Friday, November 26, 2010

LA QUESTION DU CATHOLICISME QUEBECOIS


La question du catholicisme québécois d'antan est souvent évoqué pour parler du rapport des Québécois francophones à l'argent. Comme pour parler de la sexualité d'ailleurs. Or ce qui est étrange, c'est que ce soit non pas une certaine vision du catholicisme mais bien une supposée tradition judéo-chrétienne qui soit alors évoquée pour parler de certains interdits sexuels antérieurs. Non seulement cette vision est-telle fausse, mais de plus elle n'a même pas le mérite d'être empreinte d'un certain humour. À cette interprétation, je préfère de loin celle du cinéaste John Waters qui disait un jour être heureux d'avoir été élevé dans la tradition catholique puisque cela lui assurait que le sexe serait toujours quelque chose de sale.

De même j'avais trouvé toute aussi instructive cette entrevue qu'il faisait avec Fran Lebowitz pour le compte du magazine Interview en 1981. Parlant du fait que pour lui le judaïsme et le catholicisme partageraient une certaine culpabilité commune, Lebowitz prenait bien soin de préciser que le sentiment de culpabilité en regard de la question sexuelle n'existait pas dans la tradition juive et qu'on ne parlait pas de cela. Si faire du judaïsme et du catholicisme des éléments ayant de façon égale influencé le passé du Québec en parlant d'une supposé tradition judéo-chrétienne relève d'une erreur, il en va de même avec cette facheuse habitude que nous avons au Québec de jeter le bébé avec l'eau du bain lorsqu'il s'agit de parler de la question religieuse. Or, comme chaque sondage le démontre, ce qu'une vaste majorité de Québécois veut, c'est que soit développée une meilleure conscience historique de la dimension culturelle du catholicisme. De la même façon qu'on peut se dire juif sans être religieux et que l'Islam épouse de plus en plus des contours non plus seulement religieux, une importante part des Québécois dits de souche conservent un attachement culturel à leur passé catholique. le premier janvier 2016 Richard marceau ex député bloquante et deuil converti au judaïsme orthodoxe accordait un entretien à Radio-Ville-Marie. Il rappelait ce qui devrait être l'élément majeur de toute éducation religieuse sérieuse au Québec. «Un chrétien ne peut pas se dire athée mais un juif peutse dire athée. De même cette idée de peuple juif. Mais surtout il rappelait comment il venait d'un foyer catholique ou ses deuxparents étaient pratiquants. 

À l'automne 2010, le Congrès juif Québécois rencontrait pour la deuxième fois des étudiants de l'UQAM. On y rappela entre autre, comment les rapprochements entre juifs et catholiques continuaient de se faire et comment cela avait déja été le souhait du cardinal Paul Émile Léger comme celui du cardinal Monseigneur Turcotte. Mais ce désir de dialogue inter religieux accru devrait aussi nous rappeler une chose. La majorité des immigrants qui arrivent au Québec aujourd'hui proviennent souvent de pays ou les valeurs religieuses et familiales sont demeurées beaucoup plus fortes que parmi les Québécois dits de souche. Et cela a des répercussions majeures. On demande souvent aux immigrants de s'intégrer rapidement à la societé majoritaire francophone. Mais comme me le disait un jour une femme d'origine afghane, par ailleurs très ouverte et moderne, «à chaque fois que j'écoute les Québécois je les entends être contre quelque chose. Pour quelle chose êtes vous donc en faveur?» Aussi difficile cela puisse-t-il être à entendre pour certains, il faut désormais avoir le courage de poser cette question. Quel est l'attrait pour un immigrant (aux racines religieuses et ethniques fortes via son attachement à son pays d'origine, sa fierté d'appartenir à sa disapora) de s'intégrer à un groupe qui bien que reconnu comme peuple depuis 2006 ne se comporte jamais comme tel? Ce même peuple qui a largué sa diaspora avant même d'être un pays (disparition du concept de canadien français) et a coupé ses racines avec le passé en disant que tout ce qui s'était fait au Québec avant 1960 ne valait rien et ce très souvent sans grand discernement.

Mettez maintenant cela en relief avec le grand respect du passé et de la mémoire propre à la communauté juive et vous avez cette déclaration de Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté, de l'immigration et du multiculturalisme, pour marquer la célébration de Hanoukka en 2010 :« Hier soir au coucher du soleil était le début de Hanoukka, une fête juive commémorant la reconsécration du Temple et le triomphe du judaïsme contre la tyrannie d'un oppresseur étranger et impie, il y a de cela plus de deux mille ans. Ayant été témoin de la profanation de leur Temple et des tentatives de corruption de leur religion, le peuple juif, dirigé par les Maccabées héroïques et croyants, a lutté avec succès pour rétablir la pratique de leur religion. Cette fête se célèbre le soir par l'allumage d'une menora, symbole du miracle de l'huile pure, qui a brûlé miraculeusement pendant huit jours après la libération du Temple. Comme l'indique les registres contemporains, Juda et ses frères et toute l'assemblée d'Israël ont décrété que, à chaque année pendant cette saison, on célèbrerait la consécration de l'autel avec joie et allégresse pendant huit jours, à compter du 25e jour du mois de kislev. Cette fête importante fournit à tous les Canadiens une excellente occasion de réfléchir à l'importance de la foi, des rituels et des traditions, ainsi que des contributions remarquables que les membres de la communauté juive ont apportées au patrimoine riche et diversifié de notre pays. À titre de ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, j'offre mes meilleurs vœux de bonheur et de félicité aux personnes qui célèbrent Hanoukka au Canada et partout dans le monde.» Ajouter à cela tous ces autres signaux positifs donné par Stephen Harper envers la communauté juive, puis le refus de toute critique des conservateurs envers Israel, et on comprend aisément pourquoi lors des élections ayant donné une majorité au gouvernement conservateur, les juifs canadiens ont pour la première fois voté davantage pour le parti dirigé par Stephen Harper que pour le parti libéral. Un renversement historique totalement impensable il y a une vingtaine d'années seulement.

Cette attitude de méfiance d'un grand nombre de Québécois dits de souche envers les religions trouvait de nouveau un écho dans l'actualité en décembre 2010 lorsque le gouvernment du Québec annonça qu'il interdisait désormais tout enseignement religieux dans les CPE et les garderies. Lorsque j'appris cette nouvelle je me suis immédiatement dit que l'on ignorait probablement qu'enseigner l'histoire de la religion juive à de jeunes enfants c'est aussi leur enseigner leur histoire en tant que peuple donc avec des inévitables connotations culturelles, historique et ethniques. Mais ce que cet évènement montrait, c'est à quel point nous avons désormais dissocié religion et culture. Bien sur il fallait se défaire du caractère oppressant de la religion d'antan mais depuis ce temps bien des choses ont changé. On demandait un jour à Bill Gates si il était pratiquant. Il répondit que non, tout en affirmant que ses enfants auraient tout de même une éducation religieuse en raison du caractère formateur de celle-ci. En fait ce qui fut le plus intéressant à noter dans le cas de cette épisode des garderies québécoises, fut surtout ce qu'il révéla de l'affiliation politique. Auparavant le Congrès juif Québécois avait accusé le parti Québécois de faire glisser le Québec vers l'intolérance avec sa croisade pour la laïcité. Dans le cas de cette initiative du parti libéral sur les garderies, on eut droit à une réaction beaucoup plus en demi teintes. (La presse 22 décembre 2010) «Appliquer la directive sera « la quadrature du cercle» estime Daniel Amar, directeur du Congrès juif canadien, section Québec. L'association des CPE de la communauté juive, qui relève du Congrès, s'est retirée du comité-conseil en cours de route. « On a senti que les choses n'allaient pas dans le sens du compromis souhaité «, a dit M. Amar. La représentante qui siégeait au comité, Chana Rosenberg, n'a pas voulu commenter, se disant liée par une entente de confidentialité. Selon M. Amar, « la communauté est déçue. On a le sentiment que la communauté juive fera les frais de la quête de la laïcité absolue».


On peut se dire juif sans être croyant. Pour sa part Mathieu Bock Côté se définissait un jour comme étant un catho-laïque. On commence à comprendre que la sens à donner à l'identité catholique des Québécois dits de souche ne pourra se définir qu'à travers une réflexion tenant compte à divers degrés de la notion d'identité juive. Avec ce que cela comporte de similarité mais aussi forcément, de différences majeures. À l'heure ou au Québec le «on verra» triomphe , on en est encore très loin.»

À l'été 2014 j'assistais au concert d'ouverture du festival Présence Autochtone donné par Samian. Sa foi y était bien en évidence dans deux chansons qui détonnaient dans notre environnement faussement spirituel de pacotille. 
Je n'ai pu m'empêcher de trouver cela à la fois courageux et rafraîchissant. Et c'est un agnostique qui l'écrit. De même ai-je beaucoup réfléchi à ce que j'aurais vraiment aimé entendre lorsque se déroulait le débat sur la chartre des valeurs en 2014. Je n'y ai alors rien entendu concernant la trajectoire globale des pays vers lesquels vont aujourd'hui les immigrants dont le Canada. Et pourtant cela est absolument essentiel.

Considérons un moment ceci. Partout à travers le monde les pays ou souhaitent s'établir les immigrants sont des pays de tradition chrétienne s'étant depuis plusieurs années éloignés de la lecture littérale des textes religieux. Or, ces pays sont les pays choisis par les immigrants parce qu'on y trouve une qualité de vie enviable à l'échelle mondiale. Et c'est qualité de vient précisément du fait qu'ils se sont éloignés d'une lecture littérale de la Bible qu'il s'agisse de l'ancient ou du nouveau testament. Ajourd'hui on dit de l'Islamisme radical ( qui en fait L'islam littéral) qu'il n'a rien à voir avec l'islam. Ce qui est une complète absurdité. Il n'a rien à voir avec la façon dont l'immense majorité des musulmans vivent leur islam mais il a tout à voir avec l'islam.

Pensons à la condamnation de l'homosexualité dans le passage de Sodome & Gomorrhe dans la Bible. Quelqu'un se référant à ce passage aujourd'hui pour dire que selon sa conviction chrétienne, les actes homosexuels sont répréhensibles, ne ferait pas une lecture déformée du christianisme. C'est dans le texte. Il en ferait une lecture littérale. Idem pour un juif ou un musulman se référant à ce passage. En disant lors d'un acte terrorisme commis au nom de l'Islam que cela n'a rien à voir avec la religion ou avec précisément l'Islam, on opte pour la réponse la plus contre-productive qui soit. Car on envoie le message qu'il n'y a pas de problèmes avec la lecture littérale des textes religieux au vingt-et unième siècle, ce qui est une complète aberration, et de plus, on dit aux musulmans se référant au textes de cette façon qu'il n'ont pas à changer leur lecture des choses. Dans l'Évangile selon Saint-Mathieu 5: 28: 30 on y lit: Mais moi je vous dis: Tout homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. 29 Si ton oeil droit te pousse à mal agir, arrache-le et jette-le loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.
30 Et si ta main droite te pousse à mal agir, coupe-la et jette-la loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.»

Combien de personnes dans les pays Occidentaux de tradition chrétienne font encore une lecture littérale de cela? Se poser la question c'est y répondre. Aujourd'hui on en est rendu à dire que les musulmans ne sont pas compatibles avec l'Occident. Que l'islam n'est pas compatible avec l'Occident. Deux affirmations incomplètes et par conséquent fausses. Ce qui est incompatible avec l'Occident c'est l'islam littéral. Comme le christianisme ou le judaïsme littéral d'ailleurs. Israël serait-il un État démocratique si il était composé à 75% de juifs hassidiques? En fait lorsqu'on pose la question de savoir si l'Islam est compatible avec la démocratie, la réponse à cette question s'avère en fait beaucoup plus simple. Une population musulmane fortement minoritaire est compatible avec les pays Occientaux. Une majorité musulmane de croyants assez fervents et proche d'une adhésion littérale aux textes religieux du Coran ne l'est pas. Dans aucun pays à majorité musulmane, le droit de renoncer à sa fois n'existe. Idem pour le droit d'être ouvertement gay sans aucune forme de répression sociale ou étatique ou encore pour le droit de critiquer la religion islamique. S'imaginer le contraire relève de la fiction et d'un déni de la réalité qui ne peut en aucun cas être acceptable.

Lorsque Michel Houellebecq publia son ouvrage «Soumission» en 2015 toutes les accusations habituelles d'Islamophobie à son endroit reprirent de plus belle. Mais on manqua carrément l'essentiel de son propos. Au mois d'août 2015 Houellebecq était l'invité de l'émission «On n'est pas couché». Ses propos sur la religion étaient fascinants. De l'idée qu'il y a un essoufflement de l'Occident sans religion, que celui-ci compose mal avec la perte de sa religion, etc. Un simple regard autour de soi suffit à voir qu'il a entièrement raison. Aux États-Unis Camille Paglia faisait déjà le même constant il y a quelques années en disant que l,effacement du religieux non remplacé par l'art qui l'exaltait ou s'y donnait lieu au vide artistique présent.

Tuesday, November 9, 2010

LES AUTRES ....ET LES JUIFS


Socrates er Aristotle and Heraclitus n'étaient pas de mullahs. Jesus Christ, non plus. Leonardo da Vinci et Michaelangelo, et Galileo, et Copernicus, and Newton and Pasteur and Einstein, également» -Orianna Falluci


 » Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons observer un peuple particulier, séparé des autres peuples du monde, et il est appelé le Peuple juif. Ce peuple remonte non seulement à une antiquité remarquable, mais il a aussi persisté pendant une durée longue et singulière… Car alors que les Peuples de Grèce et d’Italie, de Sparte, d’Athènes et de Rome et d’autres venus bien plus tard, ont disparu depuis si longtemps, celui-là existe encore, malgré les efforts de nombreux rois si puissants, qui ont essayé des centaines de fois de les effacer, comme leurs historiens en attestent, et comme on peut facilement en juger par l’ordre naturel des choses sur de si longues périodes. Ils ont cependant toujours été préservés, et leur préservation était prédite… Ma rencontre avec ce peuple me stupéfie… »

– Blaise Pascal, écrivain et mathématicien français

« Comme les Juifs aiment le Livre d’Esther, qui correspond si bien à leur appétit de vengeance, à leurs espoirs meurtriers ! Le soleil n’a jamais brillé sur un peuple plus assoiffé de sang, plus vindicatif que celui-ci, qui se prend pour le peuple élu afin d’avoir licence d’assassiner et d’étrangler les Gentils. Il n’y pas de créatures, sous le soleil, plus avides qu’ils sont, ont été, et seront – il n’est que de les voir pratiquer leur maudite usure. – Ils se flattent de l’espoir que lorsque le messie viendra, il rassemblera tout l’or et tout l’argent du monde et le leur partagera. Je suis d’avis qu’on brûle leurs synagogues, ce qui ne pourra pas brûler qu’on le couvre de terre afin qu’on n’en puisse plus rien voir… On devrait détruire tous leurs livres de prières, tous les exemplaires de leur Talmud où ils apprennent tant d’impiétés, tant de mensonges, de malédictions et de blasphèmes… Aux jeunes Juifs et aux jeunes Juives il faudrait donner le pic et la houe, la quenouille et le fuseau afin qu’ils gagnent leur pain à la sueur de leur nez… » -Luther (1483-1546)

«I am angry at the Jews for many things… If you want to take the example of America, how they hold the power, the economical power in so many ways, and the press and the other kind of stuff… I never realized how it happened and they came to control the media to that point. Why?-Orianna Falluci (Playboy magazine 1981)


La question juive c'est en grande partie la perception des autres envers ces derniers. Et celle-ci est évidememt très variable. On s'est étonné dans le passé qu'un ouvrage en Chine consacré aux juifs se demandant pourquoi ceux-ci avaient un talent pour faire de l'argent puisse exister sans qu'il ne soit teinté du moindre antisémitisme. Dans notre siécle actuel, ce type de simple exposé factuel objectif est appelé heureusement à devenir de plus en plus fréquent. Car il faudra bien tôt ou tard être de nouveau capable de discourir de la question juive comme on le fait pour toute autre question. Gagnant du prix Goncourt en 2010, Michel Houllebecq déclarait dans une entrevue passé que «les juifs sont plus intelligents et intéressants que la moyenne» égratignant au passage l'islam en disait que c'était vraiment la religion la plus conne. Ici au Québec Mathieu Bock Coté souvent étiqueté comme membre d'une nouvelle droite souverainiste disait aussi dans une chronique passé son admiration pour le peuple juif. «J'avoue ma profonde sympathie pour ce grand peuple écrivait-il » (journal 24 heures 11 nov 2010) De plus il y ajoutait qu'Israel n'adhérait pas au fadaise de la gauche transnationale et exercait sa souveraineté sans gêne. Kiddush HaShem is probably the greatest mitzvah a Jew can perform, and it usually concerns a Jew’s behavior in the eyes of non-Jews (that is, after all, the purpose of the chosen people — to be God’s representatives to the world). In that sense, it is obviously more likely that a Jew can serve as a Kiddush HaShem in Louisiana than in Borough Park, N.Y. (Denis prager dans le jewish Journal)

Au début des années 1990 lorsqu'elle est apparu comme une comète dans le monde médiatique américain, je me suis immédiatement passioné pour Camille Paglia. Enfin quelqu'un qui disait tout haut ce que je pensais tout bas. Il faut dire que ses prises de positions souvent imprévisibles et cette façon d'aller au delà du clivage droite-gauche traditionnel avait tout pour me plaire. Une athée qui défendait les religions et une féministe lesbienne mère d'un garçon questionnant ouvertement le féminisme traditionnel et académique. Or, Paglia écrivait aussi un jour que seuls les juifs pouvaient comprendre sa façon de penser. Pas étonnant quand on sait cela qu'elle ait interviewé ce autre juif libertarien et provocateur qu'est le shock jock de la radio Howard Stern pour le compte du magazine gay The Advocate au milieu des années 1990. Cette capacité d'aller au delà du clivage tradionnel droite-gauche propre à Paglia et à de nombreux juifs trouve d'ailleurs un de ses meilleur exemple avec le maire juif de new York Michael Bloomberg. Élu à titre de Républicain Bloomberg est en faveur de l'avortement et du mariage gay. Mais il parle avant tout pour les New Yorkais plutôt que pour le parti démocrate ou républicain.

Dans l'histoire tous se sont prononcés d'une façon ou d'une autre au sujet de la question juive. De sartre au Général de Gaulle lequel déclarait le 27 novembre 1947: "Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, mais -qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles."
Le Québec y compris a en et a encore sa bonne dose de controverses sur le sujet. Au mois de novembre 2010 la société Saint Jean Baptiste du Québec se prononçait contre le fait de nommer une rue du nom de Mordecai Richler soutenant que ce dernier, par ses écrits avait dénigré les Québécois francophones. Or, le temps a fait son oeuvre et on recommence aujourd'hui à parler de l'oeuvre de Richler avec une plus grande objectivité, en étant moins enclin aux charges émotives à son endroit. Francine pelletier qui a réalisé un documentaire sur Richler racontait un jour comment c'était l'idée de dépeindre Richler comme «le dernier des last Wild jews» qui l'avait séduite. Cette idée de le situer dans la tradition de ces juifs marqué par l'Holocauste et qui devinrent des adeptes de la liberté d'expression à tout prix, s'exprimant sans retenue parfois exagérément mais toujours avec un même souci humaniste aussi désillusionnés puissent-ils avoir semblés. On pense ici facilement à un Saul Bellow ou un Normand Mailer. On sait aujourd'hui que Richler était un personnage très différent en privé de l'image qu'il donnait de lui-même en public. Ce qui peut être dit d'ailleurs de l'immense majorité des soi-disantes grandes gueules. Ce n'est guère là une surprise.

Ajourd'hui lorsque l'on parle de la diaspora juive on parle encore principalement des pays occidentaux. Mais il est fort possible que cela doive changer dans un avenir plus ou moins proche. Même si l'essentiel de la dispora juive demeurera dans les pays dits à majorité blanche. En 2010 l'inde par exemple ne comptait qu'environ 500 juifs sur une population de 1,2 millard d'habitants. La Chine à peine 1500 sur une population de plus de un milliard 400 millions d'habitants.

Monday, November 8, 2010

EZRA LEVANT


(Nov 8 2010
The Alberta Human Rights Commission is at it again.
The latest embarrassment from this out-of-control government agency is their gift of tax dollars to a group called “Racism Free Edmonton.” It’s an ironic name, because the world view of Racism Free Edmonton is racist itself.
The Alberta Human Rights Commission is a specialist at the Orwellian perversion of language. Their counterfeit “right not to be offended” has meant the infringement of real rights, like freedom of speech.
What is Racism Free Edmonton’s advice for stopping racism? You must “acknowledge your white privilege.”
They say white Canadians “have likely harmed non-white people with our own whiteness.” Sorry, the only people I know who talk that way are race-obsessed bigots.And in case you aren’t willing to be called a racist just because you’re born white, Racism Free Edmonton has another insult for you: You’re just a racist in denial of your racism. And denying your racism “perpetuates racism.”The last time a government tried that logic was in the 1690s in Salem, Mass. There, 150 people were arrested and accused of witchcraft. Of course, most denied it — which is exactly the sort of thing you’d expect a witch to say.So let’s be a little more accurate. Racism Free Edmonton should be called Racism Edmonton. They have violated our rights as individuals to be judged on our own merits, by our own words and deeds.

On parle souvent de la montée de la droite dans le champ politique. Or rien n,est plus intéressant à consédier que ce positionnement des réprésentants les plus en vue de la droite sur la question juive. En fait tout se passe comme si la droite devenait de plus en plus pro israelinne avec certaines exceptions. Des exceptions soiet trop à droite ou trop à guche, si Lon peut dire. Dans une entrevue passé jean Marie le pen s'était dit choqué de traimtent fait par les iraelins lors de l'invasion de Gaza comme il s'était dit en désaccord alors ce double standard voualnt que si LIran devait être condamé pour son programme nucléaire , il était étrange que d,autres pays s,étant doté de cette m^me arme secrètement ne le soient pas.

Wednesday, November 3, 2010

ERIC ZEMMOUR


Si Finkielkraut est incontournable pour contaster le changment de plusieurs juifs sur le spectre politique traditionnel, celui de Eric Zemmour l'est tout autant.Dans son ouvrage le premier sexe "L'homme idéal est une vrai femme. Il a rendu les armes»
Mais là ou Zemmour était à son meilleur fut lorsque à Ardisson il expliqua dans la plus pure tradition d'anti rectitude politiuque ambiante que le jeune de banlieue à la fois fantasmé et hai était devenu le fanstasme de la viriltié. Ajoutant que seuls les memebres de communautés ethniques préservaient une conception traditionnelle de la virilité et de la masculinité. Suite à ces propos plusieurs personnes lui sont tombés de ssus. Il aurait du regarder un certain site gay pour voir à quel point Zemmour visiat juste:




Mais ce n,est pas cette controverse qui a valu à Zemmour mais bien plutôt cette autre en 2010 lorsqu'Il avait affirmé que si les noirs et les arabes étaient davantage contrôlés par la police c,est parce que ils représentaient statistiquement la plus grande proportion des fauteurs de trouble. De l'anti racisme il affirme que c,est maintant un cause de bien pensants pour une certaine élite française et occidentale. Il est ici inadmissible que de simples propos factuels comme ceux là lui eurent valus des poursuites en justice. Cependant il est permis de se demander certaines questions. Masi lorsqu'il s,agit de chses factuelles il est clair qu'existe encore aujourd'hui certains double standards.

De l,islam il dit quela ghettoisation est accentué par le fait qu il s,agit là d'un mode de vie et d'une culture, d'une religion et d,un code civil. Comme Finkielkraut Zemmour est souvent à l'avant plan des débats sur l'immigration et l'identité nationale. Il citait un jour le Général de gaulle en disant que certes la France pouvait accueillir une immigration mais qu,elle devait rester «unpays de race blanche, de culture gréco-latine et de religion chrétienne» . Au mois de décembre 2010 Marine Le pen causait un tollé après avoir comparé les musulmans qui priaient dans certaines rues de Paris à une forme d'occupation sans les soldats et les blindés. Commentant l'affaire, Zemmour affirmait que cea s'appelait bien l'occupation d'un espace public illégal en français. Mais ce qui est intéressant ici c,est qu'il fallut que Michèle trabalat démographe respectée souligne qu'il ait fallu attendre que Marine LeP en souligne le problème pour que tout le monde en prenne conscience: «Il y a un problème réel qu'elle a soulevé avait-elle dit» tout en ajoutant que en Algérie on interdit les prières dans la rue»

AlAIN FINKIELKRAUT


À l'été 2011 c,est l,affaire Dominique Strauss kahn qui défrayait les manchettes. O alors qu'on ne savait encore pratiquement rien de ce c'était vraiment passé entre l'ex patron du Fonds monétaire international et une femme de chambre dans un hôtel New Yorkais, les hypothèses les plus folles circulaient . Un fait qui bien sur, n"échappa pas à Finkelkraut qui lors d'un entretien à la télévision française déclairait en fustigeant le terrorisme intellectuel ambiant: «on en déduit le procès de l'Occident, le procès du mâle blanc, le procès de la domination masculine, le procès de séduction à la française, le procès de l'hétérosexualité,...et m^me le procès de la pénétration vaginale». Ajoutant que les qualités d'un homme politique sont aussi spécifiques, il ajoute en se demandant ironiquement s'il eut valu mieux ne pas élire Churchill qui a sauvé l'Europe parce qu'il était alcoolique ou Nixon au lieu de John F Kenndedy parce que ce denier était un «sexual addict comme il ne s'en fait plus»... Il conclut de cette affaire qu'effectivement le terrorisme intellectuel peut parfois être ridicule et que dans le cas de cette faiffaire, on avait précisément assité à «une grande séquence de ridicule»

«Je demanderais encor une fois que l'on sache faire la différence entre les femmes abusées réduites en esclavage et les femmes qui préfèrent se protituer plutôt que d'être cassières de supermarché. Kant parlait «du bois tordu dont est faite l'humanité» Il ne nous revient pas de redreser ce bois tordu. Finkielkraut dit adorer cette phrase de Lévinas dont il se revendique: «Ma liberté n'a pas le dernier mot. Je ne suis pas seul»

Au mois d'août 2011 le Canadian Jewish News écrivai deFinkielkraut: (il) aurait sans doute choisi un autre roman de Philip Roth, probablement Pastorale américaine, s’il n’avait pas subi “une mésaventure” qui le rapproche du personnage principal du roman La Tache, Coleman Silk, qui est accusé d’avoir tenu des propos racistes envers ses étudiants.“Coleman Silk est aussi traité de raciste. Le racisme lui est accolé comme une sorte de tare éternelle. On essentialise le racisme comme autrefois les racistes essentialisaient l’objet de leur mépris. Il y a là une sorte de symétrie qui est tout à fait révélatrice et inquiétante”, constate-t-il.

CULTURE ENTREPRENEURIALE



“I’m very competitive. I’m not sitting back and passing the mantle. You’re going to have to rip it from my shoulders.”-Joan Rivers


Parler d'argent c'est nécessairement parler de culture entrepreneuriale. Au Québec tous les partis semblent s'être désormais mis d'accord sur cette question depuis
 un bon moment déjà.
Sans parler des commentateurs politiques. Il y a eu Alain Dubuc et son éloge de la richesse, ou encore
Pauline Marois qui disait qu'il fallait désormais se
 concentrer pour faire en
 sorte que les Québécois
 soient plus riches, un discours depuis repris par Pierre Karl Péladeau.

 Mais la question était déjà dans l'actualité en juin 2011 alors que François Legault et Charles Sirois présentait la vision économique de
 la Coalition pour
l'avenir du Québec,
laquelle n'était alors pas encore officiellement un parti. Legault rappela alors de façon intéressante qu' alors que aucune autre entreprise n'avait davantage investit au Québec que Alcan on avait laissé partir cette dernière sans faire d'efforts pour conserver ce siège social. Quand à Charles Sirois il évoqua l'importance des valeurs entrepreneuriales que sont par exemple la créativité , l'audace et la persévérance. Mais Legault fit bien de rappeler que la présence de sièges sociaux dans
une ville, c'est bien plus que ce seul siège social lui-même. Il rappela ainsi que les projets de développement se font souvent près des sièges sociaux, et que c'est aussi
 près de ces mêmes
sièges sociaux que se
 font souvent les grands
 investissemnts et dons
 de nature
philanthropique.



Or on oublie encore ici une donnée fondamentale lorsque l'on parle de cette fameuse culture entrepreneuriale. Comment peut -on en effet parler objectivement et de façon productive de celle-ci
, voire de tradition
philanthropique qui l'accompagne souvent, si on ne peut pas parler objectivement de traditions bien établies en ce domaine, à savoir celle des juifs. Le maire de Montréal Denis Coderre ne décrivait-il pas lors d'une cérémonie passé en mémoire de l'holocauste que les juifs étaient un «peuple de bâtisseurs?»


 Historiquement les juifs en Amérique du Nord ont été derrière la création de plusieurs entreprises importantes. Sans compter Hollywood. Le documentaire Hollywoodism retrace d'ailleurs très bien cette histoire par laquelle un groupe d'immigrants juifs Européens se trouve à la base de la création de Hollywood. Mais il y a bien d'autre exemples; dans le domaine du textile en particulier: Il y a eu la compagnie de jeans Levi's qui fut au dix- neuvième siècle crée par l'immigrant juif du même nom. Puis la famille Fisher qui a elle crée la marque de vêtements Gap. On songe également à Calvin Klein, Donna Karan, Marc Jacobs, Issac Mizrahi ou Ralph Lauren de son vrai nom Ralph Lifschitz lequel décida à 16 ans d'opter pour le nom de Lauren convaincu que cela était alors nécessaire pour obtenir du succès. Aujourd'hui cette culture entrepreneuriale se poursuit dans le monde des nouvelles technologies. Qu'il s'agisse de Michael Dell fondateur de la compagnie du même nom ou encore de Sergey Brin un des co-fondateurs de Google. Enfin plus près de chez nous est-il besoin de rappeler que feu Ben Weider commença à créer son empire de produits et magazines de musculation à l'âge de 17 ans ici même à Montréal? 

Dans son ouvrage passé intitulé Éloge de la Richesse Alain Dubuc écrivait qu'il fallait s’attaquer à un mythe bien enraciné qui consiste à croire qu’une société doit faire un choix entre la justice et la prospérité, qu’il est impossible d’avoir les deux en même temps, et que les progrès d’un côté se feront inévitablement au détriment de l’autre. Cette évidence a toujours été quelque chose qui va de soi dans le monde juif. Le don de la collection Napoléon de Ben Weider au Musée des beaux-Arts de Montréal a été possible parce que au départ la compagnie de produits de culturisme Weider a existé. Les multiples fondations du milliardaire Georges Soros (juif né en Hongrie) sont possibles pour des raisons  similaires.



Au Québec on fait souvent état d'une absence de relève dans le monde des affaires. On évoque l'absence d'une culture entrepreneuriale. Or le problème est facile à cerner. Nous avons une conception de loin, beaucoup trop limitée de ce qu'est un entrepreneur. Comment peut-on en effet parler d'entreprendre sans parler des grands artistes du présent comme du passé? Picasso et Miro furent en terme d'efforts déployés et de travail acharné deux des plus grands entrepreneurs . Idem pour Andy Warhol ou aujourd'hui un Anish Kapoor.

Comment au Québec remédier au problème de la relève, et de façon plus précise à ce même problème parmi le Québec francophone? Très simple. La solution passe par l'étude sytématique de l'histoire de l'art. Car si celle-ci est un antidote éprouvé contre l'inculture de même qu' à une notion mal comprise d'utilitarisme, elle est également un parfait antidote à une certaine go-gauche sévissant trop souvent dans certains milieux. Que l'histoire de l'art ne soit pas un sujet obligatoire au secondaire et au Cégep relève en tout cas d'un manque de vision criant.

Car qu'est ce que cette même histoire de l'art? Le sujet le plus complet qui soit: On touche à des notions d'économie, des notions relatives au marché de l'art, à la chimie des matériaux, la littérature, la philosophie, la sociologie, le théâtre, la photographie, l'histoire mondiale des religions et j'en passe. D'ailleurs, l'étude des diverses religions via l'histoire de l'art offrirait une formation et une base de connaissances beaucoup plus solide que le cours actuel d'éthique et de culture religieuse.

Aux États-Unis on oublie souvent que Camille Paglia est d'abord et avant tout une historienne de l'art. On ne retient d'elle trop souvent que sa position auto- proclamée de féministe anti-féministe. Mais elle disait aussi un jour: «I want to promote the introduction of art history in primary schools and convince the général public that, even
in a period of economic crisis, arts funding is an absolute necessity at he federal, state and local levels».

Elle soutient également que dans l'histoire c'est le capitalisme moderne qui fait que les femmes n'ont jamais eu autant de choix qu'à n'importe quelle autre moment de l'histoire auparavant. De la même façon elle soutient que la renaissance du monde des arts aux ÉtatsUnis passe par un nouvel ancrage autour de la question religieuse. Que ce soit sous forme d'opposition ou non. À ce chapitre on ne peut que lui donner raison. Sans l'idée religieuse dans le décor, la vision à long terme nécessaire à toute véritable démarche entrepreneuriale, se trouve à être forcement incomplète et déficiente en terme d'envergure. Une chose que l'on tarde encore à comprendre en raison de notre manque de vision élargie dans le temps et la géographie que procure l'étude de l'histoire de l'art.  



ARTS VISUELS




«Celui qui influe, celui qui est dans l’avant garde, celui qui voit et devine les problèmes avant les autres, celui qui, par l’un ou l’autre de ses membres, dans les domaines artistiques, intellectuels, philosophiques, politiques, financiers, est devant.»
Jacques Attali parlant des juifs


On le sait le monde des arts visuels est marqué par l'influence de la philanthropie juive. Mais il a été aussi marqué depuis plusieurs années par certains critiques importants tout comme par certains artistes. Dans la seconde moitié du vingtième siècle ce furent les critiques New Yorkais Clément Greenberg et Harold Rosenberg qui jouèrent une rôle promodial. Les théories entourant les arts visuels étaient alors nombreuses et vivement discutées.  À un tel point que cela inspira à une autre homme juif Tom Wolfe son cèlèbre petit ouvrge satirique «The painted Word» en 1975 et dans lequel il ironisait en se moquant un peu de toutes ces théoties tentant d'expliquer une oeuvre d'art et qui se présentaient alors comme des éléments préalables
incontournables à la compréhension d'une oeuvre donnée. Puis il y eut un autre homme juif: Henry Geldzahler conservateur d'art moderne au Metropolitan Museum of Art. Gay et plutôt intellectuel, il joua un rôle de première importance dans la carrière d'Andy Warhol en plus de compter parmi son cercle d'amis proches. Chaque soir avant de dormir comme chaque matin au lever, Warhol s'entretenait au téléphone avec lui. Beaucoup se sont d'ailleurs demandé si les deux avaient été intimes à un moment ou à un autre. Et que dire de la série des dix portraits de juifs intitulé «Ten Jewish Genius» de ce même Warhol. Des portraits et une série qui fut attaquée dans les années 1980 en étant alors taxée d'opportunisme crasse, mais dont on apprécie beaucoup mieux la valeur historique aujourd'hui, voire simplement l'esthétique. Comme ce meilleur portrait de la série, celui d'un Franz Kafka. Influent dans la carrière de Warhol fut aussi le marchand d'art juif Irving Blum. C'est ce dernier qui exposa le premier les fameuses boîtes de soupe Campbell de Warhol à sa gallerie de Los Angeles en 1962. Ce même Irving Blum qui disait un jour sous forme de boutade qu'il avait désormais le même âge que les artistes qu'il avait aidé à lancer mais que si ils étaient devenus plus célébres que lui, il était en revanche devenu plus riche qu'eux.

Aucun nom par ailleurs n'évoque mieux les liens étroits entre la philanthropie juive et le monde des arts que celui de Peggy Guggenheim. Celle qui professa toujours avoir été davantage intéressée par la littérature et être arrivée aux arts visuels un peu par accident n'en joua pas moins un rôle capital dans la promotion du surréalisme européen aux États-Unis puis dans la création de ce mouvement que l'on nomme l'expressionisme abstrait. Du côté de l'Angleterre, un autre patron des arts juif s'impose. Celui de Charles Saatchi. Cet ancien publicitaire est devenu l'un des collectionneurs les plus important et plus influent du pays en plus d'avoir promis de léguer cette même collection à l'Angleterre après son décès. Saatchi s'est entre autre rendu cèlèbre par cette habitude qu'il a de dénicher très tôt les futures valeurs montantes du marché de l'art alors que celles-ci ne sont même pas encore sous le radar. De même il se disait plutôt ravi de toute la spéculation ultérieure que cela avait pu entraîné a sa suite, affirmant que les artistes avaient besoin de beaucoup de collectionneurs et de toutes sortes de collectionneurs.

 Stephen Jarislowsky, grand investisseur boursier est chez nous un autre exemple d'un collectionner passionné qui sait qu'il faut avant tout être bien informé.  

Enfin on ne peut passer sous silence le rôle majeur que Léo Castelli a joué dans l'art du vingtième siècle. Il eût un rôle pivot dans tous les mouvements artistiques importants de l'après seconde guerre mondiale aux États-Unis. Tous les grands artistes lui furent associés d'une manière ou d'une autre: Robert Rauschenberg, Andy Warhol, Jasper Johns, Frank Stella, etc. Un simple survol de monde de l'art et de son marché permet donc de voir rapidement à quel point nous faisons fausse route lorsque pour parler de l'absence de philanthropie dans le monde de l'art parmi les Québécois dits de souche , on y oppose celle prétendue du monde anglo-saxon protestant. Certes il y a de grands collectionneurs et de grandes figures du monde protestant. Mais les exemples juifs sont en proportion beaucoup plus nombreux et ce encore aujourd'hui. Que ce soit Leonard Lauder héritier de l'empire des cosmétiques Estée Lauder associé au MOMA de New York , Elie Broad magnat juif américain de la finance associé au MOCA de Los Angeles ou encore deux des plus grands collectionneurs au monde que sont aujourd'hui le bijoutier juif de Londres Lawrence Graff, ou Roman Abramovich...

Si les collectionneurs juifs sont nombreux, on compte aussi certaines figures juives importantes parmi les artistes eux-mêmes; Marc Chagall, Modigliani, ou un Roy Lichtenstein par exemple.

Petit à petit le marché de l'art contemporain tente de se développer au Québec. Mais le bassin de collectionneures reste limité. Il y aurait quelques pistes de réfléxionà chercher du côté du monde juif. Mais surtout il a aurait un sérieux coup de barre à donner pour faire en sorte qu'un véritable cours d'histoire de l'art soit obligatoire à l'école. Je dis bien un cours d'histoire de l'art et non pas un cours de bricolage baignant dans la psychologie à gogo insipide de l'expression de soi sans sérieux bagage culturel préalable. 

Monday, November 1, 2010

LE NÉO CONSERVATISME JUIF


Dans toutes les analyses conservant la montée du néo-conservatisme en Europe comme en Amérique du Nord, l'absence de prise en considération de la question juive mène à d'importantes lacunes. En fait en moins de 40 ans les juifs sont passé de piliers pour l'avancement des causes progressiste à l'avant plan des principales figures dénonçant les excès ayant été engendés par le combat pour ces dernières. À L'autome 2010 le «columnist» Ezra Levant bien connu du canada anglais prononçait une conférence à l'invitation du réseau Liberté Québec. Or on a beaucoup parlé de ce réseau plaidant pour un état allégé, mais on a fait peu de cas de ce qui fait aujourd'hui précisément que beaucoup de modérés passent de plus en plus dans le camp des consevateurs. Le 1 novembre 2010 ce même Ezra Levant en donnait un bon exemple dans le Toronto Sun en écrivant que Amsterdam était désormais devenu la capitale du gay bashing en Europe grâce ses milliers de jeunes immigrants musulmans. Mais surtout il se demandait pourquoi tant de crimes commis à l'endroit des gays faisait aussi peu la manchette lorsqu'ils étaient commis par des membres des minorités plutôt que par un jeune blanc. Également il se demandait à raison pourquoi les organisation féministes étaient-elles aussi silencieuses lorsque venait le temps de condamner avec force les crimes d'honneur commis dans la communauté musulmane. Pas étonnant que en France Alain Finkielkrau également juif dénonce cette nouvelle alliance islamo-gauchiste.

L'anti-sionisme de l'extrême-gauche est la manière élégante d'être antisémite-Roger Cukierman CRIFRoger Cukierman

Ce que l'on voit ici mais qui est souvent passé sous silence c'est que le conservatisme culturel doit une bonne part de son succès à de nombreux commentateurs juifs. Et ici l'utilisation du mot conservatisme culturel n'est pas nécassairement dans un sens péjoratif, souvent bien au contraire. Pensons à Camille Paglia par exemple. Celle-ci disait un jour que seuls les juifs pouvaient comprenre sa mentalité et son état d'esprit. Voici une libertarienne auto-proclamée , étant athéiste mais défendant sur toutes les tributes l'importance d'enseigner la grande tradition artistique occidentale ainsi qu'une histoire approfondie de l'étude des religions. Elle souligne aussi que l'avant garde est mort depuis longtemps déja avec Andy Warhol et qu'il est désormais temps de passer à autre chose. Le tout, en écorchant au passage cet art stérile s'attaquant puérilement aux symboles du christianisme par exemple alors que cela ne comporte plus aucun risque. Sur ce point je ne peux qu'être d'acccord avec elle. Les étudiants d'aujourd'hui ont cruellement besoin d'un retour à l'étude de la chronologie de base des grands évènment du passé, qu'ils soient économiques ou culturels.

Ce qu'on appele ce néo conservatime chez certains est en fait souvent le fait de commentateurs juifs étant les premiers à réagir aux excès de la gauche dans l'autres sens. Un autre exemple probant est celui de Christina Hoff Sommers. Elle fut pratiquement la première à aller à contre -courant avec son ouvrage The War against Boys en 2001 alors que le question de sous performance des garçons à l'école commencait à peine à ne plus faire l'objet d'un étrange silence.

Dans le passé Milton Friedman cet économiste souvent associé à l'influence majeure de l'ère Reagan se confiait ainsi lors d'une entrevue en 1972: Despite this record, for the past century, the Jews have been a stronghold of anti-capitalist sentiment. From Karl Marx through Leon Trotsky to Herbert Marcuse, a sizable fraction of the revolutionary anti-capitalist literature has been authored by Jews. Communist parties in all countries, including the patty that achieved revolution in Russia but also present-day Communist parties in Western countries, and especially in the U.S.,[5] have been run and manned to a disproportionate extent by Jews—though I hasten to add that only a tiny fraction of Jews have ever been members of the Communist party. Jews have been equally active in the less- revolutionary socialist movements in all countries, as intellectuals generating socialist literature, as active participants in leadership, and as members.
Coming still closer to the center, in Britain the Jewish vote and participation is predominantly in the Labor party, in the U.S., in the left wing of the Democratic party. The party programs of the so-called right-wing parties in Israel would be regarded as “liberal,” in the modern sense, almost everywhere else.»