Aujourd'hui avec le racisme on ne sait plus trop de quoi on parle. Alain Finkielkraut a dit de l'anti-racisme qu'il était l'anti- communisme du vingt et unième siècle. Bref, que quelqu'un qui osait remettre en cause les accusations faciles de racisme se voyait automatiquement qualifié de salaud. On connaît très bien la fameuse phrase de Paul Nizan de l'époque: «Un anti-communiste est un chien» Idem aujourd'hui pour celui qui ose dénoncer les excès de l'anti-racisme et rappeler que l'auto-exclusion existe. Bref, que tout n'est pas qu'affaire de domination, de pouvoir, et d'oppression des minorités auréolées comme par magie de toutes les vertues. On aime perpétuer l'illusion des «méchantes majorités» contre les pauvres membres des minorités unies et solidaires dans leurs combats. Or la réalité est tout autre. Vous voulez voir ou se trouve la plus grande homophobie par exemple. Cherchez-là du côté qui se prétendent être toujours eux victimes d'islamophobie.
Bien sur on ne peut
Bien sur on ne peut
aujourd'hui parler de racisme sans parler d'antisémitisme. Mais surtout c'est à partir d'un angle souvent négligé qu'il faut en parler. Car on doit avoir le courage de voir que les excès passés et présents de la chasse à l'antisémitisme aident aujourd'hui par un effet pervers, à cimenter le concept d'Islamophobie. Et de ces accusations d'Islamophobie ce sont aujourd'hui ces mêmes juifs qui en sont les premières victimes. Car bien que relevant d'une bonne intention au départ, le désir de combattre l'anti-sémitisme et l'islamophobie sont désormais devenus au contraire des volontés de faire taire toute
critique à l'endroit des juifs ou des musulmans, et ce sans discernement. À l'été 2015 Salmand Rushdie s'exprimait pour rappeler que l'on ne pourrait faire de progrès face au fondamentalisme musulman que si l'on brisait le tabou de l'islamophobie. Tout à fait vrai. Mais on oublie une chose. Pour faire tomber ce tabou de l'islamophobie il nous faudra en même temps tomber un celui de l'anti-sémitisme. Même lorsque celui-ci n,a rien à voir avec la question Israélienne. Toute critique d'un individu ou d'une organisation juive est anti-sémite aujourd'hui? Tout réflexion critique sur un imman, ou une organisation musulmane relèvera de l'islamophobie. Cette situation ne peut plus continuer.
Parler de racisme c'est aussi parler de multiculturalisme. Au mois de septembre 2013 le Parti Québécois présentait sa chartre des valeurs québécoises. Pratiquement au même moment où en France la charte de la laïcité à l'école faisait son apparition. Or c'est également à ce moment -là que Pauline Marois avait suggéré que le multiculturalisme était à l'origine des troubles social en Angleterre. Au delà de la formulation malhabile on s'est beaucoup émue de cette déclaration. Or comme Pauline Marois l'expliqua par la suite elle ne faisait que reprendre les propos de David Cameroun sur le multiculturalisme en 2011. Il y a une question fort intéressante qui n'a jamais été abordée lorsque l'on parle de ce fameux multiculturalisme.
critique à l'endroit des juifs ou des musulmans, et ce sans discernement. À l'été 2015 Salmand Rushdie s'exprimait pour rappeler que l'on ne pourrait faire de progrès face au fondamentalisme musulman que si l'on brisait le tabou de l'islamophobie. Tout à fait vrai. Mais on oublie une chose. Pour faire tomber ce tabou de l'islamophobie il nous faudra en même temps tomber un celui de l'anti-sémitisme. Même lorsque celui-ci n,a rien à voir avec la question Israélienne. Toute critique d'un individu ou d'une organisation juive est anti-sémite aujourd'hui? Tout réflexion critique sur un imman, ou une organisation musulmane relèvera de l'islamophobie. Cette situation ne peut plus continuer.
Parler de racisme c'est aussi parler de multiculturalisme. Au mois de septembre 2013 le Parti Québécois présentait sa chartre des valeurs québécoises. Pratiquement au même moment où en France la charte de la laïcité à l'école faisait son apparition. Or c'est également à ce moment -là que Pauline Marois avait suggéré que le multiculturalisme était à l'origine des troubles social en Angleterre. Au delà de la formulation malhabile on s'est beaucoup émue de cette déclaration. Or comme Pauline Marois l'expliqua par la suite elle ne faisait que reprendre les propos de David Cameroun sur le multiculturalisme en 2011. Il y a une question fort intéressante qui n'a jamais été abordée lorsque l'on parle de ce fameux multiculturalisme.
Aprofondissons un moment l'impact que cette question de la chasse au racisme ayant perdu de vue sa bonne intention de départ pour devenir complètement délirant continue d'avoir. Le résultat est que parfois aujourd'hui les divers mouvements anti-racistes avaient même besoin parfois de s'inventer des ennemis imaginaires pour continuer à justifier leur existence. Mais surtout c'est aujourd'hui leur sens étrangement peu hiérarchique de l'indignation qui questionne. Après chaque acte terroriste commis au de 'islam fondamentaliste, il est de bon ton de dire qu'il faut se méfier de la stigmatisation et des amalgames. Mais le plus délirant est que personne ne parle des amalgames ayant donné lieu aux actes terroristes eux-mêmes. Car dans la tête des gens fanatisés religieusement, c'est bien de cela qu'il s'agit. Il n'y a pas des gens qui souhaitent une séparation du religieux et du politique, il n'y a par l'amalgame que des ennemis de l'Islam.