Saturday, December 25, 2010

LA QUESTION GAY



On peut difficilement parler de la question gay sans parler de la question de l'activisme social historique juif. En fait les parallèles sont très nombreux entre les communauté juive et gay. Aujourd'hui on fait remonter un des évènements clés de la libération homosexuelle à Harvey Milk cet américain fils de juifs lithuaniens et conseiller municipal de San Francisco qui fut assasiné dans les années 1970. Mais l'histoire de l'activisme gay compte bien d'autres membres influents de la communauté juive et ce, dès le début. Bref une riche histoire depuis les émeutes du Stonewall Inn ce bar de New York en 1969 jusqu'à la légalisation du mariage gay par la cour Suprême des États-Unis en 2015. Pour une, Bette Middler a commencé sa carrière en chantant dans un sauna gay de New York. Pendant ce temps Barbra Streisand succédait progressivement à Judy Garland comme icône gay pour une autre génération. Aujourd'hui plusieurs éléments qui se retrouvent dans la comnunauté gay rappelent fortement des éléments propre au monde juif.

Ainsi, on a longtemps dit de
Woody Allen ou d'un autre juif
critiquant un peu trop ouvertement sa communauté qu'il
est un «self hating jew». De
même on dira d'un homme gay
trop critique envers sa
communauté qu'il est un «self
hating gay man». ( Un homme gay qui se déteste). Il y a aussi,
renvoyant au concept de gay dans
 le placard, celui de juif dans le
placard. Bien sur à Hollywood
les intersections entre le monde
gay et le monde juif sont
nombreuses. Après le succès du
film Priscilla Queen of the
Desert, Steven Spielberg y était allé de sa version
américaine si l'on peut dire, avec
son film «Thanks for Everything
 Judie Newmar » mettant
également en vedette des drags
queens. À l'été 2015 une décision de la cour Suprême des États-Unis légalisait le mariage gay à travers le pays. Partout on souligna alors la rapidité des progrès de la communauté gay qui des émeutes de Stonewall en 1969 était arrivé à cette légalisation du mariage gay en moins de 50 ans. Or un autre évènement impliquant un hommes juif nous rappele que la route fut parfois cahoteuse. En 1979 l'artiste américain et sculpteur juif George Segal se fit offrir de faire une sculpture commémorant les 10 ans des émeutes de Stonewall. Auapravant il avait souhaité que cette même sculpture fut réalisée par un artiste gay, mais devant le refus de ces derniers, il accepta finalement. On peut y voir deux couples un d'hommes un autre de femmes dans des gestes simples emplis de tendresse l'un pour l'autre. Aujourd'hui cette sculpture ne cause plus aucun problème. Mais longtemps elle fit l'objet de réprobations et fut même vandalisée à plus d'une reprise. Un jour Segal expliqua que bien qu'étant hétérosexuel il pouvait facilemt s'identifier à ce que pouvait ressentir ses amis gays.

Avec autant de similitudes, pas étonnant que le monde gay, à l'instar du monde juif compte autant d'organisations de défense. Et pas étonnant que dans les deux cas certaines démarches donnent l'effet contraire de celui désiré. Une réalité du au fait que trop souvent les organismes de défense ne font plus toujours la part des choses en décidant de se prendre systématiquement pour des firmes de relations publiques. Heureusement il y a des cas isolées. Ainsi après qu'une chanson du groupe Dire Straits datant de 1985 eut été interdite sur les ondes au Canada, le conseil des gays et lesbiennes et son président Steve Foster notait que cela était complètement ridicule et faisait en sorte de passer à côté du vrai problème.

Un autre personalité incontournable quand il s'agit de mettre en relief l'importance des juifs dans l'activisme gay est celle de Larry Kramer. En 1978 déja il provoquait de fortes réctions en publiant «Faggots» dénonçant les excès d'une promiscuité homosexuelle alors à son apogée avant l'arrivée du Sida. Puis il fut l'un des plus ardent défenseur de cette même cause. Au mois d'avril 2011 il se confiait au webzine www.salon.com. Encore là, même à 76 and, il continuait de s'insurger contre nombres de choses: « I think there's still an awful lot of meaningless sex going on and the infection figures are still much too high and going up, so obviously there's still too much careless sex going on. I don't want to come out of this sounding like this prude. I never said don't have sex, but what's so hard about using rubbers? It doesn't seem to require much intelligence to figure that one out. I don't have much sympathy for people who seroconvert now, who know about AIDS. I don't care if you were on drugs or whether you were out of it in the heat of passion or whatever. Your cock is a lethal instrument. It can murder people».....Enfin il y allait de cette affirmation toute aussi suprenante qu'intéressante à considérer du point de vue de la question identitaire: «I am a gay person before I’m anything else. I’m a gay person before I’m a white person, before I’m a Jew, before I’m a writer, before I’m American, anything. That is my most identifying characteristic and I don’t find many people who would say that. The polls say the same thing: People do not identify themselves as gay. And that’s too bad. In fact, it’s tragic.». Une position comme une autre mais avec laquelle je pourrais difficilement être en accord.

Pour un le fait que je sois gay ne constitue pas ma forme d'identification première. Et ce, même si je crois que tous les discours visant à affirmer que l'homosexualité ne concerne pas d'abord le sexe sont absurdes. Si dans l'histoire le monde juif a fortement contribué au combat pour l'émancipation des gays, le rapport des gays avec les juifs et par extension avec le monde religieux demeure plus complexe. Bien sur certains juifs sont opposés aux droits des gays. Par exemple les ultra-orthodoxes et ce, pour des raisons évidentes. Mas dans l'ensemble la position juive sur l'homosexualité n'a rien à voir avec celle de l'ensemble des pays à majorité musulmane.

À l'été 2015 cette nouvelle qui passa encore une fois beaucoup trop sous le radar de nos organisations go-gauches si avides de collaborer avec les islamistes au nom de la diversité
Le premier ministre Malaysien, Najib Razak, a annoncé lors du séminaire international sur l’Islam modéré tenu à Bangi Selangor (sud de Kuala Lumpur) que son gouvernement ne comptait pas adopter tous les droits humains. Surtout ceux en conflit avec l’Islam, telle que les droits des personnes LGBT, puisque ces derniers sont, selon ses propos, des « aspects extrêmes des doits humains ».
Sa décision serait « conforme à l’enseignement islamique d’équilibre et de modération ».
Selon le Malay Mail, Najib Razak a expliqué :
« Malgré le fait que les droits humains universels soient bien clairs, nous continuons à définir les nôtres dans un contexte de respect de l’Islam et de la charia … Même si c’est difficilement défendable à l’échelle internationale, nous nous devons défendre notre explication des droits humains. »
Human Right Watch a lourdement critiqué cette vision, l’adjoint de sa branche asiatique, Phil Robertson, s’est dit choqué par de tels propos en se demandant : « La solution logique pour une telle position serait que la Malaisie démissionne des Nations Unies. Est-ce qu’elle est prête à faire cela ? » pendant ce temps Justin Trudeau en pleine campagne électorale défendait le droit de opter le nquab au Canada. Jamais ne lui serrait-il venu à l'esprit de questionner ce droit humain extrême...

Aux États-Unis un autre politicien à la fois juif et gay qui a marqué son époque fut Barney Frank. Alors qu'il annonçait son retrait de la vie politique active, son allié, le président Barack Obama, lui rendait hommage: «Ce pays n'a jamais eu de parlementaire comme Barney Frank, et la Chambre des représentants ne sera pas la même sans lui. Pendant 30 ans, il a représenté le peuple du Massachusetts et les Américains qui n'avaient pas de voix. Il a travaillé pour rendre le logement plus abordable. Il s'est levé pour les droits des américains LGBT et a lutté contre les discriminations à leur encontre. Grâce à lui, nous avons écrit la réforme du système financier la plus importante de notre histoire, et protégé les consommateurs contre les excès du système. La passion et l'esprit vif de Barney manqueront au Congrès. [Ma femme] Michelle et moi nous nous joignons à ses électeurs afin de le remercier pour ses années de service.»

Au mois de décembre 2014 les médias français faisaient grandement état du fait que des gens ouvertement gay se retrouvaient de plus en plus dans l'entourage de Marine Le Pen. Cela sembla en étonner plusieurs. Sans doute les mêmes qui s'étonnent de voir de plus en plus de juifs ralliant les parti Conservateur dont le parti Conservateur de Stephen Harper au Canada. Historiquement les gays et les juifs ont toujours voté à gauche. Mais ces votes monolithiques en ce sens seront de plus en plus une chose du passé à l'avenir.

D'abord parce que le vote religieux musulman et le vote gay sont incompatibles. Quelqu'un osera t-il prétendre que lorsque des manifestations eurent lieu en mai 2015 en Ontario contre les cours d'éducation sexuelle ou la simple mention de l'homosexualité, les minorités dites visibles n'étaient pas très bien représentées?

Deuxièmement parce que le la gauche a pris depuis plusieurs années une position de plus de plus en plus défavorable à Israël. Ce qui fait par exemple qu'aux États-Unis le magnat juif des casinos de las Vegas, Sheldon Adelson est très actif en faveur du parti républicain contrairement au philanthrope financier Georges Soros encore dans le camp démocrate. Mais en fait c'est encore un exemple juif qui a montré la voix de ce qui sera de plus en plus l'avenir des électeurs juifs et gay en terme de positionnement politique. Soit celui de l'ex maire de New York, Michael Bloomberg. Un républicain pro mariage gay et avortement mais inflexible sur les questions de désordre social et de sécurité à l'intérieur de la ville.



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