Thursday, December 30, 2010

LE SOUS TEXTE NÉGLIGÉ DU MONDE DE L'EDUCATION

 Aujourd'hui en éducation rien n'est plus négligé que la compréhension des textes religieux fondateurs. Comme si tout cela était dépassé alors que cette même religion est partout le sous-texte de ce qui concerne les enjeux importants qu'ils soient d'ici et d'ailleurs. Au Québec le réveil est brutal, lui qui s'est comporté comme si il vivait dans une espèce de bulle après s'être débarrassé de la religion dans les années 1960. À ce titre on voit trop souvent cette réaction caricaturale lorsqu'il s'agit de discourir de religion. Et de l'autre côté des gens qui se disent religieux mais sont complètement ignorants du fameux canon littéraire et artistique Occidental qui est loin d'être dépassé. 

À ce titre Camille Paglia indique depuis plusieurs années déaj la voie à suivre. Celle d'une athée auto-procalée qui affirme sur toutes les tribunes l'importance capitale de connaître les diverse traditions religieuse du monde entier. 


telles la théorie queer ou autre stupidité du genre. Mais c'est par son plaidoyer pour l'enseignement obligatoire de l'histoire de l'art que Camille Paglia demeure aujourd'hui la plus pertinente. C'est d'ailleurs là ou se trouve le plus important point commun de rapprochement à développer entre la droite et la gauche. Un droite de plus en plus souvent imperméable aux faits, version Tea party américain, contre une gauche de discours de confirmation qui ne fait trop souvent que prêcher aux convertis dans son petit monde publish or perish. À noter qu'avec sa personnalité de femme se disant athée mais plaidant pour l'importance de l'étude des diverses religions, Camille Paglia affirme sans surprise que seuls les juifs peuvent comprendre son esprit particulier.

Dans ses discours le colomniste Mark Steyn accusé d'être de droite soutient souvent qu'à la différence du monde Occidental qu'il voit être dans une phase de déclin et de décadence, l'islam militant n'a rien perdu de sa ferveur. Il affirme que dans le monde Occidental personne ne défend plus quoi que ce soit, en prenant plus ou moins nombre de choses pour acquises. Paglia de son côté, fait un constat un peu similaire sur le monde Occidental mais d'une façon différente. Peut-être l'humanisme séculier est-il vide?» se demande-t-elle. En tout cas sans art, poésie ou connaissance des préceptes religieux de base» il est évident que tel est le cas, soutient-elle. Dans un sens elle appuie les dires d'un David Horowitz ce juif américain ex membre des Black Panthers qui plaide pour une présence acrrue des voix conservatrices sur les campus universitaires, affirmant que si on permet à des visions idéologiques de gauche de se faire entendre à l'interieur de ces institutions on doit également le faire pour des voix de droite.

Certes, tout n'est pas à refaire en éducation. Mais il est clair que sans une étude à tout le moins assez solide de la question juive, et ce pour tous au secondaire et au Cégep, on sera forcément condamné à tourner en rond sur bien des questions relatives à l'identité et à ses diverses composantes au vingt et unième siècle.



LES JUIFS ET L'ISLAM



I want to add my voice in support of Muslims in our community and around the world.
After the Paris attacks and hate this week, I can only imagine the fear Muslims feel that they will be persecuted for the actions of others.
As a Jew, my parents taught me that we must stand up against attacks on all communities. Even if an attack isn't against you today, in time attacks on freedom for anyone will hurt everyone.
If you're a Muslim in this community, as the leader of Facebook I want you to know that you are always welcome here and that we will fight to protect your rights and create a peaceful and safe environment for you.
Having a child has given us so much hope, but the hate of some can make it easy to succumb to cynicism. We must not lose hope. As long as we stand together and see the good in each other, we can build a better world for all people. (Mark Zukenberg dec 2015)












MAHOMET (571 – 632) : « Je ne m’explique pas qu’on n’ait pas depuis longtemps chassé ces bêtes malfaisantes qui respirent la mort. Est-ce qu’on ne tuerait pas immédiatement des bêtes qui dévoreraient les hommes, même si elles avaient forme humaine ? Que sont les Juifs sinon des dévorateurs d’hommes ? »

Il y a dans l'étude des prises de position de nombreux juifs en regard de l'Islam une réalité sous-jacente intéressante. À savoir que celles-ci sont aujourd'hui souvent basées sur le déclin réel ou supposé du christianisme. Bien sur dans l'ensemble il serait impossible de mettre tous les juifs dans le même sac et de prétendre qu'ils sont tous, soit largement en faveur de l'immigration musulmane massive soit farouchement contre. Le cas de Jacques Attali est intéressant à ce titre. Il a souvent répété que l'islam était une des dimension de la civilisation Européenne et que pour l'essentiel la question était désormais de savoir comment l'Europe allait accepter cette dimension et inversement comment l'Islam allait accepter sa dimension Européenne. «Il faut avoir la fierté d'admettre que l'Islam est une des dimensions fondatrice et positive du passé et de l'avenir de l'Europe» affirme-t-il. Il insiste pour rappeler que la France a besoin de rester ce pays d'accueil et qu'elle a besoin de ses immigrants. Attali remarque aussi une chose incontournable dans les conflits parfois larvés, parfois ouvertement déclarés entre les religions aujourd'hui. Car la guerre entre le Christianisme et l'Islam est essentiellement une guerre entre deux religions prosélytiques. S'ajoute à cela selon Attali une autre donnée fondamentale: À savoir que année après année, le nombre de chrétiens non catholiques augmente pus vite que le nombre de chrétiens catholiques. Cela a déja des implications majeures. On n'a qu'à penser au soutien marqué des protestants évangélistes américains envers Israel.

Dans les relations actuelles entre les diverses religions, il faudrait faire preuve d'un aveuglement volontaire assez incroyable pour ne pas voir que plusieurs parmi ceux que l'on appelle les néo-conservateurs américains sont juifs. Pour plusieurs il s'agit d'un virage à 180 degrés. David Horowitz par exemple soutenait jadis les Black Panthers, alors qu'il est aujourd'hui un de ceux dénoncant le plus farouchement l'absence relative de voix conservatrices sur les campus universitaires américains. De même, on a vu des alliances se former dans le passé, entre la English Defense League jugée radicale, extrémiste et anti-musulmane et la Jewish Defense League du Canada. On retrouve aussi l'équivalent d'un virage marqué en France. Alors que dès 2012 on s'inquiétait de plus en plus d'une certaine normalisation du Front National et de sa nouvelle chef Marine Le Pen, plusieurs émettaient l'hypothèse que cela était du en bonne partie à plusieurs figures médiatiques importantes telles que Éric Zemmour, Alain Finkielkraut ou Elizabeth Levy, trois figures juives bien connues dans l'Hexagone, avec leurs nombreuses interventions sur la place de l'Islam en France.

De l'autre côté, il y a aussi de nombreux juifs defendant farouchement les musulmans contre des attaques qu'ils jugent injustifiées. Le maire de New York Michael Bloomberg s'est ainsi longuement battu pour le droit des musulmans américains de construire une mosquée près du site de Ground Zéro. D'autre part, dans cette solidarité avec les musulmans pour le droit d'exercer librement leur religion, certaines alliances ne sont surprenantes qu'à première vue. Ainsi de ces juifs hassidiques de Montréal qui se prononcèrent contre toute éventuelle interdiction du voile islamique, comprenant ce que cela pourrait avoir pour conséquence pour eux dans l'optique de pression pour la laïcité se faisant éventuellement de plus en plus insistantes.

L'histoire des juifs dans les pays musulmans remonte par ailleurs à très loin. Il demeure des synagogues dans les principales villes du Maroc et Casablanca en compte plusieurs, ainsi que deux écoles juives fréquentées par des élèves juifs et musulmans. Présente au Maroc depuis l'Antiquité, la communauté juive avait crû au cours des siècles, bénéficiant notamment de l'apport des juifs expulsés d'Espagne à partir de 1492 par les rois catholiques. À la fin des années 1940, elle comptait quelque 250 000 personnes, soit environ 10% de la population, mais elle est désormais réduite à quelques milliers, une grande majorité ayant quitté le Maroc pour Israël après la fondation de l'Etat hébreu. De même certaines faits doivent être rappelés. Ainsi en décembre 2014 l'Iran dévoilait un monument commémoratifs aux soldats juifs morts lors du conflit Iran-Irak. Une chose étonnant pour qui ne connaît guère la longue et complexe histoire des juifs en Iran. 

Qu'en est-il de ces relations juifs-musulmans ici au Québec? Un constat est inévitable. La question du statut politique du Québec colore absolument tout. En France ce sont aujourd'hui des intellectuels juifs qui sont les premiers à défendre l'idée d'une identité française. Au Québec lorsque cette idée est par exemple relayée par le parti Québécois, elle est aussitôt attaquée comme étant une vilaine forme d'ethnocentrisme par diverses porte-paroles de la communauté juive. Il faut dire qu'en France la démographie explique de nombreuses choses. Ce pays compte à la fois la plus grande population juive et la plus grande population musulmane d'Europe. Ce paradoxe pourra-t-il continuer à subsister encore longtemps? Dans le Canada comme des États-Unis la balance démographique n'est pas encore largement en faveur des musulmans comme en Europe. Mais à l'avenir c'est inévitable. Avec tout ce que cela implique politiquement. Pensez à ce qui s'est produit fin décembre 2014 lorsque les Nations-Unis rejetèrent une motion de lAuthorité Palestinienne pour faire cesser l'occupation Israélienne. Les états-Unis et l'Australie votèrent contre. Les pays aux plus large populations musulmane plus larges, et par conséquent faisant un contrepoids plus fort au lobby juif votèrent pour: Soit La France, La Russie et La Chine. Une Chine avec déjà plus de 20 millions de musulmans sur son territoire.

Ce qui bien sur nous amène à une autre donnée fondamentale. Dans le monde actuel la question des rapports entre les juifs et des musulmans est appelé à prendre des contours forts variables avec la rivalité grandissante entre les États-Unis et la Chine. Les États-unis sont et resteront l'allié indéfectible d'Israel. Mais Israel et les juifs devront aussi composer avec l'idée que la Chine sera la prochaine puissance mondiale, une puissance ne comptant pas en son sein une forte diaspora juive. Mais surtout une Chine qui a besoin de vastes ressources énergétiques et qui donc, ne peut se permettre de s'aliéner le monde arabe pour son approvisionnement. Fort à parier que à l'avenir, les alliance seront non seulement parfois surprenantes mais surtout de plus en plus ponctuelles et de plus en plus de courte durée également. 

Saturday, December 25, 2010

CINEMA ET CULTURE (7 juillet 2014)


La présence juive dans le monde de la culture a de tout temps été considérable. Le documentaire Hollywoodisme par exemple montrait bien comment Hollywood a été fondé par un petit groupe d'hommes juifs provenant essentiellement d'un même petit village en Europe. Or aujourd'hui, alors que la ligne de démarcation traditionnelle entre grande culture et culture mineure est pratiquement disparue, il n'est pas inutile de rappeler que cela est et a toujours été le propre de la culture juive de pouvoir naviguer aisément entre ces deux pôles. Encore aujourd'hui la forte présence juive demeure à Hollywood. Si elle diminue constamment en ce qui a trait aux acteurs et actrices bien connus, elle reste importante derrière la
 caméra. Le Studio Dreamworks
par exemple fut fondé par trois
 hommes juifs Steven Spielberg,
Jeffrey Katzenberg et David
Geffen. Même l'économiste
Milton Friedman mieux connu
 aujourd'hui pour avoir été
l'apôtre du néo-libéralisme s'était
déja penché sur cette question des
 juifs dans l'industrie
cinématographique dans un entretien avec le magazine Playboy en 1972 :«The movie industry in the U.S. was a new industry and for that reason open to all. Jews became a major factor and this carried over to radio and television when they came on the scene. But now that government control and regulation has become more and more important, I am under the impression that the Jewish role in radio and T.V. is declining»

La culture populaire regorge d'autres exemples de personalités juives. Sarah Jessica Parker de la série Sex in the City, l'incontournable Barbara Streisand, l'humoriste Joan Rivers décédée en 2014, Natalie Portman, Julio Iglesias, ou encore Robert Downey Jr. Alors qu'au Québec on se doit de répéter l'évidence que pour distribuer la richesse il faut d'abord la créer, cette chose en a toujours été une qui allait de soi dans le monde juif. Même dans le milieu dit culturel. L'exemple de Steven Spielberg est probant à ce chapitre. Il a fait des films qui ont connu un succès commercial retentissant afin de pouvoir documenter sur film des milliers de récits de survivants de l'Holocauste. Et il y a bien sur cette tradition proprement juive à Hollywood de créer de la culture dite populaire pour pouvoir accrocher de la soi-disante grande culture sur ses murs. Aaron Spelling était le producteur de téléséries comme Beverly Hills 90 210 ou Melrose Place mais collectionnait les Rothko, Pollock et De Konning.

Très souvent beaucoup de gens ignorent comment le judaisme conditionne la vie de nombre de célébrités. Même là ou on s'y attend le moins. Le 6 juillet 2011 le site du Jewish Journal écrivait de Sarah Jessica Parker: «As the star and producer of “Sex and the City” Parker banks big time off the series residuals, but has also scored with two spin-off movies; the first Sex and the City movie grossed $415 million in 2008, the 2010 sequel did not do as well but clocked in at a respectable $288 million, according to BoxOfficeMojo.com. Continuing to bolster her image as a style icon, thanks to the marketable visual flair of alter ego Carrie Bradshaw (and the wildly imaginative stylings of costume designer Patricia Field) Parker earns an additional $18 million from fashion-related enterprises. She developed a line of perfumes, Lovely, Covet and Dawn, which can be found at national retailers like CVS and Kmart, and also designs a clothing line for the high-end label, Halston. Not every SJP fashion venture was so successful. Her first foray designing duds for the New York-based retailer Steve and Barry’s was, well, a dud. Her women’s sportswear line, Bitten, was discontinued after only a year on racks when the chain went under. But we won’t cry for the most successful Jewish actress in America. Coursing through Parker’s veins is a true Jewish immigrant success story. She is the daughter of a Jewish father of Eastern European decent and her great-grandfather came to America via Ellis Island, where family lore has it that his name was mistakenly changed from Bar-Kahn to Parken to Parker. In the book “Stars of David”, Abigail Pogrebin’s inquiry into the Jewish identity of celebrities, Parker spoke about her Jewish connection, lineage, lack of religious education and her love for New York as “a Jewish city.” “If we [she and husband Matthew Broderick, whose mother is Jewish] went to this temple next door, where would we begin? We’re so behind.’ In temple, it seems like you have to know what you’re doing. And it intimidates people; it certainly intimidates me. And I keep saying, `I’m not a religious person,’ but I know that’s not true; I know that I believe that there’s somebody who watches over us and he or she takes care or not, or teaches us. I really do—strangely enough–kind of cling to that.” “I have, frankly, always just considered myself a Jew…I was always responding to things that were Jewish.” Et puis il ya bien sur les médias juifs qui aiment rappelled constamment le passé juif de telle ou tell célébrité Au moos d'août 2014 quad la légende du cinéma Hollywoodien Lauren Bacall décéda, le Canadian Jewish News rappelait quell était la cousin de Shimon Peres. Or, c'est également à cette époque sue l'acteur et comédien Robin Williams se suicidait. Bien qu'ayant été élévé épiscopalien on se pencha alors dans les aspects juifs de Williams dans le Jewish Journal. L'éditeur du journal le qualifiant alors de juif honoraire. On rappel qu'à travers l'organisation Comedic Relief il amass plus e 50 millions de dollars pour les sans-abri  faisant de lui un fidèle des valeurs juives. Bien on peut se rappelled son rôle dans lea reprise de la Cage aux Folles ou il jouait le propriétaire juif et gay du cabaret et club de travelos.

Aujourd'hui la rectitude politique prend de plus en plus de place. Bien sur à moins que quelque chose à propos d'un groupe ou d'une communauté ne soi dit par un membre de cette communauté elle-même. Ainsi de la présence juive dans les médias: (Joel Stein 19 december 2008 Los Angeles Times) «I have never been so upset by a poll in my life. Only 22% of Americans now believe "the movie and television industries are pretty much run by Jews," down from nearly 50% in 1964. The Anti-Defamation League, which released the poll results last month, sees in these numbers a victory against stereotyping. Actually, it just shows how dumb America has gotten. Jews totally run Hollywood. How deeply Jewish is Hollywood? When the studio chiefs took out a full-page ad in the Los Angeles Times a few weeks ago to demand that the Screen Actors Guild settle its contract, the open letter was signed by: News Corp. President Peter Chernin (Jewish), Paramount Pictures Chairman Brad Grey (Jewish), Walt Disney Co. Chief Executive Robert Iger (Jewish), Sony Pictures Chairman Michael Lynton (surprise, Dutch Jew), Warner Bros. Chairman Barry Meyer (Jewish), CBS Corp. Chief Executive Leslie Moonves (so Jewish his great uncle was the first prime minister of Israel), MGM Chairman Harry Sloan (Jewish) and NBC Universal Chief Executive Jeff Zucker (mega-Jewish). If either of the Weinstein brothers had signed, this group would have not only the power to shut down all film production but to form a minyan with enough Fiji water on hand to fill a mikvah.»

Considérer maintenant ces propos à la lumière de ceux d'un Kayne West qui fut lui accusé de perpétuer
des stéréotypes en s'exprimant comme suit en décembre  2013:  "Let me tell you something about George Bush and oil money, and Obama and no money. People want to say Obama can't make these moves, or he's not executing. That's because he ain't got those connections,” West said. “Black people don't have the same level of connections as Jewish people. Black people don't have the same connections as oil people. You know we don't know nobody that got a nice house. You know we don't know nobody with paper like that, that we can go to when we're down." Résultat de cela? Des accusations d' anti-sémitisme aussi ridicules sue totalement contra-productives de la part d'Abraham H Foxman director de la ligue anti-diffamation:.” “There it goes again, the age-old canard that Jews are all-powerful and control the levers of power in government. As a celebrity with a wide following, Kanye West should know better," Foxman said. Désolé mais dans le cas présent le propos le plus absurde n'était pas celui de Kanye West maps bel et bien crux d'Abraham Foxman.

Le 9 mars 2012  le Los Angeles Times rapportait par ailleurs quelques échos de la visite de l'ex-président d'israel Shimon Peres au studio d'animation Dreamworks. Une bréve allocution de 10 minutes dans la laquelle en plus de rappeler que plusieurs des pionners d'Hollywood furent juifs, ils appela à une collaboration entre Tinseltown et Israel. Ceci devant une assemblée de figures juives importantes telles Barbra Streisand ou Billy Crystal. Imaginez maintenant le ridicule de notre rectitude actuelle ne permettant même plus le simple rappel de statistiques. Pensez -vous que Simon Perez aurait appelé Hollywood à soutenir Israel si Hollywood était si peu juif?

Quant à moi, ma seule réaction devant cela est toujours de me dire; Et puis après? Ce n'est pas illégal à ce que je sache. Mais le climat actuel est si étouffant que la notion de liberté d'expression ne concerne plus seulement ce qu'il est permis de dire mais les faits qu'il est possible de rapporter en pensant de plus, à l'avance, à l'usage que quelqu'un de mal intentionné pourrait en faire. Une situation vraiment absurbe qui ne peut plus durer. Car enfin, comment peut-on comprendre les médias québécois sans se référer à ce clivage juifs-non juifs? Comment comprendre le constant déclin du lectorat du quotidien The Gazette sans penser que dans une ville qui devient de plus en plus arabe, ce journal continue encore trop souvent à ressembler à une édition quotidienne du Canadien Jewish News pour retraités? Comment ne pas voir que le clivage francophone anglophone au Québec et en Amérique du Nord est encore essentiellement dans le monde culturel et des médias un clivage juif/non juifs. Dans le Québec francophone, des personnalités non juive à 99%. Aux États-Unis et dans le Canada anglais exactement l'opposé: Ezra Levant, Jon Stewart, Barbra Walters pendant longtemps Larry King, etc...

À l'hiver 2015 le romancier français Michel Houllenbecq créait de nouveau la politique avant son roman intitulé Soumission. Oublions les interprétations à savoir s'il s'agit là ou non d'un livre Islamophobe. On a déaj amplement discuté cela. Dans son cas ce qui m'intéresse c'est sa position sur les religions. Particulièrement les religions monothéistes qu'il qualifie en gros de stupide. De toutes les religions , la plus stupide selon lui est l'islam.En même temps il reconnaît toujours se ranger derrière les juifs en cas de conflit au nom d'une grande tradition littéraire. Ce qu'il dit en fait c'est un rappel de que disait Alain inkielkraut mais en sens inverse À Propos de Dieudonné: «Il ne critique pas la religion juive, il critique les juifs». Dans le cas de Houllenbecq, Il ne critique pas les juifs, il critique la religion juive. Or peut-on critiquer L'islam sans critiquer les musulmans? Question complexe. 

Cette rectitude politique absurde a assez duré. Pour la simple et bonne raison que lorsque de simplesdonnées factuelles ne peuvent plus être rappelés, c'est l'ignorance et le n'importe quoi qui risque tôt ou tard de prendre toute la place. (16 aout 2014)

LA QUESTION GAY



On peut difficilement parler de la question gay sans parler de la question de l'activisme social historique juif. En fait les parallèles sont très nombreux entre les communauté juive et gay. Aujourd'hui on fait remonter un des évènements clés de la libération homosexuelle à Harvey Milk cet américain fils de juifs lithuaniens et conseiller municipal de San Francisco qui fut assasiné dans les années 1970. Mais l'histoire de l'activisme gay compte bien d'autres membres influents de la communauté juive et ce, dès le début. Bref une riche histoire depuis les émeutes du Stonewall Inn ce bar de New York en 1969 jusqu'à la légalisation du mariage gay par la cour Suprême des États-Unis en 2015. Pour une, Bette Middler a commencé sa carrière en chantant dans un sauna gay de New York. Pendant ce temps Barbra Streisand succédait progressivement à Judy Garland comme icône gay pour une autre génération. Aujourd'hui plusieurs éléments qui se retrouvent dans la comnunauté gay rappelent fortement des éléments propre au monde juif.

Ainsi, on a longtemps dit de
Woody Allen ou d'un autre juif
critiquant un peu trop ouvertement sa communauté qu'il
est un «self hating jew». De
même on dira d'un homme gay
trop critique envers sa
communauté qu'il est un «self
hating gay man». ( Un homme gay qui se déteste). Il y a aussi,
renvoyant au concept de gay dans
 le placard, celui de juif dans le
placard. Bien sur à Hollywood
les intersections entre le monde
gay et le monde juif sont
nombreuses. Après le succès du
film Priscilla Queen of the
Desert, Steven Spielberg y était allé de sa version
américaine si l'on peut dire, avec
son film «Thanks for Everything
 Judie Newmar » mettant
également en vedette des drags
queens. À l'été 2015 une décision de la cour Suprême des États-Unis légalisait le mariage gay à travers le pays. Partout on souligna alors la rapidité des progrès de la communauté gay qui des émeutes de Stonewall en 1969 était arrivé à cette légalisation du mariage gay en moins de 50 ans. Or un autre évènement impliquant un hommes juif nous rappele que la route fut parfois cahoteuse. En 1979 l'artiste américain et sculpteur juif George Segal se fit offrir de faire une sculpture commémorant les 10 ans des émeutes de Stonewall. Auapravant il avait souhaité que cette même sculpture fut réalisée par un artiste gay, mais devant le refus de ces derniers, il accepta finalement. On peut y voir deux couples un d'hommes un autre de femmes dans des gestes simples emplis de tendresse l'un pour l'autre. Aujourd'hui cette sculpture ne cause plus aucun problème. Mais longtemps elle fit l'objet de réprobations et fut même vandalisée à plus d'une reprise. Un jour Segal expliqua que bien qu'étant hétérosexuel il pouvait facilemt s'identifier à ce que pouvait ressentir ses amis gays.

Avec autant de similitudes, pas étonnant que le monde gay, à l'instar du monde juif compte autant d'organisations de défense. Et pas étonnant que dans les deux cas certaines démarches donnent l'effet contraire de celui désiré. Une réalité du au fait que trop souvent les organismes de défense ne font plus toujours la part des choses en décidant de se prendre systématiquement pour des firmes de relations publiques. Heureusement il y a des cas isolées. Ainsi après qu'une chanson du groupe Dire Straits datant de 1985 eut été interdite sur les ondes au Canada, le conseil des gays et lesbiennes et son président Steve Foster notait que cela était complètement ridicule et faisait en sorte de passer à côté du vrai problème.

Un autre personalité incontournable quand il s'agit de mettre en relief l'importance des juifs dans l'activisme gay est celle de Larry Kramer. En 1978 déja il provoquait de fortes réctions en publiant «Faggots» dénonçant les excès d'une promiscuité homosexuelle alors à son apogée avant l'arrivée du Sida. Puis il fut l'un des plus ardent défenseur de cette même cause. Au mois d'avril 2011 il se confiait au webzine www.salon.com. Encore là, même à 76 and, il continuait de s'insurger contre nombres de choses: « I think there's still an awful lot of meaningless sex going on and the infection figures are still much too high and going up, so obviously there's still too much careless sex going on. I don't want to come out of this sounding like this prude. I never said don't have sex, but what's so hard about using rubbers? It doesn't seem to require much intelligence to figure that one out. I don't have much sympathy for people who seroconvert now, who know about AIDS. I don't care if you were on drugs or whether you were out of it in the heat of passion or whatever. Your cock is a lethal instrument. It can murder people».....Enfin il y allait de cette affirmation toute aussi suprenante qu'intéressante à considérer du point de vue de la question identitaire: «I am a gay person before I’m anything else. I’m a gay person before I’m a white person, before I’m a Jew, before I’m a writer, before I’m American, anything. That is my most identifying characteristic and I don’t find many people who would say that. The polls say the same thing: People do not identify themselves as gay. And that’s too bad. In fact, it’s tragic.». Une position comme une autre mais avec laquelle je pourrais difficilement être en accord.

Pour un le fait que je sois gay ne constitue pas ma forme d'identification première. Et ce, même si je crois que tous les discours visant à affirmer que l'homosexualité ne concerne pas d'abord le sexe sont absurdes. Si dans l'histoire le monde juif a fortement contribué au combat pour l'émancipation des gays, le rapport des gays avec les juifs et par extension avec le monde religieux demeure plus complexe. Bien sur certains juifs sont opposés aux droits des gays. Par exemple les ultra-orthodoxes et ce, pour des raisons évidentes. Mas dans l'ensemble la position juive sur l'homosexualité n'a rien à voir avec celle de l'ensemble des pays à majorité musulmane.

À l'été 2015 cette nouvelle qui passa encore une fois beaucoup trop sous le radar de nos organisations go-gauches si avides de collaborer avec les islamistes au nom de la diversité
Le premier ministre Malaysien, Najib Razak, a annoncé lors du séminaire international sur l’Islam modéré tenu à Bangi Selangor (sud de Kuala Lumpur) que son gouvernement ne comptait pas adopter tous les droits humains. Surtout ceux en conflit avec l’Islam, telle que les droits des personnes LGBT, puisque ces derniers sont, selon ses propos, des « aspects extrêmes des doits humains ».
Sa décision serait « conforme à l’enseignement islamique d’équilibre et de modération ».
Selon le Malay Mail, Najib Razak a expliqué :
« Malgré le fait que les droits humains universels soient bien clairs, nous continuons à définir les nôtres dans un contexte de respect de l’Islam et de la charia … Même si c’est difficilement défendable à l’échelle internationale, nous nous devons défendre notre explication des droits humains. »
Human Right Watch a lourdement critiqué cette vision, l’adjoint de sa branche asiatique, Phil Robertson, s’est dit choqué par de tels propos en se demandant : « La solution logique pour une telle position serait que la Malaisie démissionne des Nations Unies. Est-ce qu’elle est prête à faire cela ? » pendant ce temps Justin Trudeau en pleine campagne électorale défendait le droit de opter le nquab au Canada. Jamais ne lui serrait-il venu à l'esprit de questionner ce droit humain extrême...

Aux États-Unis un autre politicien à la fois juif et gay qui a marqué son époque fut Barney Frank. Alors qu'il annonçait son retrait de la vie politique active, son allié, le président Barack Obama, lui rendait hommage: «Ce pays n'a jamais eu de parlementaire comme Barney Frank, et la Chambre des représentants ne sera pas la même sans lui. Pendant 30 ans, il a représenté le peuple du Massachusetts et les Américains qui n'avaient pas de voix. Il a travaillé pour rendre le logement plus abordable. Il s'est levé pour les droits des américains LGBT et a lutté contre les discriminations à leur encontre. Grâce à lui, nous avons écrit la réforme du système financier la plus importante de notre histoire, et protégé les consommateurs contre les excès du système. La passion et l'esprit vif de Barney manqueront au Congrès. [Ma femme] Michelle et moi nous nous joignons à ses électeurs afin de le remercier pour ses années de service.»

Au mois de décembre 2014 les médias français faisaient grandement état du fait que des gens ouvertement gay se retrouvaient de plus en plus dans l'entourage de Marine Le Pen. Cela sembla en étonner plusieurs. Sans doute les mêmes qui s'étonnent de voir de plus en plus de juifs ralliant les parti Conservateur dont le parti Conservateur de Stephen Harper au Canada. Historiquement les gays et les juifs ont toujours voté à gauche. Mais ces votes monolithiques en ce sens seront de plus en plus une chose du passé à l'avenir.

D'abord parce que le vote religieux musulman et le vote gay sont incompatibles. Quelqu'un osera t-il prétendre que lorsque des manifestations eurent lieu en mai 2015 en Ontario contre les cours d'éducation sexuelle ou la simple mention de l'homosexualité, les minorités dites visibles n'étaient pas très bien représentées?

Deuxièmement parce que le la gauche a pris depuis plusieurs années une position de plus de plus en plus défavorable à Israël. Ce qui fait par exemple qu'aux États-Unis le magnat juif des casinos de las Vegas, Sheldon Adelson est très actif en faveur du parti républicain contrairement au philanthrope financier Georges Soros encore dans le camp démocrate. Mais en fait c'est encore un exemple juif qui a montré la voix de ce qui sera de plus en plus l'avenir des électeurs juifs et gay en terme de positionnement politique. Soit celui de l'ex maire de New York, Michael Bloomberg. Un républicain pro mariage gay et avortement mais inflexible sur les questions de désordre social et de sécurité à l'intérieur de la ville.



Monday, December 6, 2010

LE DANGER DES EXCÈS DE ZÈLE


Dénoncer la rectitude politique aujourd'hui, c'est s'attaquer à la confusion grandissante entre ce qui relève d'un organisme de défense et ce qui releverait plutôt d'une firme de relation publique ou de communication en mode «damage control». On se demande souvent quelles sont les limites à la liberté d'expression. On aurait ici intérêt à ce rappeler que cette même liberté d'expression existe précisément pour les opinions qui ne sont pas populaires. Comme on aurait intérêt à se rappeler ce qu'étaient les grandes entrevues Playboy alors qu'on ne craignait pas la controverse. Une entrevue avec Albert Speer le bras droit de Hitler en 1971, une autre avec Rockwell le chef du parti Nazi américain en 1966 or encore cette autre avec Salman Rushdie en 1996.

Il faudrait être aveugle aujourd'hui pour ne pas constater que la liberté d'expression subit lentement mais surement des reculs depuis une trentaine d'années. Ce qui n'est pas sans créer des remous ici comme ailleurs: «Il faut être juif pour avoir la liberté d'expression en France. C'est une réalité» affirme le controversé Dieudonné.

Aujourd'hui le souvenir de l'holocauste est souvent rappelé pour soutenir l'interdiction de dire certaines choses à l'égard des juifs. Alain Finkielkraut lui -même juif, est bien conscient du danger potentiel que cette attitude poussée à l'extême comporte: «La mémoire nous invite à la vigilance. Seulement, ce n’est pas faire preuve de vigilance que d’ériger la Shoah en paradigme politique. Et d’en faire une grille d’analyse de tous les événements. C’est ce qui se produit quand on aborde la question du Moyen-Orient pour affirmer que la victime d’hier est le bourreau d’aujourd’hui. Il y a d’autres moyens de soutenir la cause palestinienne. Malheureusement, on cède trop facilement à ce dévergondage de la mémoire. La Shoah est devenue l’étalon de la souffrance et il règne aujourd’hui une concurrence effrénée des victimes. La seule manière d’en finir est de dire que le descendant d’une victime de la Shoah n’est pas une victime. Et le descendant d’esclave et de colonisé non plus. Mon père a été déporté, je ne suis pas un déporté. La mémoire doit respecter la distance qui nous sépare des suppliciés. Nous ne sommes pas là pour nous revêtir des oripeaux des souffrances que nous n’avons pas connues. Mais pour honorer ceux qui ont souffert, comprendre ce qui s’est passé.»

Traditionellement les organisations juives se sont montrées très militantes en ce qui a trait aux droits la personne . Et ce, pour des raisons historiques évidentes . On peut par exemple lire ceci sur le site du Congrès Juif Québécois : «Le CJQ est aux premières lignes du combat pour la défense des droits de la personne, et s’associe à d’autres groupes servant la même cause, afin de maintenir les consciences en alerte et de porter secours à toutes les personnes victimes de violations de leurs droits ici et ailleurs dans le monde. Par exemple, le CJQ a été la première organisation locale à attirer l’attention sur la situation tragique qui sévit au Darfour. Cette initiative a donné naissance à la Promesse humaine – un groupe de jeunes non-confessionnel subventionné par le CCCJQ, dont le principal objectif est de venir en aide aux victimes du génocide qui se déroule au Darfour. Le CJQ a également obtenu l’adoption d’une motion à l’Assemblée nationale du Québec reconnaissant le 15e anniversaire du génocide au Rwanda, et œuvre aux côtés de la communauté rwandaise afin de sensibiliser le public et de venir en aide aux victimes de ce génocide. Le CJQ appuie aussi d’autres groupes de défense des droits de la personne afin d’attirer l’attention sur divers problèmes restés sous silence. À titre d’exemple, le CJQ participe chaque année à la Semaine contre le racisme, et au Mois de l’histoire des Noirs, pour ne citer que ces deux événements. »

Aujourd'hui cependant, cela amène à certains prises de position qui sont loin de faire l'unanimité parmi les juifs eux-mêmes. Ainsi au début de 2011 le ministre de la culture en France, Frédéric Mittérand décidait de retirer des commémorations l'auteur Louis Ferdinand Céline mort 50 ans plus tôt en raison de ses propos antisémites passés. Et ce à la demande de Serge Klarsfeld président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France. Les réactions furent évidemment nombreuses. Mais surtout cette décision fut vertment critiqués par trois auteurs et personnalités juives elles -mêmes. Ainsi Phillipe Sollers notait: «Qunad ça va mal, la littérature est en première ligne disait Hemingway. Nous en avons ici une démonstration accablante. Le ministère de la culture est devenu aujourd'hui le ministère de la censure.» Bernard Henry Lévy notait pour sa part que ce cas serait surtout intéressant du point de vue de l'analyse, avec comme question sous-jacente celle du type qui «peut-être à la fois grand écrivain et parfait salaud». Quant à Alain Finkielkraut il notait de façon plus juste: «Il faut assumer l'héritage contradictoire de Céline. Jamais un lycée de France ne doit porter le nom de Céline, mais je ne suis pas sur qu'un tel écrivain ne doive pas faire l'objet de commémoration. Je suis surtout très inquiet des conséquences de cette décision, car cela va accréditer l'idée que le lobby juif fait la pluie et le beau temps en France»

Dans tout ce débat, le monde de l'humour avec sa plus grande liberté de dire ce qui ne se dit pas ailleurs, n'est jamais bien loin. Lors d'une fameuse chronique passée, “la semaine mythomane de Nicolas Bedos” sur France 2 (Novembre 2010) le jeune metteur en scène et écrivain a d'abord commencé par critiquer le nouveau film ‘Elle s’appelait Sarah’ de Gilles Paquet-Brenner qui retrace l'histoire d’une petite fille juive déportée en 1942 lors de la rafle du Vel d’Hiv. Le fils de l'humoriste Guy Bedos va juger le film comme “utilisant jusqu'à la lie le souvenir de la Shoa afin de renflouer les caisses lacrymales du cinema français”. Le chroniqueur poursuit alors avec une critique de “ la rafle” en s'étonnant que les “petits juifs étaient finalement beaucoup plus émouvants que les officiers nazis”. Acerbe, Nicolas Bedos va jusqu'à attribuer le succès de ce film au sujet trop bien mâché et remâché de la déportation juive: "Grâce bien entendu au devoir de mémoire, qui dispense au passage le cinéaste de faire preuve du moindre talent et lui permet de se hisser vers le million d’entrées en raflant les écoliers d’aujourd’hui pour les parquer de force dans des salles de cinéma pédagogique".

Et le sommet est atteint lorsqu'il dit "Jeudi je fais un nouveau rêve, celui dans lequel je pourrais dégueuler sur Netanyahou et sur la politique menée par l’Etat d’Israël sans que personne ne me traite d’antisémite ou d’antisémite inconscient qui, au fond de lui, n’ose le dire consciemment mais rêve de voir pendus : Patrick Bruel, Primo Lévy, Pierre Bénichou et ce qui reste d’Ariel Sharon. Moi qui suis tellement con que je n’ai pas saisi cette notion très subtile selon laquelle s’indigner devant une politique honteuse c’est vouloir du mal à tous les juifs de la planète". Aujourd'hui une chose devient de plus en plus claire. Le rituel des excuses publics dérape, et le concept d'islamophobie calqué sur celui d'antisémitisme devient à son tour de plus en plus affirmé et utilisé à toutes les sauces. Désolé, mais à cet égard nombre d'organistions juies ont un mea culpa à faire pour avoir inspiré à ce point cette notion d'islamophobie comme arme par excellence pour faire taire toute critique.

En décembre 2010 le Jewish journal rapportait les 10 plus importantes insultes jugées anti-sémites tels que rapportés par le site Simon Wisenthal. Au nombre des «coupables» figuraient Helen Thomas ou Oliver Stone mais aussi cet autre exemple fort questionable illustrant bien comment cette chasse constante à l'antisémitisme peut s'avérer contre -productive.
Figurant au neuvième rang pour avoir proféré une soi-disante insulte à caractère antisémite, on retrouvait Christina Patterson journaliste pour The Independent en Grande-Bretagne: “I would like to teach some of my neighbors some manners… I don’t care if they wear frock coats and funny suits and hats covered in plastic bags and insist on wearing their hair in ringlets (if they’re male) or covered up by wigs (if they’re female), but I do think they could treat their neighbors with a bit more courtesy and respect. I didn’t realize that goyim were about as welcome in the Hasidic Jewish shops as Martin Luther King, Jr. at a Ku Klux Klan convention. I didn’t realize that a purchase by a goy was a crime to be punished with monosyllabic terseness or that bus seats were a potential source of contamination or that road signs and parking restrictions were for people who hadn’t been chosen by G-d.” Or quand on devient assez délirant pour qualifier cela d'antisémitisme et par conséquent utiliser le même mot pour parler de cela que pour parler du président Iranien, quelle crédibilté nous reste-t-il par la suite? Avec pareil comportement les organisations de défense juives ne contribuent pas à diminuer l'antisémistisme. Elles contribuent à l'attiser.

Au Canada l'animateur télé et journaliste Ezra Levant s'est montré fort critique de ces excès de la part de sa propre communauté. Quand on sait qu'il a déja débuté une de ses émissions télé en portant la burqa et en s'en prenant de façon virulente à ce qu'il qualifia de «body bag» sans doute comprenait-il très bien que de se taire devant les excès de la chasse aux antisémites, c'est aujourd'hui par un effet pervers, favoriser la solidification croissante du concept d'islamophobie pour faire taire les commentateurs et intellectuels juifs au sujet de l'Islam. Dans une chronique passée il notait: «I think that most conspiracy theories are merely attempts by people to seem more clever than they are -- or certainly more clever than everybody else. They're also a handy way to blame cosmic forces for one's own problems or misfortunes.Jews have long been at the center of many conspiracy theories. Including the conspiracy theory that Jews want to censor the speech of their critics. Unfortunately, on that last one, the Official Jews seem eager to everything possible to make that conspiracy theory seem real. The Canadian Human Rights Commission's "hate squad" has plenty of Jews, from Harvey Goldberg, to Ian Fine. Irwin Cotler, also Jewish, was a Justice Minister who eagerly prosecuted many hate speech cases. And, of course, many of the section 13 hate speech cases are packed with Jewish interveners -- the Canadian Jewish Congress, B'nai Brith and the Simon Wiesenthal Center. That's a lot of Jews. And even Athanasios Hadjis, the Greek tribunal chair, was in a formal political coalition with the CJC before his appointment. In other words, as I said at lunch today, Canada's Official Jews seem to be trying their best to prove the conspiracy theory true.This censorship cabal has certainly persecuted its political enemies, not just in the HRCs, but also under the Criminal Code provisions -- like Jim Keegstra, or David Ahenakew. As I said today, the Jews turned these nobodies into stars. Men like Ken McVay of Nizkor are perfect antidotes to these conspiracy theories -- in his case, a Gentile volunteer who painstakingly rebuts anti-Semitism and Holocaust denial. Men like the SWC's Leo Adler feed these conspiracy theories -- in his case, reflexively piling on to any political enemy of the Jews who is caught in some hate speech web. I'm embarrassed that so many People of the Book are involved in high tech book-burnings. But I'm angry that they're doing so in my name, as a fellow Jew. It's just a handful of Official Jews; most normal Jews I know are hostile to censorship. But when you call yourself the "Canadian Jewish Congress", you fool a lot of people -- just like something calling itself a "human rights commission" fools a lot of people, too.
(June 16 2008 Ezra Levant)