailleurs très ouverte et moderne, «à chaque fois que j'écoute les Québécois je les entends être contre quelque chose. Pour quelle chose êtes vous donc en faveur?» Aussi difficile cela puisse-t-il être à entendre pour certains, il faut désormais avoir le courage de poser cette question. Quel est l'attrait pour un immigrant (aux racines religieuses et ethniques fortes via son attachement à son pays d'origine, sa fierté d'appartenir à sa disapora) de s'intégrer à un groupe qui bien que reconnu comme peuple depuis 2006 ne se comporte jamais comme tel? Ce même peuple qui a largué sa diaspora avant même d'être un pays (disparition du concept de canadien français) et a coupé ses racines avec le passé en disant que tout ce qui s'était fait au Québec avant 1960 ne valait rien et ce très souvent sans grand discernement.

Mettez maintenant cela en relief avec le grand respect du passé et de la mémoire propre à la communauté juive et vous avez cette déclaration de Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté, de l'immigration et du multiculturalisme, pour marquer la célébration de Hanoukka en 2010 :« Hier soir au coucher du soleil était le début de Hanoukka, une fête juive commémorant la reconsécration du Temple et le triomphe du judaïsme contre la tyrannie d'un oppresseur étranger et impie, il y a de cela plus de deux mille ans. Ayant été témoin de la profanation de leur Temple et des tentatives de corruption de leur religion, le peuple juif, dirigé par les Maccabées héroïques et croyants, a lutté avec succès pour rétablir la pratique de leur religion. Cette fête se célèbre le soir par l'allumage d'une menora, symbole du miracle de l'huile pure, qui a brûlé miraculeusement pendant huit jours après la libération du Temple. Comme l'indique les registres contemporains, Juda et ses frères et toute l'assemblée d'Israël ont décrété que, à chaque année pendant cette saison, on célèbrerait la consécration de l'autel avec joie et allégresse pendant huit jours, à compter du 25e jour du mois de kislev. Cette fête importante fournit à tous les Canadiens une excellente occasion de réfléchir à l'importance de la foi, des rituels et des traditions, ainsi que des contributions remarquables que les membres de la communauté juive ont apportées au patrimoine riche et diversifié de notre pays. À titre de ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, j'offre mes meilleurs vœux de bonheur et de félicité aux personnes qui célèbrent Hanoukka au Canada et partout dans le monde.» Ajouter à cela tous ces autres signaux positifs donné par Stephen Harper envers la communauté juive, puis le refus de toute critique des conservateurs envers Israel, et on comprend aisément pourquoi lors des élections ayant donné une majorité au gouvernement conservateur, les juifs canadiens ont pour la première fois voté davantage pour le parti dirigé par Stephen Harper que pour le parti libéral. Un renversement historique totalement impensable il y a une vingtaine d'années seulement.

Cette attitude de méfiance d'un grand nombre de Québécois dits de souche envers les religions trouvait de nouveau un écho dans l'actualité en décembre 2010 lorsque le gouvernment du Québec annonça qu'il interdisait désormais tout enseignement religieux dans les CPE et les garderies. Lorsque j'appris cette nouvelle je me suis immédiatement dit que l'on ignorait probablement qu'enseigner l'histoire de la religion juive à de jeunes enfants c'est aussi leur enseigner leur histoire en tant que peuple donc avec des inévitables connotations culturelles, historique et ethniques. Mais ce que cet évènement montrait, c'est à quel point nous avons désormais dissocié religion et culture. Bien sur il fallait se défaire du caractère oppressant de la religion d'antan mais depuis ce temps bien des choses ont changé. On demandait un jour à Bill Gates si il était pratiquant. Il répondit que non, tout en affirmant que ses enfants auraient tout de même une éducation religieuse en raison du caractère formateur de celle-ci. En fait ce qui fut le plus intéressant à noter dans le cas de cette épisode des garderies québécoises, fut surtout ce qu'il révéla de l'affiliation politique. Auparavant le Congrès juif Québécois avait accusé le parti Québécois de faire glisser le Québec vers l'intolérance avec sa croisade pour la laïcité. Dans le cas de cette initiative du parti libéral sur les garderies, on eut droit à une réaction beaucoup plus en demi teintes. (La presse 22 décembre 2010) «Appliquer la directive sera « la quadrature du cercle» estime Daniel Amar, directeur du Congrès juif canadien, section Québec. L'association des CPE de la communauté juive, qui relève du Congrès, s'est retirée du comité-conseil en cours de route. « On a senti que les choses n'allaient pas dans le sens du compromis souhaité «, a dit M. Amar. La représentante qui siégeait au comité, Chana Rosenberg, n'a pas voulu commenter, se disant liée par une entente de confidentialité. Selon M. Amar, « la communauté est déçue. On a le sentiment que la communauté juive fera les frais de la quête de la laïcité absolue».


On peut se dire juif sans être croyant. Pour sa part Mathieu Bock Côté se définissait un jour comme étant un catho-laïque. On commence à comprendre que la sens à donner à l'identité catholique des Québécois dits de souche ne pourra se définir qu'à travers une réflexion tenant compte à divers degrés de la notion d'identité juive. Avec ce que cela comporte de similarité mais aussi forcément, de différences majeures. À l'heure ou au Québec le «on verra» triomphe , on en est encore très loin.»

À l'été 2014 j'assistais au concert d'ouverture du festival Présence Autochtone donné par Samian. Sa foi y était bien en évidence dans deux chansons qui détonnaient dans notre environnement faussement spirituel de pacotille. 
Je n'ai pu m'empêcher de trouver cela à la fois courageux et rafraîchissant. Et c'est un agnostique qui l'écrit. De même ai-je beaucoup réfléchi à ce que j'aurais vraiment aimé entendre lorsque se déroulait le débat sur la chartre des valeurs en 2014. Je n'y ai alors rien entendu concernant la trajectoire globale des pays vers lesquels vont aujourd'hui les immigrants dont le Canada. Et pourtant cela est absolument essentiel.

Considérons un moment ceci. Partout à travers le monde les pays ou souhaitent s'établir les immigrants sont des pays de tradition chrétienne s'étant depuis plusieurs années éloignés de la lecture littérale des textes religieux. Or, ces pays sont les pays choisis par les immigrants parce qu'on y trouve une qualité de vie enviable à l'échelle mondiale. Et c'est qualité de vient précisément du fait qu'ils se sont éloignés d'une lecture littérale de la Bible qu'il s'agisse de l'ancient ou du nouveau testament. Ajourd'hui on dit de l'Islamisme radical ( qui en fait L'islam littéral) qu'il n'a rien à voir avec l'islam. Ce qui est une complète absurdité. Il n'a rien à voir avec la façon dont l'immense majorité des musulmans vivent leur islam mais il a tout à voir avec l'islam.

Pensons à la condamnation de l'homosexualité dans le passage de Sodome & Gomorrhe dans la Bible. Quelqu'un se référant à ce passage aujourd'hui pour dire que selon sa conviction chrétienne, les actes homosexuels sont répréhensibles, ne ferait pas une lecture déformée du christianisme. C'est dans le texte. Il en ferait une lecture littérale. Idem pour un juif ou un musulman se référant à ce passage. En disant lors d'un acte terrorisme commis au nom de l'Islam que cela n'a rien à voir avec la religion ou avec précisément l'Islam, on opte pour la réponse la plus contre-productive qui soit. Car on envoie le message qu'il n'y a pas de problèmes avec la lecture littérale des textes religieux au vingt-et unième siècle, ce qui est une complète aberration, et de plus, on dit aux musulmans se référant au textes de cette façon qu'il n'ont pas à changer leur lecture des choses. Dans l'Évangile selon Saint-Mathieu 5: 28: 30 on y lit: Mais moi je vous dis: Tout homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. 29 Si ton oeil droit te pousse à mal agir, arrache-le et jette-le loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.
30 Et si ta main droite te pousse à mal agir, coupe-la et jette-la loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.»

Combien de personnes dans les pays Occidentaux de tradition chrétienne font encore une lecture littérale de cela? Se poser la question c'est y répondre. Aujourd'hui on en est rendu à dire que les musulmans ne sont pas compatibles avec l'Occident. Que l'islam n'est pas compatible avec l'Occident. Deux affirmations incomplètes et par conséquent fausses. Ce qui est incompatible avec l'Occident c'est l'islam littéral. Comme le christianisme ou le judaïsme littéral d'ailleurs. Israël serait-il un État démocratique si il était composé à 75% de juifs hassidiques? En fait lorsqu'on pose la question de savoir si l'Islam est compatible avec la démocratie, la réponse à cette question s'avère en fait beaucoup plus simple. Une population musulmane fortement minoritaire est compatible avec les pays Occientaux. Une majorité musulmane de croyants assez fervents et proche d'une adhésion littérale aux textes religieux du Coran ne l'est pas. Dans aucun pays à majorité musulmane, le droit de renoncer à sa fois n'existe. Idem pour le droit d'être ouvertement gay sans aucune forme de répression sociale ou étatique ou encore pour le droit de critiquer la religion islamique. S'imaginer le contraire relève de la fiction et d'un déni de la réalité qui ne peut en aucun cas être acceptable.

Lorsque Michel Houellebecq publia son ouvrage «Soumission» en 2015 toutes les accusations habituelles d'Islamophobie à son endroit reprirent de plus belle. Mais on manqua carrément l'essentiel de son propos. Au mois d'août 2015 Houellebecq était l'invité de l'émission «On n'est pas couché». Ses propos sur la religion étaient fascinants. De l'idée qu'il y a un essoufflement de l'Occident sans religion, que celui-ci compose mal avec la perte de sa religion, etc. Un simple regard autour de soi suffit à voir qu'il a entièrement raison. Aux États-Unis Camille Paglia faisait déjà le même constant il y a quelques années en disant que l,effacement du religieux non remplacé par l'art qui l'exaltait ou s'y donnait lieu au vide artistique présent.

Tuesday, November 9, 2010

LES AUTRES ....ET LES JUIFS


Socrates er Aristotle and Heraclitus n'étaient pas de mullahs. Jesus Christ, non plus. Leonardo da Vinci et Michaelangelo, et Galileo, et Copernicus, and Newton and Pasteur and Einstein, également» -Orianna Falluci


 » Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons observer un peuple particulier, séparé des autres peuples du monde, et il est appelé le Peuple juif. Ce peuple remonte non seulement à une antiquité remarquable, mais il a aussi persisté pendant une durée longue et singulière… Car alors que les Peuples de Grèce et d’Italie, de Sparte, d’Athènes et de Rome et d’autres venus bien plus tard, ont disparu depuis si longtemps, celui-là existe encore, malgré les efforts de nombreux rois si puissants, qui ont essayé des centaines de fois de les effacer, comme leurs historiens en attestent, et comme on peut facilement en juger par l’ordre naturel des choses sur de si longues périodes. Ils ont cependant toujours été préservés, et leur préservation était prédite… Ma rencontre avec ce peuple me stupéfie… »

– Blaise Pascal, écrivain et mathématicien français

« Comme les Juifs aiment le Livre d’Esther, qui correspond si bien à leur appétit de vengeance, à leurs espoirs meurtriers ! Le soleil n’a jamais brillé sur un peuple plus assoiffé de sang, plus vindicatif que celui-ci, qui se prend pour le peuple élu afin d’avoir licence d’assassiner et d’étrangler les Gentils. Il n’y pas de créatures, sous le soleil, plus avides qu’ils sont, ont été, et seront – il n’est que de les voir pratiquer leur maudite usure. – Ils se flattent de l’espoir que lorsque le messie viendra, il rassemblera tout l’or et tout l’argent du monde et le leur partagera. Je suis d’avis qu’on brûle leurs synagogues, ce qui ne pourra pas brûler qu’on le couvre de terre afin qu’on n’en puisse plus rien voir… On devrait détruire tous leurs livres de prières, tous les exemplaires de leur Talmud où ils apprennent tant d’impiétés, tant de mensonges, de malédictions et de blasphèmes… Aux jeunes Juifs et aux jeunes Juives il faudrait donner le pic et la houe, la quenouille et le fuseau afin qu’ils gagnent leur pain à la sueur de leur nez… » -Luther (1483-1546)

«I am angry at the Jews for many things… If you want to take the example of America, how they hold the power, the economical power in so many ways, and the press and the other kind of stuff… I never realized how it happened and they came to control the media to that point. Why?-Orianna Falluci (Playboy magazine 1981)


La question juive c'est en grande partie la perception des autres envers ces derniers. Et celle-ci est évidememt très variable. On s'est étonné dans le passé qu'un ouvrage en Chine consacré aux juifs se demandant pourquoi ceux-ci avaient un talent pour faire de l'argent puisse exister sans qu'il ne soit teinté du moindre antisémitisme. Dans notre siécle actuel, ce type de simple exposé factuel objectif est appelé heureusement à devenir de plus en plus fréquent. Car il faudra bien tôt ou tard être de nouveau capable de discourir de la question juive comme on le fait pour toute autre question. Gagnant du prix Goncourt en 2010, Michel Houllebecq déclarait dans une entrevue passé que «les juifs sont plus intelligents et intéressants que la moyenne» égratignant au passage l'islam en disait que c'était vraiment la religion la plus conne. Ici au Québec Mathieu Bock Coté souvent étiqueté comme membre d'une nouvelle droite souverainiste disait aussi dans une chronique passé son admiration pour le peuple juif. «J'avoue ma profonde sympathie pour ce grand peuple écrivait-il » (journal 24 heures 11 nov 2010) De plus il y ajoutait qu'Israel n'adhérait pas au fadaise de la gauche transnationale et exercait sa souveraineté sans gêne. Kiddush HaShem is probably the greatest mitzvah a Jew can perform, and it usually concerns a Jew’s behavior in the eyes of non-Jews (that is, after all, the purpose of the chosen people — to be God’s representatives to the world). In that sense, it is obviously more likely that a Jew can serve as a Kiddush HaShem in Louisiana than in Borough Park, N.Y. (Denis prager dans le jewish Journal)

Au début des années 1990 lorsqu'elle est apparu comme une comète dans le monde médiatique américain, je me suis immédiatement passioné pour Camille Paglia. Enfin quelqu'un qui disait tout haut ce que je pensais tout bas. Il faut dire que ses prises de positions souvent imprévisibles et cette façon d'aller au delà du clivage droite-gauche traditionnel avait tout pour me plaire. Une athée qui défendait les religions et une féministe lesbienne mère d'un garçon questionnant ouvertement le féminisme traditionnel et académique. Or, Paglia écrivait aussi un jour que seuls les juifs pouvaient comprendre sa façon de penser. Pas étonnant quand on sait cela qu'elle ait interviewé ce autre juif libertarien et provocateur qu'est le shock jock de la radio Howard Stern pour le compte du magazine gay The Advocate au milieu des années 1990. Cette capacité d'aller au delà du clivage tradionnel droite-gauche propre à Paglia et à de nombreux juifs trouve d'ailleurs un de ses meilleur exemple avec le maire juif de new York Michael Bloomberg. Élu à titre de Républicain Bloomberg est en faveur de l'avortement et du mariage gay. Mais il parle avant tout pour les New Yorkais plutôt que pour le parti démocrate ou républicain.

Dans l'histoire tous se sont prononcés d'une façon ou d'une autre au sujet de la question juive. De sartre au Général de Gaulle lequel déclarait le 27 novembre 1947: "Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, mais -qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles."
Le Québec y compris a en et a encore sa bonne dose de controverses sur le sujet. Au mois de novembre 2010 la société Saint Jean Baptiste du Québec se prononçait contre le fait de nommer une rue du nom de Mordecai Richler soutenant que ce dernier, par ses écrits avait dénigré les Québécois francophones. Or, le temps a fait son oeuvre et on recommence aujourd'hui à parler de l'oeuvre de Richler avec une plus grande objectivité, en étant moins enclin aux charges émotives à son endroit. Francine pelletier qui a réalisé un documentaire sur Richler racontait un jour comment c'était l'idée de dépeindre Richler comme «le dernier des last Wild jews» qui l'avait séduite. Cette idée de le situer dans la tradition de ces juifs marqué par l'Holocauste et qui devinrent des adeptes de la liberté d'expression à tout prix, s'exprimant sans retenue parfois exagérément mais toujours avec un même souci humaniste aussi désillusionnés puissent-ils avoir semblés. On pense ici facilement à un Saul Bellow ou un Normand Mailer. On sait aujourd'hui que Richler était un personnage très différent en privé de l'image qu'il donnait de lui-même en public. Ce qui peut être dit d'ailleurs de l'immense majorité des soi-disantes grandes gueules. Ce n'est guère là une surprise.

Ajourd'hui lorsque l'on parle de la diaspora juive on parle encore principalement des pays occidentaux. Mais il est fort possible que cela doive changer dans un avenir plus ou moins proche. Même si l'essentiel de la dispora juive demeurera dans les pays dits à majorité blanche. En 2010 l'inde par exemple ne comptait qu'environ 500 juifs sur une population de 1,2 millard d'habitants. La Chine à peine 1500 sur une population de plus de un milliard 400 millions d'habitants.

Monday, November 8, 2010

EZRA LEVANT


(Nov 8 2010
The Alberta Human Rights Commission is at it again.
The latest embarrassment from this out-of-control government agency is their gift of tax dollars to a group called “Racism Free Edmonton.” It’s an ironic name, because the world view of Racism Free Edmonton is racist itself.
The Alberta Human Rights Commission is a specialist at the Orwellian perversion of language. Their counterfeit “right not to be offended” has meant the infringement of real rights, like freedom of speech.
What is Racism Free Edmonton’s advice for stopping racism? You must “acknowledge your white privilege.”
They say white Canadians “have likely harmed non-white people with our own whiteness.” Sorry, the only people I know who talk that way are race-obsessed bigots.And in case you aren’t willing to be called a racist just because you’re born white, Racism Free Edmonton has another insult for you: You’re just a racist in denial of your racism. And denying your racism “perpetuates racism.”The last time a government tried that logic was in the 1690s in Salem, Mass. There, 150 people were arrested and accused of witchcraft. Of course, most denied it — which is exactly the sort of thing you’d expect a witch to say.So let’s be a little more accurate. Racism Free Edmonton should be called Racism Edmonton. They have violated our rights as individuals to be judged on our own merits, by our own words and deeds.

On parle souvent de la montée de la droite dans le champ politique. Or rien n,est plus intéressant à consédier que ce positionnement des réprésentants les plus en vue de la droite sur la question juive. En fait tout se passe comme si la droite devenait de plus en plus pro israelinne avec certaines exceptions. Des exceptions soiet trop à droite ou trop à guche, si Lon peut dire. Dans une entrevue passé jean Marie le pen s'était dit choqué de traimtent fait par les iraelins lors de l'invasion de Gaza comme il s'était dit en désaccord alors ce double standard voualnt que si LIran devait être condamé pour son programme nucléaire , il était étrange que d,autres pays s,étant doté de cette m^me arme secrètement ne le soient pas.

Wednesday, November 3, 2010

ERIC ZEMMOUR


Si Finkielkraut est incontournable pour contaster le changment de plusieurs juifs sur le spectre politique traditionnel, celui de Eric Zemmour l'est tout autant.Dans son ouvrage le premier sexe "L'homme idéal est une vrai femme. Il a rendu les armes»
Mais là ou Zemmour était à son meilleur fut lorsque à Ardisson il expliqua dans la plus pure tradition d'anti rectitude politiuque ambiante que le jeune de banlieue à la fois fantasmé et hai était devenu le fanstasme de la viriltié. Ajoutant que seuls les memebres de communautés ethniques préservaient une conception traditionnelle de la virilité et de la masculinité. Suite à ces propos plusieurs personnes lui sont tombés de ssus. Il aurait du regarder un certain site gay pour voir à quel point Zemmour visiat juste:




Mais ce n,est pas cette controverse qui a valu à Zemmour mais bien plutôt cette autre en 2010 lorsqu'Il avait affirmé que si les noirs et les arabes étaient davantage contrôlés par la police c,est parce que ils représentaient statistiquement la plus grande proportion des fauteurs de trouble. De l'anti racisme il affirme que c,est maintant un cause de bien pensants pour une certaine élite française et occidentale. Il est ici inadmissible que de simples propos factuels comme ceux là lui eurent valus des poursuites en justice. Cependant il est permis de se demander certaines questions. Masi lorsqu'il s,agit de chses factuelles il est clair qu'existe encore aujourd'hui certains double standards.

De l,islam il dit quela ghettoisation est accentué par le fait qu il s,agit là d'un mode de vie et d'une culture, d'une religion et d,un code civil. Comme Finkielkraut Zemmour est souvent à l'avant plan des débats sur l'immigration et l'identité nationale. Il citait un jour le Général de gaulle en disant que certes la France pouvait accueillir une immigration mais qu,elle devait rester «unpays de race blanche, de culture gréco-latine et de religion chrétienne» . Au mois de décembre 2010 Marine Le pen causait un tollé après avoir comparé les musulmans qui priaient dans certaines rues de Paris à une forme d'occupation sans les soldats et les blindés. Commentant l'affaire, Zemmour affirmait que cea s'appelait bien l'occupation d'un espace public illégal en français. Mais ce qui est intéressant ici c,est qu'il fallut que Michèle trabalat démographe respectée souligne qu'il ait fallu attendre que Marine LeP en souligne le problème pour que tout le monde en prenne conscience: «Il y a un problème réel qu'elle a soulevé avait-elle dit» tout en ajoutant que en Algérie on interdit les prières dans la rue»

AlAIN FINKIELKRAUT


À l'été 2011 c,est l,affaire Dominique Strauss kahn qui défrayait les manchettes. O alors qu'on ne savait encore pratiquement rien de ce c'était vraiment passé entre l'ex patron du Fonds monétaire international et une femme de chambre dans un hôtel New Yorkais, les hypothèses les plus folles circulaient . Un fait qui bien sur, n"échappa pas à Finkelkraut qui lors d'un entretien à la télévision française déclairait en fustigeant le terrorisme intellectuel ambiant: «on en déduit le procès de l'Occident, le procès du mâle blanc, le procès de la domination masculine, le procès de séduction à la française, le procès de l'hétérosexualité,...et m^me le procès de la pénétration vaginale». Ajoutant que les qualités d'un homme politique sont aussi spécifiques, il ajoute en se demandant ironiquement s'il eut valu mieux ne pas élire Churchill qui a sauvé l'Europe parce qu'il était alcoolique ou Nixon au lieu de John F Kenndedy parce que ce denier était un «sexual addict comme il ne s'en fait plus»... Il conclut de cette affaire qu'effectivement le terrorisme intellectuel peut parfois être ridicule et que dans le cas de cette faiffaire, on avait précisément assité à «une grande séquence de ridicule»

«Je demanderais encor une fois que l'on sache faire la différence entre les femmes abusées réduites en esclavage et les femmes qui préfèrent se protituer plutôt que d'être cassières de supermarché. Kant parlait «du bois tordu dont est faite l'humanité» Il ne nous revient pas de redreser ce bois tordu. Finkielkraut dit adorer cette phrase de Lévinas dont il se revendique: «Ma liberté n'a pas le dernier mot. Je ne suis pas seul»

Au mois d'août 2011 le Canadian Jewish News écrivai deFinkielkraut: (il) aurait sans doute choisi un autre roman de Philip Roth, probablement Pastorale américaine, s’il n’avait pas subi “une mésaventure” qui le rapproche du personnage principal du roman La Tache, Coleman Silk, qui est accusé d’avoir tenu des propos racistes envers ses étudiants.“Coleman Silk est aussi traité de raciste. Le racisme lui est accolé comme une sorte de tare éternelle. On essentialise le racisme comme autrefois les racistes essentialisaient l’objet de leur mépris. Il y a là une sorte de symétrie qui est tout à fait révélatrice et inquiétante”, constate-t-il.

CULTURE ENTREPRENEURIALE



“I’m very competitive. I’m not sitting back and passing the mantle. You’re going to have to rip it from my shoulders.”-Joan Rivers


Parler d'argent c'est nécessairement parler de culture entrepreneuriale. Au Québec tous les partis semblent s'être désormais mis d'accord sur cette question depuis
 un bon moment déjà.
Sans parler des commentateurs politiques. Il y a eu Alain Dubuc et son éloge de la richesse, ou encore
Pauline Marois qui disait qu'il fallait désormais se
 concentrer pour faire en
 sorte que les Québécois
 soient plus riches, un discours depuis repris par Pierre Karl Péladeau.

 Mais la question était déjà dans l'actualité en juin 2011 alors que François Legault et Charles Sirois présentait la vision économique de
 la Coalition pour
l'avenir du Québec,
laquelle n'était alors pas encore officiellement un parti. Legault rappela alors de façon intéressante qu' alors que aucune autre entreprise n'avait davantage investit au Québec que Alcan on avait laissé partir cette dernière sans faire d'efforts pour conserver ce siège social. Quand à Charles Sirois il évoqua l'importance des valeurs entrepreneuriales que sont par exemple la créativité , l'audace et la persévérance. Mais Legault fit bien de rappeler que la présence de sièges sociaux dans
une ville, c'est bien plus que ce seul siège social lui-même. Il rappela ainsi que les projets de développement se font souvent près des sièges sociaux, et que c'est aussi
 près de ces mêmes
sièges sociaux que se
 font souvent les grands
 investissemnts et dons
 de nature
philanthropique.



Or on oublie encore ici une donnée fondamentale lorsque l'on parle de cette fameuse culture entrepreneuriale. Comment peut -on en effet parler objectivement et de façon productive de celle-ci
, voire de tradition
philanthropique qui l'accompagne souvent, si on ne peut pas parler objectivement de traditions bien établies en ce domaine, à savoir celle des juifs. Le maire de Montréal Denis Coderre ne décrivait-il pas lors d'une cérémonie passé en mémoire de l'holocauste que les juifs étaient un «peuple de bâtisseurs?»


 Historiquement les juifs en Amérique du Nord ont été derrière la création de plusieurs entreprises importantes. Sans compter Hollywood. Le documentaire Hollywoodism retrace d'ailleurs très bien cette histoire par laquelle un groupe d'immigrants juifs Européens se trouve à la base de la création de Hollywood. Mais il y a bien d'autre exemples; dans le domaine du textile en particulier: Il y a eu la compagnie de jeans Levi's qui fut au dix- neuvième siècle crée par l'immigrant juif du même nom. Puis la famille Fisher qui a elle crée la marque de vêtements Gap. On songe également à Calvin Klein, Donna Karan, Marc Jacobs, Issac Mizrahi ou Ralph Lauren de son vrai nom Ralph Lifschitz lequel décida à 16 ans d'opter pour le nom de Lauren convaincu que cela était alors nécessaire pour obtenir du succès. Aujourd'hui cette culture entrepreneuriale se poursuit dans le monde des nouvelles technologies. Qu'il s'agisse de Michael Dell fondateur de la compagnie du même nom ou encore de Sergey Brin un des co-fondateurs de Google. Enfin plus près de chez nous est-il besoin de rappeler que feu Ben Weider commença à créer son empire de produits et magazines de musculation à l'âge de 17 ans ici même à Montréal? 

Dans son ouvrage passé intitulé Éloge de la Richesse Alain Dubuc écrivait qu'il fallait s’attaquer à un mythe bien enraciné qui consiste à croire qu’une société doit faire un choix entre la justice et la prospérité, qu’il est impossible d’avoir les deux en même temps, et que les progrès d’un côté se feront inévitablement au détriment de l’autre. Cette évidence a toujours été quelque chose qui va de soi dans le monde juif. Le don de la collection Napoléon de Ben Weider au Musée des beaux-Arts de Montréal a été possible parce que au départ la compagnie de produits de culturisme Weider a existé. Les multiples fondations du milliardaire Georges Soros (juif né en Hongrie) sont possibles pour des raisons  similaires.



Au Québec on fait souvent état d'une absence de relève dans le monde des affaires. On évoque l'absence d'une culture entrepreneuriale. Or le problème est facile à cerner. Nous avons une conception de loin, beaucoup trop limitée de ce qu'est un entrepreneur. Comment peut-on en effet parler d'entreprendre sans parler des grands artistes du présent comme du passé? Picasso et Miro furent en terme d'efforts déployés et de travail acharné deux des plus grands entrepreneurs . Idem pour Andy Warhol ou aujourd'hui un Anish Kapoor.

Comment au Québec remédier au problème de la relève, et de façon plus précise à ce même problème parmi le Québec francophone? Très simple. La solution passe par l'étude sytématique de l'histoire de l'art. Car si celle-ci est un antidote éprouvé contre l'inculture de même qu' à une notion mal comprise d'utilitarisme, elle est également un parfait antidote à une certaine go-gauche sévissant trop souvent dans certains milieux. Que l'histoire de l'art ne soit pas un sujet obligatoire au secondaire et au Cégep relève en tout cas d'un manque de vision criant.

Car qu'est ce que cette même histoire de l'art? Le sujet le plus complet qui soit: On touche à des notions d'économie, des notions relatives au marché de l'art, à la chimie des matériaux, la littérature, la philosophie, la sociologie, le théâtre, la photographie, l'histoire mondiale des religions et j'en passe. D'ailleurs, l'étude des diverses religions via l'histoire de l'art offrirait une formation et une base de connaissances beaucoup plus solide que le cours actuel d'éthique et de culture religieuse.

Aux États-Unis on oublie souvent que Camille Paglia est d'abord et avant tout une historienne de l'art. On ne retient d'elle trop souvent que sa position auto- proclamée de féministe anti-féministe. Mais elle disait aussi un jour: «I want to promote the introduction of art history in primary schools and convince the général public that, even
in a period of economic crisis, arts funding is an absolute necessity at he federal, state and local levels».

Elle soutient également que dans l'histoire c'est le capitalisme moderne qui fait que les femmes n'ont jamais eu autant de choix qu'à n'importe quelle autre moment de l'histoire auparavant. De la même façon elle soutient que la renaissance du monde des arts aux ÉtatsUnis passe par un nouvel ancrage autour de la question religieuse. Que ce soit sous forme d'opposition ou non. À ce chapitre on ne peut que lui donner raison. Sans l'idée religieuse dans le décor, la vision à long terme nécessaire à toute véritable démarche entrepreneuriale, se trouve à être forcement incomplète et déficiente en terme d'envergure. Une chose que l'on tarde encore à comprendre en raison de notre manque de vision élargie dans le temps et la géographie que procure l'étude de l'histoire de l'art.