Saturday, December 25, 2010

CINEMA ET CULTURE (7 juillet 2014)


La présence juive dans le monde de la culture a de tout temps été considérable. Le documentaire Hollywoodisme par exemple montrait bien comment Hollywood a été fondé par un petit groupe d'hommes juifs provenant essentiellement d'un même petit village en Europe. Or aujourd'hui, alors que la ligne de démarcation traditionnelle entre grande culture et culture mineure est pratiquement disparue, il n'est pas inutile de rappeler que cela est et a toujours été le propre de la culture juive de pouvoir naviguer aisément entre ces deux pôles. Encore aujourd'hui la forte présence juive demeure à Hollywood. Si elle diminue constamment en ce qui a trait aux acteurs et actrices bien connus, elle reste importante derrière la
 caméra. Le Studio Dreamworks
par exemple fut fondé par trois
 hommes juifs Steven Spielberg,
Jeffrey Katzenberg et David
Geffen. Même l'économiste
Milton Friedman mieux connu
 aujourd'hui pour avoir été
l'apôtre du néo-libéralisme s'était
déja penché sur cette question des
 juifs dans l'industrie
cinématographique dans un entretien avec le magazine Playboy en 1972 :«The movie industry in the U.S. was a new industry and for that reason open to all. Jews became a major factor and this carried over to radio and television when they came on the scene. But now that government control and regulation has become more and more important, I am under the impression that the Jewish role in radio and T.V. is declining»

La culture populaire regorge d'autres exemples de personalités juives. Sarah Jessica Parker de la série Sex in the City, l'incontournable Barbara Streisand, l'humoriste Joan Rivers décédée en 2014, Natalie Portman, Julio Iglesias, ou encore Robert Downey Jr. Alors qu'au Québec on se doit de répéter l'évidence que pour distribuer la richesse il faut d'abord la créer, cette chose en a toujours été une qui allait de soi dans le monde juif. Même dans le milieu dit culturel. L'exemple de Steven Spielberg est probant à ce chapitre. Il a fait des films qui ont connu un succès commercial retentissant afin de pouvoir documenter sur film des milliers de récits de survivants de l'Holocauste. Et il y a bien sur cette tradition proprement juive à Hollywood de créer de la culture dite populaire pour pouvoir accrocher de la soi-disante grande culture sur ses murs. Aaron Spelling était le producteur de téléséries comme Beverly Hills 90 210 ou Melrose Place mais collectionnait les Rothko, Pollock et De Konning.

Très souvent beaucoup de gens ignorent comment le judaisme conditionne la vie de nombre de célébrités. Même là ou on s'y attend le moins. Le 6 juillet 2011 le site du Jewish Journal écrivait de Sarah Jessica Parker: «As the star and producer of “Sex and the City” Parker banks big time off the series residuals, but has also scored with two spin-off movies; the first Sex and the City movie grossed $415 million in 2008, the 2010 sequel did not do as well but clocked in at a respectable $288 million, according to BoxOfficeMojo.com. Continuing to bolster her image as a style icon, thanks to the marketable visual flair of alter ego Carrie Bradshaw (and the wildly imaginative stylings of costume designer Patricia Field) Parker earns an additional $18 million from fashion-related enterprises. She developed a line of perfumes, Lovely, Covet and Dawn, which can be found at national retailers like CVS and Kmart, and also designs a clothing line for the high-end label, Halston. Not every SJP fashion venture was so successful. Her first foray designing duds for the New York-based retailer Steve and Barry’s was, well, a dud. Her women’s sportswear line, Bitten, was discontinued after only a year on racks when the chain went under. But we won’t cry for the most successful Jewish actress in America. Coursing through Parker’s veins is a true Jewish immigrant success story. She is the daughter of a Jewish father of Eastern European decent and her great-grandfather came to America via Ellis Island, where family lore has it that his name was mistakenly changed from Bar-Kahn to Parken to Parker. In the book “Stars of David”, Abigail Pogrebin’s inquiry into the Jewish identity of celebrities, Parker spoke about her Jewish connection, lineage, lack of religious education and her love for New York as “a Jewish city.” “If we [she and husband Matthew Broderick, whose mother is Jewish] went to this temple next door, where would we begin? We’re so behind.’ In temple, it seems like you have to know what you’re doing. And it intimidates people; it certainly intimidates me. And I keep saying, `I’m not a religious person,’ but I know that’s not true; I know that I believe that there’s somebody who watches over us and he or she takes care or not, or teaches us. I really do—strangely enough–kind of cling to that.” “I have, frankly, always just considered myself a Jew…I was always responding to things that were Jewish.” Et puis il ya bien sur les médias juifs qui aiment rappelled constamment le passé juif de telle ou tell célébrité Au moos d'août 2014 quad la légende du cinéma Hollywoodien Lauren Bacall décéda, le Canadian Jewish News rappelait quell était la cousin de Shimon Peres. Or, c'est également à cette époque sue l'acteur et comédien Robin Williams se suicidait. Bien qu'ayant été élévé épiscopalien on se pencha alors dans les aspects juifs de Williams dans le Jewish Journal. L'éditeur du journal le qualifiant alors de juif honoraire. On rappel qu'à travers l'organisation Comedic Relief il amass plus e 50 millions de dollars pour les sans-abri  faisant de lui un fidèle des valeurs juives. Bien on peut se rappelled son rôle dans lea reprise de la Cage aux Folles ou il jouait le propriétaire juif et gay du cabaret et club de travelos.

Aujourd'hui la rectitude politique prend de plus en plus de place. Bien sur à moins que quelque chose à propos d'un groupe ou d'une communauté ne soi dit par un membre de cette communauté elle-même. Ainsi de la présence juive dans les médias: (Joel Stein 19 december 2008 Los Angeles Times) «I have never been so upset by a poll in my life. Only 22% of Americans now believe "the movie and television industries are pretty much run by Jews," down from nearly 50% in 1964. The Anti-Defamation League, which released the poll results last month, sees in these numbers a victory against stereotyping. Actually, it just shows how dumb America has gotten. Jews totally run Hollywood. How deeply Jewish is Hollywood? When the studio chiefs took out a full-page ad in the Los Angeles Times a few weeks ago to demand that the Screen Actors Guild settle its contract, the open letter was signed by: News Corp. President Peter Chernin (Jewish), Paramount Pictures Chairman Brad Grey (Jewish), Walt Disney Co. Chief Executive Robert Iger (Jewish), Sony Pictures Chairman Michael Lynton (surprise, Dutch Jew), Warner Bros. Chairman Barry Meyer (Jewish), CBS Corp. Chief Executive Leslie Moonves (so Jewish his great uncle was the first prime minister of Israel), MGM Chairman Harry Sloan (Jewish) and NBC Universal Chief Executive Jeff Zucker (mega-Jewish). If either of the Weinstein brothers had signed, this group would have not only the power to shut down all film production but to form a minyan with enough Fiji water on hand to fill a mikvah.»

Considérer maintenant ces propos à la lumière de ceux d'un Kayne West qui fut lui accusé de perpétuer
des stéréotypes en s'exprimant comme suit en décembre  2013:  "Let me tell you something about George Bush and oil money, and Obama and no money. People want to say Obama can't make these moves, or he's not executing. That's because he ain't got those connections,” West said. “Black people don't have the same level of connections as Jewish people. Black people don't have the same connections as oil people. You know we don't know nobody that got a nice house. You know we don't know nobody with paper like that, that we can go to when we're down." Résultat de cela? Des accusations d' anti-sémitisme aussi ridicules sue totalement contra-productives de la part d'Abraham H Foxman director de la ligue anti-diffamation:.” “There it goes again, the age-old canard that Jews are all-powerful and control the levers of power in government. As a celebrity with a wide following, Kanye West should know better," Foxman said. Désolé mais dans le cas présent le propos le plus absurde n'était pas celui de Kanye West maps bel et bien crux d'Abraham Foxman.

Le 9 mars 2012  le Los Angeles Times rapportait par ailleurs quelques échos de la visite de l'ex-président d'israel Shimon Peres au studio d'animation Dreamworks. Une bréve allocution de 10 minutes dans la laquelle en plus de rappeler que plusieurs des pionners d'Hollywood furent juifs, ils appela à une collaboration entre Tinseltown et Israel. Ceci devant une assemblée de figures juives importantes telles Barbra Streisand ou Billy Crystal. Imaginez maintenant le ridicule de notre rectitude actuelle ne permettant même plus le simple rappel de statistiques. Pensez -vous que Simon Perez aurait appelé Hollywood à soutenir Israel si Hollywood était si peu juif?

Quant à moi, ma seule réaction devant cela est toujours de me dire; Et puis après? Ce n'est pas illégal à ce que je sache. Mais le climat actuel est si étouffant que la notion de liberté d'expression ne concerne plus seulement ce qu'il est permis de dire mais les faits qu'il est possible de rapporter en pensant de plus, à l'avance, à l'usage que quelqu'un de mal intentionné pourrait en faire. Une situation vraiment absurbe qui ne peut plus durer. Car enfin, comment peut-on comprendre les médias québécois sans se référer à ce clivage juifs-non juifs? Comment comprendre le constant déclin du lectorat du quotidien The Gazette sans penser que dans une ville qui devient de plus en plus arabe, ce journal continue encore trop souvent à ressembler à une édition quotidienne du Canadien Jewish News pour retraités? Comment ne pas voir que le clivage francophone anglophone au Québec et en Amérique du Nord est encore essentiellement dans le monde culturel et des médias un clivage juif/non juifs. Dans le Québec francophone, des personnalités non juive à 99%. Aux États-Unis et dans le Canada anglais exactement l'opposé: Ezra Levant, Jon Stewart, Barbra Walters pendant longtemps Larry King, etc...

À l'hiver 2015 le romancier français Michel Houllenbecq créait de nouveau la politique avant son roman intitulé Soumission. Oublions les interprétations à savoir s'il s'agit là ou non d'un livre Islamophobe. On a déaj amplement discuté cela. Dans son cas ce qui m'intéresse c'est sa position sur les religions. Particulièrement les religions monothéistes qu'il qualifie en gros de stupide. De toutes les religions , la plus stupide selon lui est l'islam.En même temps il reconnaît toujours se ranger derrière les juifs en cas de conflit au nom d'une grande tradition littéraire. Ce qu'il dit en fait c'est un rappel de que disait Alain inkielkraut mais en sens inverse À Propos de Dieudonné: «Il ne critique pas la religion juive, il critique les juifs». Dans le cas de Houllenbecq, Il ne critique pas les juifs, il critique la religion juive. Or peut-on critiquer L'islam sans critiquer les musulmans? Question complexe. 

Cette rectitude politique absurde a assez duré. Pour la simple et bonne raison que lorsque de simplesdonnées factuelles ne peuvent plus être rappelés, c'est l'ignorance et le n'importe quoi qui risque tôt ou tard de prendre toute la place. (16 aout 2014)

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