Que reste -t-il aujourd'hui de cette idée selon laquelle les Québécois serainet nés pour un petit pain? On a souvent associé celle -ci à l'idée d'un catholicisme québécois d'antan étant hostile à l'idée de faire des affaires et de gagner de l'argent. Mais dans quelle mesure cela explique t'-il la position passée d'infériorité économique? Pour bien comprendre cela il faut le situer et le comparer au rapport qu'ont entretenus et qu'entretiennent encore d'autres religions avec l'argent. Aux États-Unis jadis toutes les plus grandes fortunes étaient WASP (white anglo-saxon protestants) Encore aujourd'hui plusieurs de ses plus riches citoyens le demeurent. On n'a qu'à penser à Bill Gates ou aux héritiers Walton de la famille du fondateur des magasins Wal -Mart , Sam Walton. Intéressant d'ailleurs de remarquer que le véritable nom de Bill Gates est en fait William Henry Gates 111,. On voit bien là qu'il n'est pas exactement parti de nulle part , et que «Bill» passe beaucoup mieux quand il s'agit de promouvoir le American Dream et l'idée que les «rags to riches stories» existent toujours. Cependant le paysage a beaucoup changé ces denrières années avec de nombreuses fortune juives puis plus récemment asiatiques Qunat aux noirs et aux latinos, bien qu'ils comptent à eux deux pour quelque 25 % de la population américaine, ils demeurent fortement sous-représentés au sommet.
Bien sur comme Jacques Attali (auteur d'un livre sur le sujet) pourrait en témoigner, parler du rapport des juifs et de l'argent peut irriter certaines sensibilités. Il n'en reste pas moins qu'il est essentiel d'évoquer ces liens, étant donné que cette question est à l'intersection de tellement d'autres comme celle de la philantrophie par exemple. Bill Gates célèbre protestant non pratiquant disait un jour que son livre de chevet était «L'évangile du riche» du magnat de l'acier du 19 ième siècle Andrew Carnegie. Dans le cas de la communauté juive la philanthropie répond aussi à l'idée selon laquelle on se doit de redonner à la communauté. Mais surtout, au sens large la question juive pointe également vers les changements à venir. Dans une conférence passée Jacques Attali disait un jour que la proportion de juifs influents dans plusieurs domaines était inévitablement appelée à diminuer avec la montée en force de peuples «aussi intellectuellement sophistiqués que les chinois et les indiens.» Or, il s'agit là d'une observation très importante qui le sera encore davantage à l'avenir, un élement fondamental pour expliquer certaines tendances lourdes dans le monde. Depuis longtemps les puissances mondiales ont été des pays de blancs» avec en leur sein de fortes diasporas juives. L'inévitable montée en puissance de la Chine changera cela complètement et les répercussions de cela ne sont pas toujours bien saisies.
Jacques Attali était de passage à Montréal en 2002 . À ce moment on pouvait dans le Devoir (18 juin 2002): «Je suis parti du fait que, dans le monde d'aujourd'hui, il est important de comprendre les relations entre deux forces majeures qui sont l'économique et le religieux. L'attentat du 11 septembre, sur le World Trade Center, c'est une métaphore tragique d'une rencontre entre l'économique et le religieux.» Dans l'histoire, les relations des Juifs avec l'argent s'est démarquée de celle des autres religions monothéistes. D'abord, parce que «du point de vue des fondateurs du monothéisme, la création de richesse est une bonne nouvelle», dit-il. Cette richesse est bienvenue chez les Juifs, et doit servir à réparer le monde. Pendant ce temps, inversement, dans l'Islam et le christianisme, la richesse est considérée comme une malédiction, et c'est la pauvreté qui est une bénédiction. Plus précisément, la religion juive permettait que ses membres s'accordent des prêts sans intérêt entre eux, et qu'ils accordent des prêts avec intérêts aux non-juifs, alors que chez les chrétiens et les musulmans, le prêt, avec ou sans intérêt, est interdit. Durant des siècles, donc, les Juifs sont seuls à pouvoir prêter de l'argent. Ils prêtent alors un argent dont tout le monde a besoin, et chacun d'entre eux, du plus pauvre au plus riche, est forcé de le faire sous peine d'être chassé du pays où il vit. Confinés à ce rôle imposé de prêteur, les Juifs inventent des éléments de base du capitalisme: on leur attribue l'invention du chèque, du billet de banque, de la lettre de change. Fondamentalement nomade, circulant dans différents pays, souvent chassé des terres qu'il habite, le peuple juif a tout intérêt à investir dans les valeurs mobilières, partage ce qu'il fait fructifier et participe du coup à la circulation de l'argent et à la circulation des idées. Plus tard, c'est un Juif lui-même, Karl Marx, qui deviendra malgré lui l'inspiration d'une certaine forme d'antisémitisme, en associant le judaïsme au capitalisme, dans un essai publié quatre ans avant Le Manifeste, et intitulé Sur la question juive. «Pour Marx, écrit Attali, le Juif est la matrice du capitalisme; l'assimiler ne changerait donc rien à son statut. Il ne peut s'émanciper qu'avec la disparition conjointe du capitalisme et du judaïsme.»
Aujourd'hui le Québec francophone s'afranchit heuresement de pus en plus de cette metalité seln laquelle faire de l,argent est un péché. Mias pardoxalement , on déplore régulièrment le très faible taux d'entreprenariat parmi les francophones. Il y a là une hyposthése qui mérite qu'on s'y attarde.
En décembre 2010 Haim Sabamn organisait en Californie une soirée visant à amasser des fonds pour les FIDF (Friends of Israeli Defense Forces) une soirée durant laquelle fut amssée plus de 9 millions de dollard. Ce même haim Saban qui disait un jour être l'homme d'une seule cause et que cette cause était Israel. Une implication grandissante qui n'a cessé de croître depuis le moment ou dans les années 1990 il réalisa que le support pour israel fléchissait aux États-Unis. “At the conclusion of Hanukkah, we remember how the Maccabees triumphed in the face of odds,” Haim said while addressing the crowd. “Let’s not forget that the Jewish people overcame the Syrian-Greeks, the Roman empire, the Spanish Inquisition, the Russian pogroms, the Holocaust. We are a resilient people, a strong people, a successful people.” And with a defiant voice, as if he were speaking directly to Israel’s enemies, he said: “We are here to stay and stay forever.”And nothing ensures a place at the table like a whole lot of money. If there’s anything Saban knows well, it’s business—and a friendly challenge to his comrades went a long way last night when he kicked off a kind of bidding war that brought the fundraiser’s total from an initial $2.5 million to $8,750,000.
« Les choses iraient sans doute mieux si on ne culpabilisait pas les Français sur la volonté de certains d’entre eux de gagner de l’argent », a suggéré M. Bruckner.
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