Monday, July 30, 2012

LIVRE 2



MES PREMIÈRES LEÇONS DE RÉDACTIONS PAR LES FRÈRES DU SACRÉ COEUR

MA RÉPONSE….. CENT ANS PLUS TARD

EXERCICE 104 ( IMAGE DU CHRIST CRUCIFIÉ

QU'EST CETTE IMAGE? : Cette image est pour la majorité des Québécois dit de souche une image qui aujourd'hui soit les indiffère soit leur rappele un passé oppressant. On a oublié hélas qu'elle aussi une des images fondatrice de notre tradition Occidentale. Camille Paglia disait un jour que si les jeunes ne savaient pas qui était Moïse alors ce n'était plus la
peine, l'Occident était foutu. Cette image de crucifix est aussi
 devenu aujourd'hui le rappel de tout le coût de notre ignorance crasse du passé venant du fait d'avoir jeté le bébé avec l'eau du bain. En 2015 le grand recteur de la Mosquée de Paris appelait, devant la manque de lieux de culte musulmans suffisants pour suffire aux nombre de fidèles, à transformer les églises vides de France en nouvelles Mosquée. Avait-on oublié que les églises en Occident sont déjà devenus des sortes de lieux de recueillement ou l'on peut s'y arrêter pour méditer dans le silence, et ce, peut importe nos croyances. 

1-Parfois je me dis que je suis parmi les derniers qui auront eu deux parents fervents croyants. 
Mais au fil du temps cette image m'a appris aussi bien des choses. 

2-Tou petit on me disait que c'était le petit Jésus. Jamais ce Jésus qui était plutôt juif, ce dont on ne me parlait jamais. Puis aujourd'hui étranglement elle me rappele ces propos d'un Élie Wiesel disait que le monde entier passait son temps à parler d'un juif mort sur la croix alors il pouvait bien lui parler des six millions qui étaient morts dans l'Holocauste. Aujourd'hui on discute de cette image dans un contete souvent bien particulier. En ce ring têt unième siècle il arrive parfois que l'on dise qu'il faut presque la cahier dans la période de Pâques de peur de ne pas offenser les tenants d'un autre religion. Ce qui évidement est une absurdité puisque en aucun cas on ne cache le caractère juif du Hannukah ou encore le fait que le Ramadan soit la plus grande fête sacrée des musulmans. 


QUE REPRÉSENTE-T-ELLE?

1- Elle représente ce que nous petit on ne me disait pratiquement jamais. À savoir que le INRI sur la croix signifie: Ici gît le roi des juifs. 


3-En 2015 elle me rappele aussi ces propos de Mathieu Bock Côté se définissant comme un catholaïque. Elle me rappele que la mode du chrisht aux yeux bridés pour les besoins dÉvangélisation en Asie n'avaient pas encore court.


QUE NOUS RAPPELLE-T-ELLE? 

1)Tout petit on me disait que cette image devait nous rappeler que le Christ était mort sur la croix pour racheter nos péchés. Or, comme bien d'autre choses le sens se perd. Pour moi aujourd'hui elle me rappele davantage une tradition culturelle qu'une croyance religieuse. Mais de peur ce qu'elle incarne elle me rappele aussi que l'absence d"étude théologique est une grave lacune dans nos institutions. 

2-Elle me rappele aussi cette fille qui me datait qu'elle avait quitté l'église parce qu'il était inconcevable pour elle que lorsque son enfant était né, ce dernier était né dans le péché. 

3-Cette fantastique phrase de Camille paglia qui devrait être la base de la réflexion ientitaire au Québec: 
Italian Catholicism remains my deepest identity—in the same way that many secular Jews feel a strong cultural bond with Judaism. Bref sue dans lout ce début identitaire on a complètement manqué le bateau en oubliant sue les identitésaujourd'hui les plus fortes sony les identités religieuses qui font dans le sens des lectures littérales et non pas réformistes de la religion. 


QUE DEVONS NOUS FAIRE EN PASSANT DEVANT UNE CROIX? 

-Si nous remmenions davantage soin de nos chemins de croix au Québec, on s'y arrêterai pour méditer. 


QUELS SENTIMENTS DOIT FAIRE NAÎTRE EN NOUS LA VUE D'UN CRUCIFIX?



-Ce sentiment devrait en être un de vénération. 

-Or il est fascinant que pour beaucoup de jeunes il ne fait naître absolument rien, sinon un sorte de mépris quelque chose de jugé un peu ringard. 








EDUCATION


Aujourd'hui plus que jamais la question juive ne plus être laissée aux antisémites délirants d'une part, ou n'être abordée que sous l'angle du jeu constant du rituel
des excuses publiques à l'endroit de la communauté juive d'autre
 part. Il est absolument nécessaire
de pouvoir rediscuter à nouveau
 de cette question comme on le
fait pour n'importe quelle autre.
Ne serait-ce que pour la nécessité
d'acquérir une solide éducation.
Depuis un bon moment déjà,
nous avons dissocié culture et
 religion. Or quand on connaît
toutes les intersections multiples
du judaïsme avec notre monde,
on se rend rapidement compte à
quel point cela relève d'une
 erreur. Historiquement, en raison
 de l'emphase mise sur le savoir et
 la connaissance, les juifs ont
souvent été parmi les premiers à
 questionner les choses qui
n'allaient pas dans le domaine de
l'éducation. Et aujourd'hui encore
 cette tradition se poursuit avec
par exemple, un Alain Finkielkraut rappelant avec
justesse que la mémoire est
parfois aussi un projet porteur
 d'avenir.





Bien avant le projet de loi du parti Québécois sur les valeurs québécoises en 2014 on avait déjà eu un avant -goût de la difficulté de parler de la place de la religion dans la sphère publique québécoise.

Ainsi on avait abondamment parlé de cette idée qu'avait eu en 2010 le gouvernement libéral d'interdire l'enseignement religieux pour les garderies subventionnées au Québec. Avec ce que tout cela comporte de flou entre ce qui supposément relevait
 de la culture d'une part, (donc
acceptable), et ce qui relevait
davantage de la religion d'autre
 part, bref de ce qui ne pouvait
être enseigné. Peut-on imaginer
 plus bel exemple de l'ignorance
totale de la majorité des Québécois sur la question juive? Etre juif est ethnique et religieux. Ethnique et culturel. Voire
culturel et historique, etc. Parfois
une seule de ces choses pour
certains, parfois toutes ces choses
 ensemble pour d'autres juifs.
Pour tout juif non religieux, et cela est bien connu, l'identité juive relève au départ d'un point
d'interrogation.



Dans son édition du 6 janvier 2011 le Canadian Jewish News déplorait d'ailleurs que l'on ait alors pris en compte que la seule dimension religieuse du judaïsme: « QJC president Adam Atlas said that the government has not taken into consideration the concerns that the Jewish community has
 expressed over the past months.
We deplore the fact that the
directive reduces Judaism to a
 strictly religious dimension». Vu
 avec un peu de recul il est
évident qu'il fallait être naïf pour
ne pas voir que cette politique
 gouvernementale allait faire
 l'objet de contestations
subséquentes en cour. En fait, ce
dont nous avons besoin pour
aborder cette question religieuse
 dans le monde actuel, c'est d'une
vision beaucoup plus vaste que
celle pouvant être offerte par un
cours d'éthique et de culture
 religieuse au secondaire. C'est au
 Cégep qu'un cours sur les liens
entre les religions, la politique,
l'économie et les arts devrait être
 obligatoire. Ce type de cours
serait l'essence même d'une
véritable éducation multicuturelle, et non pas la vision édulcorée que nous avons aujourd'hui de cette dernière. De même, un cours sur les phénomènes religieux qui n'aborde jamais les questions de l'agnosticisme et de l'athéisme ne peut se prétendre complet comme il ne peut prétendre à développer un véritable capacité de questionnement pour chaque étudiant.

Aujourd'hui ce qui est frappant c'est de voir comment le monde de l'éducation fait l'objet de critiques tant de la part de la droite que de la gauche et souvent à partir d'arguments sensiblement similaires. La critique de la surenchère des diplômes faite par un Mark Steyn dans son ouvrage After America est similaire à celle que faisait Camille Paglia au début des années 2000 sur le monde de l'éducation. Depuis, elle a souvent dénoncé cette même surenchère du diplôme n'ayant donné par exemple aucune contribution supérieure en terme de créativité artistique. De même c'est dans les années 1990 déja qu'elle s'attaquait à cette obsession du fameux «publish or perish» universitaire faisant en sorte qu'on se retrouvait avec cette diarrhée de production et de théories souvent aussi ridicules les unes que les autres telles la théorie queer ou autre stupidité du genre. Mais c'est par son plaidoyer pour l'enseignement obligatoire de l'histoire de l'art que Camille Paglia demeure aujourd'hui la plus pertinente. C'est d'ailleurs là ou se trouve le plus important point commun de rapprochement à développer entre la droite et la gauche. Un droite de plus en plus souvent imperméable aux faits, version Tea Party américain, contre une gauche de discours de confirmation qui ne fait trop souvent que prêcher aux convertis dans son petit monde publish or perish.

Dans ses discours le colomniste Mark Steyn accusé d'être de droite soutient souvent qu'à la différence du monde Occidental qu'il voit être dans une phase de déclin et de décadence, l'islam militant n'a rien perdu de sa ferveur. Il affirme que dans le monde Occidental personne ne défend plus quoi que ce soit, en prenant plus ou moins nombre de choses pour acquises. Paglia de son côté, fait un constat un peu similaire sur le monde Occidental mais d'une façon différente. Peut-être l'humanisme séculier est-il vide?» se demande-t-elle. En tout cas sans art, poésie ou connaissance des préceptes religieux de base» il est évident que tel est le cas, soutient-elle. Dans un sens elle appuie les dire de David Horowitz ce juif américain ex- membre des Black Panthers qui plaide pour une présence acrrue des voix conservatrices sur les campus universitaires, affirmant que si on permet à des visions idéologiques de gauche de se faire entendre à l'interieur de ces institutions on doit également le faire pour des voix de droite.

Certes, tout n'est pas à refaire en éducation. Mais il est clair que sans une étude à tout le moins assez solide de la question juive, et ce pour tous au secondaire et au Cégep, on sera forcément condamné à tourner en rond sur bien des questions relatives à l'identité et à ses diverses composantes au vingt et uniéme siècle. Cet essai tentera de démontrer à quel point et dans plusieurs domaines il est capital de pouvoir rediscuter de cette question avec objectivité comme on le fait pour n'importe quelle autre.


                                           LA QUESTION DU FRANÇAIS


«La langue Québécoise est extrêmement riche. Elle est pratiquement au français ce que le Texan peut-être aux États-Unis. Les texans avec leur façon tellement imagée de parler me comblent. Des expressions comme «I'm sweating like a whore in a church» (Je sue comme une pute dans une église) pour dire: «ke suis nerveux».   -Xavier Dolan.




                                                 


                                              LA QUESTION GAY


«Quel progrès y-a-t-il à décerner des récompenses aussi ghettoïsantes, aussi ostracisantes, qui clament que les films tournés par des gays sont des faims gay»

-Xavier Dolan sur la Queer Plam à Cannes en 2014



On peut difficilement parler de la question gay sans parler de la question de l'activisme social historique juif. En fait les parallèles sont très nombreux entre les communautés juives et gay. Aujourd'hui on fait remonter un des évènements clés de la libération homosexuelle à Harvey Milk cet américain fils de juifs lithuaniens et conseiller municipal de San Francisco qui fut assasiné dans les années 1970. Mais l'histoire de l'activisme gay compte bien d'autres membres influents de la communauté juive et ce, dès le début. Pour une, Bette Middler a commencé sa carrière en chantant dans un sauna gay de New York. Pendant ce temps Barbra Streisand
succédait progressivement à Judy
Garland comme icône gay pour
une autre génération. Aujourd'hui plusieurs éléments propres à la  communauté gay rappelent fortement des choses propre au monde juif. Ainsi, on a longtemps dit de Woody Allen ou d'un autre juif critiquant un peu trop ouvertement sa communauté qu'il est un «self hating jew». De même on dira d'un homme gay trop critique envers sa communauté qu'il est un «self hating gay man». Il y a aussi, renvoyant au concept de gay dans le placard, celui de juif dans le placard. Bien sur à Hollywood les intersections entre le monde gay et le monde juif sont nombreuses. Après le succès du film Priscilla Queen of the Desert, le réalisateur juif américain Steven Spielberg y était même allé de sa version toute Hollywoodienne, avec son film «Thanks for Everything Judie Newmar » mettant également en vedette des drags queens.

Avec autant de similitudes, pas étonnant que le monde gay à l'instar du monde juif compte autant d'organisations de défense. Et pas étonnant que dans les deux cas certaines démarches donnent l'effet contraire de celui désiré. Une réalité due au fait que trop souvent les organismes de défense ne font plus toujours la part des choses en décidant de se prendre systématiquement pour des firmes de relations publiques. Heureusement il y a des cas où le bon sens a prévalu. Ainsi, après qu'une chanson du groupe Dire Straits datant de 1985 eut été interdite sur les ondes au Canada, le conseil des gays et lesbiennes et son président Steve Foster notait que cela était complètement ridicule et faisait en sorte de passer à côté du vrai problème. Une autre controverse se produisait en Décembre 2013 quand un acteur d'une série populaire américaine The Duck Dynastie s'était vu congédié brièvement de l'émission avant de voir cette décision renversée. Son »crime» ? Avoir fait référence à l'interdiction de l'homosexualité dans la Bible. Ce qui avait alors provoqué l'indignation de plusieurs dont Camille Paglia, ouvertement lesbienne, mais qui voyait là avec raison, un inacceptable empiétement sur la liberté d'expression. 

Un autre personalité incontournable quand il s'agit de mettre en relief l'importance des juifs dans l'activisme gay est celle de Larry Kramer. En 1978 déja, il provoquait de fortes réctions en publiant «Faggots» un outrage dénonçant les excès d'une promiscuité homosexuelle alors à son apogée avant l'arrivée du Sida. Puis il fut l'un des plus ardent défenseur de cette même cause. Au mois d'avril 2011 il se confiait au webzine www.salon.com. Encore là bien qu' alors âgé de 76 and, il continuait de s'insurger contre nombres de choses: « I think there's still an awful lot of meaningless sex going on and the infection figures are still much too high and going up, so obviously there's still too much careless sex going on. I don't want to come out of this sounding like this prude. I never said don't have sex, but what's so hard about using rubbers? It doesn't seem to require much intelligence to figure that one out. I don't have much sympathy for people who seroconvert now, who know about AIDS. I don't care if you were on drugs or whether you were out of it in the heat of passion or whatever. Your cock is a lethal instrument. It can murder people».....Enfin il y allait de cette affirmation toute aussi suprenante qu'intéressante à considérer du point de vue de la question identitaire: «I am a gay person before I’m anything else. I’m a gay person before I’m a white person, before I’m a Jew, before I’m a writer, before I’m American, anything. That is my most identifying characteristic and I don’t find many people who would say that. The polls say the same thing: People do not identify themselves as gay. And that’s too bad. In fact, it’s tragic.». Une position comme une autre mais avec laquelle je suis cependent  totalement en désaccord. Pour un, le fait que je sois gay ne constitue pas ma forme d'identification première. Et ce, même si je crois que tous les discours visant à affirmer que l'homosexualité ne concerne pas d'abord le sexe sont absurd. À commencer par cette idée de «gender».

Si dans l'histoire le monde juif a fortement contribué au combat pour l'émancipation des gays, le rapport des gays avec les juifs et par extension avec le monde religieux demeure plus complexe. Bien sur certains juifs sont opposés aux droits des gays. Par exemple les ultra-orthodoxes et ce, pour des raisons évidentes. Mais d'autre part, il est aussi indéniable que nombres d'hommes gay manifestent une véritable allergie à la seule mention du mot religieux. Ce qui m'apparaît être une erreur. On devient mature en se confrontant aux grandes questions qu'aborde inévitablement le phénomène religieux. Pas en voulant les éviter à tout prix. 

Aux États-Unis un autre politicien à la fois juif et gay qui a marqué son époque fut Barney Frank. Alors qu'il annonçait son retrait de la vie politique active, son allié, le président Barack Obama, lui rendait hommage en ces termes: «Ce pays n'a jamais eu de parlementaire comme Barney Frank, et la Chambre des représentants ne sera pas la même sans lui. Pendant 30 ans, il a représenté le peuple du Massachusetts et les Américains qui n'avaient pas de voix. Il a travaillé pour rendre le logement plus abordable. Il s'est levé pour les droits des américains LGBT et a lutté contre les discriminations à leur encontre. Grâce à lui, nous avons écrit la réforme du système financier la plus importante de notre histoire, et protégé les consommateurs contre les excès du système. La passion et l'esprit vif de Barney manqueront au Congrès. [Ma femme] Michelle et moi nous nous joignons à ses électeurs afin de le remercier pour ses années de service.»

Parmi les changement les plus notables en politique on a remarqué comment le parti conservateur du Canada et Stephen Harper avait complètement changé pour devenir un ardent défenseur des droits des gays. Ce changement s'explique en grande partie par la proximité de ce même gouvernement avec l'État d'Israël. C'est bien connu, sous Harper le Canada est devenu l'ami numéro un d'Israël dans le monde, devant même les États-Unis. Or la position du gouvernent conservateur et du ministre John Baird qui a dénonçait en 2013 la loi russe (entourant la soi disante propagande homosexuelle) a deux explications. D'abord elle permet de rappeler que Israel est le seul du Moyen-Orient à offrir une protection aux gays partout persécutés ailleurs dans la région. Mais ce n'est pas le seul indicateur de cette embellie avec la communauté gay.Tout cela était déjà en branle quand le gouvernement conservateur refusa de réouvrir le dossier de l'avortement. Car rappelons ici une chose. Sous Harper ce fut la première fois que les Conservateurs obtinrent davantage de voix que les Libéraux de la part de la communauté juive canadienne. Or cette même communauté supporte certes Israel, mais elle supporte également, fidèle à sa longue tradition de justice sociale, le droit à l'avortement et les droits des gays. Or, face à ces évidences, le gouvernement Harper n'a fait que s'ajuster. Une façon comme une autre de gagner encore plus de soutien auprès de cette même communauté alors que Les libéraux sous Justin Trudeau tente de reconquérir cet électorat.


Au mois de décembre 2014 on faisait largement état en France de la présence d'un soi-disant lobby gay autour de marine Le Pen. Ce qui n'était pas sans mettre mal à l'aise la vieille garde du party. Or, cette question recoupe elle un autre tabou beaucoup plus large. Ce sont les porte parole d'organisations gay qui sont souvent de gauche. Pas la majorité des hommes gays. Idem pour la question du mariage gay. Cette chose n'intéresse pas la majorité des hommes gays et de toutes façon beaucoup plus de lesbiennes que d'hommes gay sont intéressées à se prévaloir de ce droit. 



Par ailleurs un bel exemple de la façon dont le débat sur la laïcité devrait être abordé nous était donné à L,automne 2014 lorsque le PDG d'Alpe confirmait être gay. Il ajouta alors en être fier précisant qu'il considérait cela comme un cadeau de Dieu. Facile de voir qu'une lecture littérale de la Bible ne permettrait jamais pareille affirmation.


LIVRE




LE DOUBLE STANDARD DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION: LES JUIFS SUR L'ISLAM VS TOUS LES AUTRES SUR LES JUIFS


Lorsqu'on observe le monde actuel une chose est frappante en ce qui a trait à a liberté d'expression. Soit le présence d'un double standard évident en ce qui concerne la communauté juive. Bref jamais on ne peut entendre des choses sur la communauté uive dites par des non -juif s,apparentant de près ou de loin à ce que des membres des la communauté juive disent à propos des musulmans.


Il y a dans l'étude des prises de position de nombreux juifs en regard de l'islam une réalité sous-jacente intéressante. À savoir que celles-ci sont aujourd'hui souvent basées sur le déclin réel ou supposé du christianisme. Bien sur, dans l'ensemble il serait impossible de mettre tous les juifs dans le même sac et de prétendre qu'ils sont tous, soit pour l'immigration musulmane massive soit farouchement contre. Le cas de Jacques Attali est intéressant sur cette question. Il a souvent répété que l'islam était une des dimension de la civilisation Européenne et que pour l'essentiel la question était désormais de savoir comment l'Europe allait accepter cette dimension et inversement comment l'islam allait accepter sa dimension Européenne. «Il faut avoir la fierté d'admettre que l'Islam est une des dimensions fondatrice et positive du passé et de l'avenir de l'Europe» affirme-t-il. Il insiste pour rappeler que la France a besoin de rester ce pays d'accueil et qu'elle a besoin de ses immigrants. Attali remarque aussi une chose incontournable dans les conflits parfois larvés, parfois ouvertement déclarés entre les religions aujourd'hui. Car la guerre entre le Christianisme et l'Islam est essentiellement une guerre entre deux religions prosélytiques. S'ajoute à cela selon Attali une autre donnée fondamentale: À savoir que année après année, le nombre de chrétiens non catholiques augmente pus vite que le nombre de chrétiens catholiques. Cela a déja des implications majeures. On n'a qu'à penser au soutien marqué des protestants évangéliques américains envers Israel.

Dans les relations actuelles entre les diverses religions, il faudrait faire preuve d'un aveuglement volontaire assez incroyable pour ne pas voir que plusieurs parmi ceux que l'on appelle les néo-conservateurs américains sont juifs. Pour plusieurs il s'agit d'un virage à 180 degrés. David Horowitz par exemple soutenait jadis les Black Panthers, alors qu'il est aujourd'hui un de ceux dénoncant le plus farouchement l'absence relative de voix conservatrices sur les campus universitaires américains. De même, on a vu des tentaives d'alliances se former dans le passé, entre la English Defense League jugée radicale, extrémiste et anti-musulmane avec la Jewish Defense League du Canada. On retrouve aussi l'équivalent d'un virage marqué en France. Alors que en 2012 on s'inquiétait de plus en plus d'une certaine normalisation du Front National et de sa nouvelle chef Marine Le Pen, plusieurs émettaient l'hypothèse que cela était du en bonne partie à plusieurs figures médiatiques importantes telles que Éric Zemmour, Alain Finkielkraut ou Elizabeth Levy, trois figures juives bien connues dans l'Hexagone, avec leurs nombreuses interventions sur la place de l'Islam en France.

De l'autre côté, il y a aussi de nombreux juifs defendant farouchement les musulmans contre des attaques qu'ils jugent injustifiées. Le maire de New York Michael Bloomberg s'est ainsi longuement battu pour le droit des musulmans américains de construire une mosquée près du site de Ground Zéro. D'autre part, dans cette solidarité avec les musulmans pour le droit d'exercer librement leur religion, certaines alliances ne sont surprenantes qu'à première vue. Ainsi de ces juifs hassidiques de Montréal qui se prononcèrent contre toute éventuelle interdiction du voile islamique, comprenant ce que cela pourrait avoir pour conséquence pour eux dans l'optique de pression pour la laîcité se faisant éventuellement de plus en plus insistantes.

L'histoire des juifs dans les pays musulmans remonte par ailleurs à très loin. Il demeure des synagogues dans les principales villes du Maroc et Casablanca en compte plusieurs. Présente au Maroc depuis l'Antiquité, la communauté juive avait crû au cours des siècles, bénéficiant notamment de l'apport des juifs expulsés d'Espagne à partir de 1492 par les rois catholiques. À la fin des années 1940, elle comptait quelque 250 000 personnes, soit environ 10% de la population, mais elle est désormais réduite à quelques milliers, une grande majorité ayant quitté le Maroc pour Israël après la fondation de l'Etat hébreu.

Qu'en est-il de ces relations juifs-musulmans ici au Québec? Un constat inévitable. La question du statut politique du Québec colore absolument tout. En France ce sont aujourd'hui des intellectuels juifs qui sont les premiers à défendre l'idée d'une identité française, le fait que une identité nationale ce n'est pas seulement seulement une identité territoriale dépourvu de tout le reste. Au Québec lorsque cette idée est par exemple relayée par le parti Québécois, elle est aussitôt attaquée comme étant une vilaine forme d'ethnocentrisme par diverses porte-paroles de la communauté juive. Il faut dire qu'en France la démographie explique de nombreuses choses. Ce pays compte à la fois la plus grande population juive et la plus grande population musulmane d'Europe.







  

CINEMA ET CULTURE


La présence juive dans le monde de la culture a de tout temps été considérable. Le documentaire Hollywoodisme par exemple montrait bien comment Hollywood a été fondé par un petit groupe d'hommes juifs provenant essentiellement d'un même petit village en Europe. Or aujourd'hui, alors que la ligne de démarcation traditionnelle entre grande culture et culture mineure est pratiquement disparue, il n'est pas inutile de rappeler que cela est et a toujours été le propre de la culture juive de pouvoir naviguer aisément entre ces deux pôles. Encore aujourd'hui la forte présence juive demeure à Hollywood. Si elle diminue constamment en ce qui a trait aux acteurs et actrices bien connus, elle reste importante derrière la caméra. Le Studio Dreamworks par exemple fut fondé par trois hommes juifs Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen. Même l'économiste Milton Friedman mieux connu aujourd'hui pour avoir été l'apôtre du néo-libéralisme s'était déja penché sur cette question des juifs dans l'industrie cinématographique dans un entretien avec le magazine Playboy en 1972 :«The movie industry in the U.S. was a new industry and for that reason open to all. Jews became a major factor and this carried over to radio and television when they came on the scene. But now that government control and regulation has become more and more important, I am under the impression that the Jewish role in radio and T.V. is declining»

La culture populaire regorge d'autres exemples de personalités juives. Sarah Jessica Parker de la série Sex in the City, l'incontournable Barbara Streisand, Natalie Portman, Julio Iglesias, ou encore Robert Downey Jr. Alors qu'au Québec on se doit de répéter l'évidence que pour distribuer la richesse il faut d'abord la créer, cette chose en a toujours été une qui allait de soi dans le monde juif. Même dans le milieu dit culturel. L'exemple de Steven Spielberg est probant à ce chapitre. Il a fait des films qui ont connu un succès commercial retentissant afin de pouvoir documenter sur film des milliers de récits de survivants de l'Holocauste. Et il y a bien sur cette tradition proprement juive à Hollywood de créer de la culture dite populaire pour pouvoir accrocher de la soi-disante grande culture sur ses murs. Aaron Spelling était le producteur de téléséries comme Beverly Hills 90 210 ou Melrose Place mais collectionnait les Rothko, Pollock et De Kooning.

Très souvent beaucoup de gens ignorent comment le judaisme conditionne la vie de nombre de célébrités. Même là ou on s'y attend le moins. Le 6 juillet 2011 le site du Jewish Journal écrivait de Sarah Jessica Parker: «As the star and producer of “Sex and the City” Parker banks big time off the series residuals, but has also scored with two spin-off movies; the first Sex and the City movie grossed $415 million in 2008, the 2010 sequel did not do as well but clocked in at a respectable $288 million, according to BoxOfficeMojo.com. Continuing to bolster her image as a style icon, thanks to the marketable visual flair of alter ego Carrie Bradshaw (and the wildly imaginative stylings of costume designer Patricia Field) Parker earns an additional $18 million from fashion-related enterprises. She developed a line of perfumes, Lovely, Covet and Dawn, which can be found at national retailers like CVS and Kmart, and also designs a clothing line for the high-end label, Halston. Not every SJP fashion venture was so successful. Her first foray designing duds for the New York-based retailer Steve and Barry’s was, well, a dud. Her women’s sportswear line, Bitten, was discontinued after only a year on racks when the chain went under. But we won’t cry for the most successful Jewish actress in America. Coursing through Parker’s veins is a true Jewish immigrant success story. She is the daughter of a Jewish father of Eastern European decent and her great-grandfather came to America via Ellis Island, where family lore has it that his name was mistakenly changed from Bar-Kahn to Parken to Parker. In the book “Stars of David”, Abigail Pogrebin’s inquiry into the Jewish identity of celebrities, Parker spoke about her Jewish connection, lineage, lack of religious education and her love for New York as “a Jewish city.” “If we [she and husband Matthew Broderick, whose mother is Jewish] went to this temple next door, where would we begin? We’re so behind.’ In temple, it seems like you have to know what you’re doing. And it intimidates people; it certainly intimidates me. And I keep saying, `I’m not a religious person,’ but I know that’s not true; I know that I believe that there’s somebody who watches over us and he or she takes care or not, or teaches us. I really do—strangely enough–kind of cling to that.” “I have, frankly, always just considered myself a Jew…I was always responding to things that were Jewish.”

Aujourd'hui la rectitude politique bat son plein. Bien sur à moins que quelque chose à propos d'un groupe ou d'une communauté ne soi dit par un membre de cette communauté elle-même. Ainsi de cette fameuse présence juive dans les médias: (Joel Stein 19 december 2008 Los Angeles Times) «I have never been so upset by a poll in my life. Only 22% of Americans now believe "the movie and television industries are pretty much run by Jews," down from nearly 50% in 1964. The Anti-Defamation League, which released the poll results last month, sees in these numbers a victory against stereotyping. Actually, it just shows how dumb America has gotten. Jews totally run Hollywood. How deeply Jewish is Hollywood? When the studio chiefs took out a full-page ad in the Los Angeles Times a few weeks ago to demand that the Screen Actors Guild settle its contract, the open letter was signed by: News Corp. President Peter Chernin (Jewish), Paramount Pictures Chairman Brad Grey (Jewish), Walt Disney Co. Chief Executive Robert Iger (Jewish), Sony Pictures Chairman Michael Lynton (surprise, Dutch Jew), Warner Bros. Chairman Barry Meyer (Jewish), CBS Corp. Chief Executive Leslie Moonves (so Jewish his great uncle was the first prime minister of Israel), MGM Chairman Harry Sloan (Jewish) and NBC Universal Chief Executive Jeff Zucker (mega-Jewish). If either of the Weinstein brothers had signed, this group would have not only the power to shut down all film production but to form a minyan with enough Fiji water on hand to fill a mikvah.»

Le 9 mars 2012 le Los Angeles Times rapportait d'ailleurs quelques échos de la visite de l'ex-président d'israel Shimon Peres au studio d'animation Dreamworks. Une bréve allocution de 10 minutes dans la laquelle en plus de rappeler que plusieurs des pionners d'Hollywood furent juifs, ils appela à une collaboration entre Tinseltown et Israel. Ceci devant une assemblée de figures juives importantes telles Barbra Streisand ou Billy Crystal. Imaginez maintenant le ridicule de notre rectitude actuelle ne permettant même plus le simple rappel de statistiques. Pensez -vous que Simon Perez aurait appelé Hollywood à soutenir Israel si Hollywood était si peu juif?

Quant à moi, ma seule réaction devant cela est toujours de me dire; Et puis après? Ce n'est pas illégal à ce que je sache. Mais le climat actuel est si étouffant que la notion de liberté d'expression ne concerne plus seulement ce qu'il est permis de dire mais les faits qu'il est possible de rapporter en pensant de plus, à l'avance, à l'usage que quelqu'un de mal intentionné pourrait en faire. Une situation vraiment absurbe qui ne peut plus durer. Car enfin, comment peut-on comprendre les médias québécois sans se référer à ce clivage juifs-non juifs? Comment comprendre le constant déclin du lectorat du quotidien The Gazette sans penser que dans une ville qui devient de plus en plus arabe, ce journal continue encore trop souvent à ressembler à une édition quotidienne du Canadien Jewish News pour retraités? Comment ne pas voir que le clivage francophone anglophone au Québec et en Amérique du Nord est encore essentiellement dans le monde culturel et des médias un clivage juif/non juifs. Dans le Québec francophone, des personnalités non juive à 99%. Aux États-Unis et dans le Canada anglais exactement l'opposé: Ezra Levant, Jon Stewart, Barbra Walters pendant longtemps Larry King, etc...

Non seulement il est ridicule de s'attaquer au rappel de données factuelles mais cela risque toujours à long terme d'avoir des effets contre-productifs, et ce pour quelque groupe de défense que ce soit. Oui, la présence juive est forte à Hollywood, comme elle l'est à Washington.  Voici ce qu'écrivait d'ailleurs le Jerusalem Post à la suite du décès de Edgar Bronfman au moos de décembre 2013; With Edgar now gone, and his legacy revisited and appropriately glorified, the other billionaire leaders of the Jewish people face the humble challenge of how they can stand proudly alongside Edgar’s service. It is quite simple. Follow Edgar’s formula for future impact and glory: invest in the activism of students, be a role model of studying Jewish texts, carry yourself with the dignity of King Solomon, fight prejudice where ever it is found, invest in talented people who can amplify your influence, and use the political and economic leverage of the United States to protect Israel and human rights. All the rest is commentary.

Au Québec à chaque élection la circonscription fortement juive de Darcy MgGhee vote pour le Parti Libéral dans des proportions de 85 à 90% . Pensons vous que le Parti Libéral n'a pas d'oreille attentive lorsque venait dans le passé le temps d'offrir certains accommodements de calendrier scolaire à la communautéjuive. Que tout le monde se clame. Cela est un fait et surtout cela n'a rien d'illégal. C,est selon l'organisation et le lobbying politique. On ne dit quand même pas de lobby des armes américain qu'il est le plus influent parce qu'il n'aurait suppoésmsnt selon la rectitude polituque aucune influence.
D'ailleurs cette tendance à l'organisation polituque plus concertée est aussi ce qui explique de plus en plus notre monde actuel. Les musulmans suivent exactement la trajectoire des juifs dans le passé en terme d'organisation communautaire , politique et financière . Mais ou cela nous mènera-til. Cr n'oublions pas une chose, les juifs sont 17 millions dans le monde.. Les musulmans plus d'un milliard. 














LE DANGER DES EXCÈS DE ZÈLE


(Alain De Benoist 12 dec 2014 Boulevard Voltaire)  Depuis lors, tout ce que l’idéologie dominante voue aux gémonies a été assimilé à« Hitler », lequel a ainsi entamé une belle carrière posthume. On a jeté l’opprobre sur d’immenses écrivains en se focalisant sur un moment passé de leur existence. On a représenté Nasser, Saddam, Kadhafi, Bachar el-Assad et même Poutine comme de « nouveaux Hitler ». On a abusé du raisonnementpars pro toto : « Vous aimez les chiens ? Tiens, tiens, Hitler aussi les aimait beaucoup… » Au fil du temps, ce que Leo Strauss appelait la reductio ad hitlerum est ainsi devenue un procédé économique, car permettant d’éviter tout débat (dans la doxa actuelle, comme vous le savez, il n’y plus d’idées justes ou d’idées fausses, mais seulement des idées « bonnes » ou « mauvaises »), auquel recourent avec une belle régularité tous les esprits paresseux. La conversation est ainsi reconduite à un objet répulsif destiné à susciter l’horreur ou l’effroi, ce qui permet de mettre partout le signe « égal » et de créer des synonymes inexistants. D’où le fameux « point Godwin », ce point que l’on est censé marquer quand on est parvenu à nazifier l’adversaire, sans craindre, tant le procédé est usé, de se rendre soi-même ridicule.
C’est l’avocat new-yorkais Mike Godwin qui en avait énoncé le principe, en 1990, en observant que plus une discussion dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant Hitler ou le nazisme devient certaine. Aujourd’hui, le délai s’est singulièrement raccourci : compte tenu de l’usure des mots, on monte tout de suite aux extrêmes. Éric Zemmour, Alain Finkielkraut ou Élisabeth Lévy ne sont eux-mêmes pas épargnés : il suffit de recourir à l’inusable antienne de la « haine de soi » pour les représenter en « Juifs antisémites ». Le même procédé s’étend aussi bien sûr aux courants idéologiques, comme en témoignent les grotesques appellations de « rouges-bruns », d’« islamofascisme » ou de « nazislamisme ». Voici deux ans, lorsque l’écrivain Richard Millet avait dû faire face à la meute des critiques, un journaliste hurluberlu n’avait même pas hésité à dire qu’il était « pire que Hitler » ! C’est quoi, « pire que Hitler » ? Plus noir que noir ?
Ce procès permanent en éternel « retour du nazisme », cette arlésienne de cafés du commerce ont-ils pour seule fonction de délégitimer ceux dont on se refuse à entendre les arguments ?
Ce peut être aussi, à l’inverse, une légitimation historique rétrospective. Durant la Seconde Guerre mondiale, les démocraties occidentales se sont alliées à un totalitarisme – le communisme soviétique stalinien – pour en abattre un autre – le totalitarisme hitlérien. Il est vital que l’opinion reste convaincue que c’était le bon choix. C’est pourquoi l’inflation de la mémoire du nazisme contraste en permanence avec la suramnésie du communisme. Si critiquable qu’il ait pu être, le communisme doit toujours apparaître comme « moins pire » que le nazisme. Mais la légitimation s’applique aussi aux temps présents, quand il s’agit de faire accepter leur sort à ceux qui pâtissent le plus de l’existence : il faut qu’il y ait un mal absolu pour que l’abjection de la société présente leur devienne acceptable. On ne vit pas dans le meilleur des mondes, mais au moins on échappe au pire !
Le problème est évidemment que, si le nazisme est partout, il n’est plus nulle part. Faire un incessant parallèle entre Hitler et Le Pen ne revient-il pas à banaliser le nazisme, alors que les mêmes accusent l’ancien président du Front national de faire de même ?
Il est en effet difficile d’assurer que le nazisme fut un mal absolu, dont le système concentrationnaire a représenté un degré d’inhumanité « unique », et en même temps de prétendre qu’il resurgit partout. Le procédé est en outre des plus pervers, car si le « nazisme », c’est aujourd’hui Marine Le Pen ou Zemmour, beaucoup de gens vont finir par se dire que le nazisme n’était finalement pas si mal que ça ! À cela s’ajoute encore le grotesque de la posture antifasciste à une époque où la résistance à ce fantôme vaut certificat de bien-pensance médiatique, sans faire courir aucun des risques réels que couraient les antifascistes réels au temps du fascisme réel. La banalisation, enfin, est aussi celle des mots. À force d’invoquer le loup, le loup ne fait plus peur à personne. La dévaluation du langage est comme celle de la monnaie : sa valeur d’usage finit par tomber à zéro. Les épithètes autrefois disqualifiantes font maintenant hausser les épaules. « Le nazisme revient » : tout le monde s’en fout. Passons à autre chose !





Dénoncer la rectitude politique aujourd'hui, c'est s'attaquer à la confusion grandissante entre ce qui relève d'un organisme de défense et ce qui releverait plutôt d'une firme de relation publique ou de communication en mode «damage control». On se demande souvent quelles sont les limites à la liberté d'expression. On aurait ici intérêt à se rappeler que cette même liberté d'expression existe précisément pour les opinions qui ne sont pas populaires. Comme on aurait intérêt à se rappeler ce qu'étaient les grandes entrevues Playboy des années 1960 alors qu'on ne craignait pas la controverse. Une entrevue avec Albert Speer le bras droit de Hitler en 1971, une autre avec Rockwell le chef du parti Nazi américain en 1966, or encore cette autre avec Salman Rushdie en 1996.

Il faudrait être aveugle aujourd'hui pour ne pas constater que la liberté d'expression subit lentement mais surement des reculs depuis une trentaine d'années. Ce qui n'est pas sans causer des remous ici comme ailleurs: «Il faut être juif pour avoir la liberté d'expression en France. C'est une réalité» affirmait le controversé Dieudonné. Vraiment?

Aujourd'hui le souvenir de l'holocauste est souvent rappelé pour soutenir l'interdiction de dire certaines choses à l'égard des juifs. Alain Finkielkraut lui -même juif, est bien conscient du danger potentiel que cette attitude poussée à l'extême comporte: «La mémoire nous invite à la vigilance. Seulement, ce n’est pas faire preuve de vigilance que d’ériger la Shoah en paradigme politique. Et d’en faire une grille d’analyse de tous les événements. C’est ce qui se produit quand on aborde la question du Moyen-Orient pour affirmer que la victime d’hier est le bourreau d’aujourd’hui. Il y a d’autres moyens de soutenir la cause palestinienne. Malheureusement, on cède trop facilement à ce dévergondage de la mémoire. La Shoah est devenue l’étalon de la souffrance et il règne aujourd’hui une concurrence effrénée des victimes. La seule manière d’en finir est de dire que le descendant d’une victime de la Shoah n’est pas une victime. Et le descendant d’esclave et de colonisé non plus. Mon père a été déporté, je ne suis pas un déporté. La mémoire doit respecter la distance qui nous sépare des suppliciés. Nous ne sommes pas là pour nous revêtir des oripeaux des souffrances que nous n’avons pas connues. Mais pour honorer ceux qui ont souffert, comprendre ce qui s’est passé.»

Traditionellement les organisations juives se sont montrées très militantes en ce qui a trait aux droits la personne . Et ce, pour des raisons historiques évidentes . On pouvait par exemple lire ceci sur le site du Congrès Juif Québécois : «Le CJQ est aux premières lignes du combat pour la défense des droits de la personne, et s’associe à d’autres groupes servant la même cause, afin de maintenir les consciences en alerte et de porter secours à toutes les personnes victimes de violations de leurs droits ici et ailleurs dans le monde. Par exemple, le CJQ a été la première organisation locale à attirer l’attention sur la situation tragique qui sévit au Darfour. Cette initiative a donné naissance à la Promesse humaine – un groupe de jeunes non-confessionnel subventionné par le CCCJQ, dont le principal objectif est de venir en aide aux victimes du génocide qui se déroule au Darfour. Le CJQ a également obtenu l’adoption d’une motion à l’Assemblée nationale du Québec reconnaissant le 15e anniversaire du génocide au Rwanda, et œuvre aux côtés de la communauté rwandaise afin de sensibiliser le public et de venir en aide aux victimes de ce génocide. Le CJQ appuie aussi d’autres groupes de défense des droits de la personne afin d’attirer l’attention sur divers problèmes restés sous silence. À titre d’exemple, le CJQ participe chaque année à la Semaine contre le racisme, et au Mois de l’histoire des Noirs, pour ne citer que ces deux événements. »

Aujourd'hui cependant, cela amène à certains prises de position qui sont loin de faire l'unanimité parmi les juifs eux-mêmes. Ainsi au début de 2011 le ministre de la culture en France, Frédéric Mittérand décidait de retirer des commémorations l'auteur Louis Ferdinand Céline mort 50 ans plus tôt en raison de ses propos antisémites passés. Et ce à la demande de Serge Klarsfeld président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France. Les réactions furent évidemment nombreuses. Mais surtout cette décision fut vertment critiqués par trois auteurs et personnalités juives elles -mêmes. Ainsi Phillipe Sollers notait: «Qunad ça va mal, la littérature est en première ligne disait Hemingway. Nous en avons ici une démonstration accablante. Le ministère de la culture est devenu aujourd'hui le ministère de la censure.» Bernard Henry Lévy notait pour sa part que ce cas serait surtout intéressant du point de vue de l'analyse, avec comme question sous-jacente celle du type qui «peut-être à la fois grand écrivain et parfait salaud». Quant à Alain Finkielkraut il notait de façon plus juste: «Il faut assumer l'héritage contradictoire de Céline. Jamais un lycée de France ne doit porter le nom de Céline, mais je ne suis pas sur qu'un tel écrivain ne doive pas faire l'objet de commémoration. Je suis surtout très inquiet des conséquences de cette décision, car cela va accréditer l'idée que le lobby juif fait la pluie et le beau temps en France»

Dans tout ce débat, le monde de l'humour avec sa plus grande liberté de dire ce qui ne se dit pas ailleurs, n'est jamais bien loin. Lors d'une fameuse chronique passée, “la semaine mythomane de Nicolas Bedos” sur France 2 (Novembre 2010) le jeune metteur en scène et écrivain a d'abord commencé par critiquer le nouveau film ‘Elle s’appelait Sarah’ de Gilles Paquet-Brenner qui retrace l'histoire d’une petite fille juive déportée en 1942 lors de la rafle du Vel d’Hiv. Le fils de l'humoriste Guy Bedos va juger le film comme “utilisant jusqu'à la lie le souvenir de la Shoa afin de renflouer les caisses lacrymales du cinema français”. Le chroniqueur poursuit alors avec une critique de “ la rafle” en s'étonnant que les “petits juifs étaient finalement beaucoup plus émouvants que les officiers nazis”. Acerbe, Nicolas Bedos va jusqu'à attribuer le succès de ce film au sujet trop bien mâché et remâché de la déportation juive: "Grâce bien entendu au devoir de mémoire, qui dispense au passage le cinéaste de faire preuve du moindre talent et lui permet de se hisser vers le million d’entrées en raflant les écoliers d’aujourd’hui pour les parquer de force dans des salles de cinéma pédagogique".

Et le sommet est atteint lorsqu'il dit "Jeudi je fais un nouveau rêve, celui dans lequel je pourrais dégueuler sur Netanyahou et sur la politique menée par l’Etat d’Israël sans que personne ne me traite d’antisémite ou d’antisémite inconscient qui, au fond de lui, n’ose le dire consciemment mais rêve de voir pendus : Patrick Bruel, Primo Lévy, Pierre Bénichou et ce qui reste d’Ariel Sharon. Moi qui suis tellement con que je n’ai pas saisi cette notion très subtile selon laquelle s’indigner devant une politique honteuse c’est vouloir du mal à tous les juifs de la planète". Aujourd'hui une chose devient de plus en plus claire. Le rituel des excuses publics dérape, et le concept d'islamophobie calqué sur celui d'antisémitisme devient à son tour de plus en plus affirmé et utilisé à toutes les sauces. Désolé, mais à cet égard nombre d'organistions juies ont un mea culpa à faire pour avoir inspiré à ce point cette notion d'islamophobie comme arme par excellence pour faire taire toute critique.

En décembre 2010 le Jewish journal rapportait les 10 plus importantes insultes jugées anti-sémites tels que rapportés par le site Simon Wisenthal. Au nombre des «coupables» figuraient Helen Thomas ou Oliver Stone mais aussi cet autre exemple fort questionable illustrant bien comment cette chasse constante à l'antisémitisme peut s'avérer contre -productive. Figurant au neuvième rang pour avoir proféré une soi-disante insulte à caractère antisémite, on retrouvait Christina Patterson journaliste pour The Independent en Grande-Bretagne: “I would like to teach some of my neighbors some manners… I don’t care if they wear frock coats and funny suits and hats covered in plastic bags and insist on wearing their hair in ringlets (if they’re male) or covered up by wigs (if they’re female), but I do think they could treat their neighbors with a bit more courtesy and respect. I didn’t realize that goyim were about as welcome in the Hasidic Jewish shops as Martin Luther King, Jr. at a Ku Klux Klan convention. I didn’t realize that a purchase by a goy was a crime to be punished with monosyllabic terseness or that bus seats were a potential source of contamination or that road signs and parking restrictions were for people who hadn’t been chosen by G-d.” Or quand on devient assez délirant pour qualifier cela d'antisémitisme et par conséquent utiliser le même mot pour parler de cela que pour parler du président Iranien, quelle crédibilté nous reste-t-il par la suite? Avec pareil comportement les organisations de défense juives ne contribuent pas à diminuer l'antisémistisme. Elles contribuent à l'attiser.

Au Canada l'animateur télé et journaliste Ezra Levant s'est montré fort critique de ces excès de la part de sa propre communauté. Quand on sait qu'il a déja débuté une de ses émissions télé en portant la burqa et en s'en prenant de façon virulente à ce qu'il qualifia de «body bag» sans doute comprenait-il très bien que de se taire devant les excès de la chasse aux antisémites, c'est aujourd'hui par un effet pervers, favoriser la solidification croissante du concept d'islamophobie pour faire taire les commentateurs et intellectuels juifs au sujet de l'Islam. Dans une chronique passée il notait: «I think that most conspiracy theories are merely attempts by people to seem more clever than they are -- or certainly more clever than everybody else. They're also a handy way to blame cosmic forces for one's own problems or misfortunes. Jews have long been at the center of many conspiracy theories. Including the conspiracy theory that Jews want to censor the speech of their critics. Unfortunately, on that last one, the Official Jews seem eager to everything possible to make that conspiracy theory seem real. The Canadian Human Rights Commission's "hate squad" has plenty of Jews, from Harvey Goldberg, to Ian Fine. Irwin Cotler, also Jewish, was a Justice Minister who eagerly prosecuted many hate speech cases. And, of course, many of the section 13 hate speech cases are packed with Jewish interveners -- the Canadian Jewish Congress, B'nai Brith and the Simon Wiesenthal Center. That's a lot of Jews. And even Athanasios Hadjis, the Greek tribunal chair, was in a formal political coalition with the CJC before his appointment. In other words, as I said at lunch today, Canada's Official Jews seem to be trying their best to prove the conspiracy theory true.This censorship cabal has certainly persecuted its political enemies, not just in the HRCs, but also under the Criminal Code provisions -- like Jim Keegstra, or David Ahenakew. As I said today, the Jews turned these nobodies into stars. Men like Ken McVay of Nizkor are perfect antidotes to these conspiracy theories -- in his case, a Gentile volunteer who painstakingly rebuts anti-Semitism and Holocaust denial. Men like the SWC's Leo Adler feed these conspiracy theories -- in his case, reflexively piling on to any political enemy of the Jews who is caught in some hate speech web. I'm embarrassed that so many People of the Book are involved in high tech book-burnings. But I'm angry that they're doing so in my name, as a fellow Jew. It's just a handful of Official Jews; most normal Jews I know are hostile to censorship. But when you call yourself the "Canadian Jewish Congress", you fool a lot of people -- just like something calling itself a "human rights commission" fools a lot of people, too.
(June 16 2008 Ezra Levant)


(23 dec 2013) Rapper Kanye West told a Chicago radio station that he wants to take back the “ignorant compliment” he made about Jews.
West made the comment last month during an interview on the New York City  radio station WWPR-FM. In defending President Obama’s difficulty in passing his policies, West said, “Black people don’t have the same level of connections as Jewish people.”
In an interview last week with the Chicago radio station B96, West said, “I thought that I was giving a compliment, but it came off more ignorant. When I said this comment about Jews having money and blacks not having money, I think it was, like, a ‘ignorant compliment.’ ”
He added, “I don’t know how being told that you have money is, like, an insult.”
The original comments had raised the ire of the Anti-Defamation League, while Nation of Islam leader Louis Farrakhan defended West and said he should not apologize.

Jean François Kahn dec 2014 quand Zemmour perdait son émission de télé)
Tout d'abord, il faut rappeler que le livre de Zemmour est assez difficile à lire. Si on est occupé par ailleurs, cela demande une semaine. Or, le jour de sa sortie il y a eu des pages entières consacrées au Suicide français dans la presse de gauche. Il est évident que la plupart des journalistes n'avait lu que quelques extraits. On a donc assisté à la montée en puissance d'une polémique à partir d'un livre que personne n'avait lu. On s'est polarisé sur le chapitre sans intérêt consacré à Vichy alors qu'il y avait de nombreux passages beaucoup plus intéressants. Je pense notamment au chapitre sur le Crif qui dénonce l'évolution communautariste de beaucoup de Français juifs. Il n'y a pourtant pas eu un seul article sur cette question.



                            LA QUESTION DU CATHOLICISME QUEBECOIS

«J'ai été élevée dans le culte des juifs par des tantes qui avaient travaillé pour eux. Dès l'âge de treize
ans je me suis mise à lire systématiquement sur l'holocauste et j,ai vu le film de Renais. (Nuit et Bouillard 1955) Intérrogée à savoir quel fut pour elle le film illuminateur»

-Denise Bombardier.


La question du catholicisme québécois d'antan est souvent évoqué pour parler du rapport des Québécois francophones à l'argent. Comme pour parler de la sexualité d'ailleurs. Or ce qui est étrange, c'est que ce soit non pas une certaine vision du catholicisme mais bien une supposée tradition judéo-chrétienne qui soit alors évoquée pour parler de certains interdits sexuels antérieurs. Non seulement cette vision est-telle simpliste, mais de plus elle n'a même pas le mérite d'être empreinte d'un certain humour. À cette interprétation, je préfère de loin celle du cinéaste John Waters qui disait un jour être heureux d'avoir été élevé dans la tradition catholique puisque cela lui assurait que le sexe serait toujours quelque chose de sale. De même j'avais trouvé toute aussi instructive cette entrevue qu'il faisait avec Fran Lebowitz pour le compte du magazine Interview en 1981. Parlant du fait que pour lui le judaïsme et le catholicisme partageraient une certaine culpabilité commune, Lebowitz prenait bien soin de préciser que le sentiment de culpabilité en regard de la question sexuelle n'existait pas dans la tradition juive et qu'on ne parlait pas de cela.

Si faire du judaïsme et du catholicisme des éléments ayant de façon égale influencé le passé du Québec en parlant d'une supposé tradition judéo-chrétienne relève d'une erreur, il en va de même avec cette facheuse habitude que nous avons au Québec de jeter le bébé avec l'eau du bain lorsqu'il s'agit de parler de la question religieuse. Or, comme chaque sondage le démontre, ce qu'une vaste majorité de Québécois veut, c'est que soit développée une meilleure conscience historique de la dimension culturelle du catholicisme. De la même façon qu'on peut se dire juif sans être religieux et que l'islam épouse de plus en plus des contours non plus seulement religieux, une importante part des Québécois dits de souche conservent un attachement culturel à leur passé catholique. Cela m'avait d'ailleurs frappé une fois de plus lorsque j'avais visité la très belle exposition de René Derouin à la Grande Bibliothèque à l'automne 2013. Ses premières oeuvres d'art, relatait-il c'était dans les églises qu'il les avait vues. De même il se disait très attiré par une recherche spirituelle dans son art. Dans propos qui ne sont pas sans rappeler ce que dit l'écrivain Camille Paglia en disant que l'art qui compte vraiment et qui a traversé l'histoire a toujours relevé et relève encore d'une quête spirituelle.

À l'automne 2010, le Congrès juif Québécois rencontrait pour la deuxième fois des étudiants de l'UQAM. On y rappela entre autre, comment les rapprochements entre juifs et catholiques continuaient de se faire et comment cela avait déja été le souhait du cardinal Paul Émile Léger comme celui du cardinal Monseigneur Turcotte. Mais ce désir de dialogue inter religieux accru devrait aussi nous rappeler une chose. La majorité des immigrants qui arrivent au Québec aujourd'hui proviennent souvent de pays ou les valeurs religieuses et familiales sont demeurées beaucoup plus fortes que parmi les Québécois dits de souche. Et cela a des répercussions majeures. On demande souvent aux immigrants de s'intégrer rapidement à la societé majoritaire francophone. Mais comme me le disait un jour une femme d'origine afghane, par ailleurs très ouverte et moderne, «à chaque fois que j'écoute les Québécois je les entends être contre quelque chose. Pour quelle chose êtes vous donc en faveur?» Aussi difficile cela puisse-t-il être à entendre pour certains, il faut désormais avoir le courage de poser cette question. Quel est l'attrait pour un immigrant (aux racines religieuses et ethniques fortes via son attachement à son pays d'origine, sa fierté d'appartenir à sa disapora) de s'intégrer à un groupe qui bien que reconnu comme peuple depuis 2006 ne se comporte jamais comme tel? Ce même peuple qui a largué sa diaspora avant même d'être un pays (disparition du concept de canadien français) et a coupé ses racines avec le passé en disant que tout ce qui s'était fait au Québec avant 1960 ne valait rien et ce très souvent sans grand discernement.

Mettez maintenant cela en relief avec le grand respect du passé et de la mémoire propre à la communauté juive et vous avez cette déclaration de Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, pour marquer la célébration de Hanoukka en 2010 :« Hier soir au coucher du soleil était le début de Hanoukka, une fête juive commémorant la reconsécration du Temple et le triomphe du judaïsme contre la tyrannie d'un oppresseur étranger et impie, il y a de cela plus de deux mille ans. Ayant été témoin de la profanation de leur Temple et des tentatives de corruption de leur religion, le peuple juif, dirigé par les Maccabées héroïques et croyants, a lutté avec succès pour rétablir la pratique de leur religion. Cette fête se célèbre le soir par l'allumage d'une menora, symbole du miracle de l'huile pure, qui a brûlé miraculeusement pendant huit jours après la libération du Temple. Comme l'indique les registres contemporains, Juda et ses frères et toute l'assemblée d'Israël ont décrété que, à chaque année pendant cette saison, on célèbrerait la consécration de l'autel avec joie et allégresse pendant huit jours, à compter du 25e jour du mois de kislev. Cette fête importante fournit à tous les Canadiens une excellente occasion de réfléchir à l'importance de la foi, des rituels et des traditions, ainsi que des contributions remarquables que les membres de la communauté juive ont apportées au patrimoine riche et diversifié de notre pays. À titre de ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, j'offre mes meilleurs vœux de bonheur et de félicité aux personnes qui célèbrent Hanoukka au Canada et partout dans le monde.»

Ajouter à cela tous ces autres signaux positifs donnés par le gouvernement conservateur de Stephen Harper envers la communauté juive, puis le refus de toute critique des conservateurs envers Israel, et on comprend aisément pourquoi lors des élections ayant donné une majorité au gouvernement conservateur, les juifs canadiens ont pour la première fois voté davantage pour le parti dirigé par Stephen Harper que pour le parti libéral. Un renversement historique totalement impensable il y a une vingtaine d'années seulement.

Cette attitude de méfiance d'un grand nombre de Québécois dits de souche envers les religions trouvait par ailleurs un autre  écho dans l'actualité en décembre 2010 lorsque le gouvernment du Québec annonça qu'il interdisait désormais tout enseignement religieux dans les CPE et les garderies. Lorsque j'appris cette nouvelle je me suis immédiatement dit que l'on ignorait probablement qu'enseigner l'histoire de la religion juive à de jeunes enfants c'est aussi leur enseigner leur histoire en tant que peuple, donc avec des inévitables connotations culturelles, historique et ethniques. Mais ce que cet évènement montrait, c'est à quel point nous avons désormais dissocié religion et culture. Bien sur il fallait se défaire du caractère oppressant de la religion d'antan mais depuis ce temps bien des choses ont changé.

On demandait un jour à Bill Gates si il était pratiquant. Il répondit que non, tout en affirmant que ses enfants auraient tout de même une éducation
religieuse en raison du caractère
formateur de celle-ci. En fait, ce
qui fut le plus intéressant à noter
dans le cas de cette épisode des
 garderies québécoises fut surtout
 ce qu'il révéla de l'affiliation
politique. Auparavant le Congrès
 juif Québécois avait accusé le
parti Québécois de faire glisser le
 Québec vers l'intolérance avec sa
 croisade pour la laïcité. Dans le
cas de cette initiative du parti
libéral sur les garderies, on eut
droit à une réaction beaucoup
plus timorée. (La presse 22
décembre 2010) «Appliquer la
directive sera « la quadrature du
cercle» estime Daniel Amar,
directeur du Congrès juif
canadien, section Québec.
L'association des CPE de la
communauté juive, qui relève du
Congrès, s'est retirée du comité-
conseil en cours de route. « On a
senti que les choses n'allaient pas
 dans le sens du compromis
souhaité «, a dit M. Amar. La
représentante qui siégeait au
comité, Chana Rosenberg, n'a pas
 voulu commenter, se disant liée
par une entente de confidentialité.
 Selon M. Amar, « la
communauté est déçue. On a le
sentiment que la communauté
juive fera les frais de la quête de
la laïcité absolue». Or, on peut se dire juif sans être croyant. C'est là la grande donnée constamment oubliée lors de nos débat entourant la religion, dont celui sur la charte des valeurs à l'hiver 2014. Mais cette ignorance top répandue chez les Québécois francophones du fait que l'identité juive n,est pas qu'une identité religieuse, mais bien une identitité religieuse et ethnique a d'autres conséquences. Elle rend impossible de bien comprendre ce qui se passe aujourd'hui ici comme ailleurs. Car il se passe aujourd'hui quelque chose de majeur. À savoir que l'identité musulmane devient elle aussi de plus en plus de facto une identité ethnique mais si au départ cela n'a rien d'intrinsèque comme chez les juifs. Pensez seulement à la Oumma (la communauté des croyants) ou encore à toutes ces manifestations de muslumans de par le monde en faveur de la cause des palestiniens. Pensez maintenant au nombre de chrétiens dans le monde qui manifestent pour appuyer les chrétiens persécutés dans certains pays musulmans. Pratiquement aucun. Ajourd'hui l'islam politique fait de l'islam une identité ethnique. Mais le problème est aussi d'une autre nature. À savoir que le communautarisme musulman s'inspire en tous points du communautarisme juif pour progresser. À la différence qu'il y a dans le monde 17 millions de juifs et plus de 1, 5 milliard de musulmans avec la croissance la plus rapide de tous les groupes religieux. Quelles sont et seront les conséquences de cela. On le voit déjà. Historiquement les juifs ont toujours été très présents dans les organisations anti-racistes. Or ces mêmes organisations n'ont pas toujours su dans les trente dernières années prendre la just mesure des choses. Ce qui a souvent donné des accusations d'anti-sémitisme lancées à tort et à travers. Or, accompagné d'un chantage constant à L'anto-s.mistisme ces accusations se sont révélées être d'un redoutable efficacité pour faire taire toutes les critiques même lorsque justifiées. Or pendant ce temps les organisations musulmanes prenaient bonne note. Devant l'efficacité bétonnée des accusations d'anti-sémitisme pour faire taire, il y aura désormais aussi lecconcept d'islamophobie. Or ruelle ironie. Qui sont aujourd'uiles victimes de cet anti-racisme délirant qui ne sait plus faire la part des choses. Les juifs eux-,mê,mes. Finkielkraut, Lévy, Zemmour, Pamela Gallin, Robert Sencer, Era levant, etc. Tous accusés d'avoir à l'égard des muslumans la même attitude que les Allemands avaient encres les juifs dans les années 1930.L'excès de la comparaison avec les années 1930 par les juifs pendant de longues années se retourne maintenant contre eux. ILy a là pour les orgnaismes de défense une sérieuse leçon à méditer.

Pour sa part Mathieu Bock Côté se définissait un jour comme étant un catho-laïque. On commence peut-être à comprendre que la sens à donner à l'identité catholique des Québécois dits de souche ne pourra se définir qu'à travers une réflexion tenant compte à divers degrés de la notion d'identité juive. Avec ce que cela comporte de similarité mais aussi forcément, de différences majeures. À l'heure ou au Québec on  demuere toujours incapable de parler du phénomène religieux et de ses ramifications de façon posée mais franche, on en est encore malheureusement très loin.»





                                                LES AUTRES ....ET LES JUIFS



Socrates er Aristotle and Heraclitus n'étaient pas de mullahs. Jesus Christ, non plus. Leonardo da Vinci et Michaelangelo, et Galileo, et Copernicus, and Newton and Pasteur and Einstein, également» -Orianna Falluci


 » Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons observer un peuple particulier, séparé des autres peuples du monde, et il est appelé le Peuple juif. Ce peuple remonte non seulement à une antiquité remarquable, mais il a aussi persisté pendant une durée longue et singulière… Car alors que les Peuples de Grèce et d’Italie, de Sparte, d’Athènes et de Rome et d’autres venus bien plus tard, ont disparu depuis si longtemps, celui-là existe encore, malgré les efforts de nombreux rois si puissants, qui ont essayé des centaines de fois de les effacer, comme leurs historiens en attestent, et comme on peut facilement en juger par l’ordre naturel des choses sur de si longues périodes. Ils ont cependant toujours été préservés, et leur préservation était prédite… Ma rencontre avec ce peuple me stupéfie… »
– Blaise Pascal, écrivain et mathématicien français

« Comme les Juifs aiment le Livre d’Esther, qui correspond si bien à leur appétit de vengeance, à leurs espoirs meurtriers ! Le soleil n’a jamais brillé sur un peuple plus assoiffé de sang, plus vindicatif que celui-ci, qui se prend pour le peuple élu afin d’avoir licence d’assassiner et d’étrangler les Gentils. Il n’y pas de créatures, sous le soleil, plus avides qu’ils sont, ont été, et seront – il n’est que de les voir pratiquer leur maudite usure. – Ils se flattent de l’espoir que lorsque le messie viendra, il rassemblera tout l’or et tout l’argent du monde et le leur partagera. Je suis d’avis qu’on brûle leurs synagogues, ce qui ne pourra pas brûler qu’on le couvre de terre afin qu’on n’en puisse plus rien voir… On devrait détruire tous leurs livres de prières, tous les exemplaires de leur Talmud où ils apprennent tant d’impiétés, tant de mensonges, de malédictions et de blasphèmes… Aux jeunes Juifs et aux jeunes Juives il faudrait donner le pic et la houe, la quenouille et le fuseau afin qu’ils gagnent leur pain à la sueur de leur nez… » -Luther (1483-1546)

«I am angry at the Jews for many things… If you want to take the example of America, how they hold the power, the economical power in so many ways, and the press and the other kind of stuff… I never realized how it happened and they came to control the media to that point. Why?-Orianna Falluci (Playboy magazine 1981)


La question juive c'est en grande partie la perception des autres envers ces derniers. Et celle-ci est évidememt très variable. On s'est étonné dans le passé qu'un ouvrage en Chine consacré aux juifs se demandant pourquoi ceux-ci avaient un talent pour faire de l'argent puisse exister sans qu'il ne soit teinté du moindre antisémitisme. Dans notre siécle actuel, ce type de simple exposé factuel objectif est appelé heureusement à devenir de plus en plus fréquent. Car il faudra bien tôt ou tard être de nouveau capable de discourir de la question juive comme on le fait pour toute autre question. Gagnant du prix Goncourt en 2010, Michel Houllebecq déclarait dans une entrevue passé que «les juifs sont plus intelligents et intéressants que la moyenne» égratignant au passage l'islam en disait que c'était vraiment la religion la plus conne. Ici au Québec Mathieu Bock Coté souvent étiqueté comme membre d'une nouvelle droite souverainiste disait aussi dans une chronique passé son admiration pour le peuple juif. «J'avoue ma profonde sympathie pour ce grand peuple écrivait-il » (journal 24 heures 11 nov 2010) De plus il y ajoutait qu'Israel n'adhérait pas au fadaise de la gauche transnationale et exercait sa souveraineté sans gêne.

Au début des années 1990 lorsqu'elle est apparu comme une comète dans le monde médiatique américain, je me suis immédiatement passioné pour Camille Paglia. Enfin quelqu'un qui disait tout haut ce que je pensais tout bas. Il faut dire que ses prises de positions souvent imprévisibles et cette façon d'aller au delà du clivage droite-gauche traditionnel avait tout pour me plaire. Une athée qui défendait les religions et une féministe lesbienne mère d'un garçon questionnant ouvertement le féminisme traditionnel et académique. Or, Paglia écrivait aussi un jour que seuls les juifs pouvaient comprendre sa façon de penser. Pas étonnant quand on sait cela qu'elle ait interviewé ce autre juif libertarien et provocateur qu'est le shock jock de la radio Howard Stern pour le compte du magazine gay The Advocate au milieu des années 1990. Cette capacité d'aller au delà du clivage tradionnel droite-gauche propre à Paglia et à de nombreux juifs trouve d'ailleurs un de ses meilleur exemple avec le maire juif de new York Michael Bloomberg. Élu à titre de Républicain Bloomberg est en faveur de l'avortement et du mariage gay. Mais il parle avant tout pour les New Yorkais plutôt que pour le parti démocrate ou républicain. Après la tuerie de 2012 dans un cinéma américain lors de la première nocturne du film Batman, il fut d'ailleurs le premier à demander que les deux candidats à la présidence soit Mitt Romney et Barack Obama définissent clairement sur leur position quant aux armes à feu aux États-Unis.

Dans l'histoire tous se sont prononcés d'une façon ou d'une autre au sujet de la question juive. De Sartre au Général de Gaulle lequel déclarait le 27 novembre 1947: "Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, mais -qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles."
Le Québec y compris a eu et a encore sa bonne dose de controverses sur le sujet. Au mois de novembre 2010 la société Saint Jean Baptiste du Québec se prononçait contre le fait de rebaptiser une rue en l'honneur de Mordecai Richler soutenant que ce dernier, par ses écrits avait dénigré les Québécois francophones. Or, le temps a fait son oeuvre et on recommence aujourd'hui à parler de l'oeuvre de Richler avec une plus grande objectivité, en étant moins enclin aux charges émotives à son endroit. Francine Pelletier qui a réalisé un documentaire sur Richler racontait un jour comment c'était l'idée de dépeindre Richler comme «le dernier des last Wild jews» qui l'avait séduite. Cette idée de le situer dans la tradition de ces juifs marqué par l'Holocauste et qui devinrent des adeptes de la liberté d'expression à tout prix, s'exprimant sans retenue parfois exagérément mais toujours avec un même souci humaniste, aussi désillusionnés ces mêmes individus puissent-ils avoir semblés. On pense ici facilement à un Saul Bellow ou un Normand Mailer. On sait aujourd'hui que Richler était un personnage très différent en privé de l'image qu'il donnait de lui-même en public. Ce qui peut être dit d'ailleurs de l'immense majorité des soi-disantes grandes gueules. Ce n'est guère là une surprise.

Ajourd'hui lorsque l'on parle de la diaspora juive on parle encore principalement des pays occidentaux. Mais il est fort possible que cela doive changer dans un avenir plus ou moins proche. Même si l'essentiel de la dispora juive demeurera dans les pays dits à majorité blanche. En 2010 l'inde par exemple ne comptait qu'environ 500 juifs sur une population de 1,2 millard d'habitants. La Chine à peine 1500 sur une population de plus de un milliard 400 millions d'habitants.





                                                          ERIC ZEMMOUR



Si pour ce qui est d'une voix médiatique juive libérée de la rectitude politique, Alain Finkeilkraut est un incontournable, Éric Zemmour l'est tout autant. Celui qui disait un jour que le vrai homme a rendu les armes et est devenu une femme, en remettait une autre couche à un certain moment, lorsqu'il déclara que le jeune de banlieue française à la fois fantasmé et haï( version basket, survet , casquette) était devenu le symbole de la virilité et que les seuls maintenant les membres des communautés dites culturelles préservaient les valeurs masculines traditionnelles. Il fut évidemment vertement attaqué. Or ceux qui l'ont attaqué auraient du jeter un coup d'oeil à certains sites gay xxx français. Il aurait vu que Zemmour visait dans le mille!

Mais ce n'est pas cette controverse qui a valu à Zemmour le plus de troubles, mais bien plutôt cette autre en 2010 lorsqu'Il avait affirmé que si les noirs et les arabes étaient davantage contrôlés par la police c'est parce que ils représentaient statistiquement la plus grande proportion des fauteurs de trouble. De l'anti racisme, Zemmour affirme d'ailleurs que c'est maintenant une cause de bien pensants pour une certaine élite française et occidentale.

De l'Islam, Zemmour affirme également que sa ghettoisation relative est accentué par le fait qu il s'agit là d'un mode de vie et d'une culture, d'une religion et d'un code civil. À l'instar de Finkielkraut, Zemmour est souvent au premier plan des débats sur l'immigration et l'identité nationale. Il citait un jour le Général de Gaulle en disant que certes la France pouvait accueillir une immigration, mais qu'elle devait rester «un pays de race blanche, de culture gréco-latine et de religion chrétienne». Au mois de décembre 2010 Marine Le Pen causait un tollé après avoir comparé les musulmans qui priaient dans certaines rues de Paris à une forme d'occupation sans les soldats et les blindés. Commentant l'affaire, Zemmour affirma alors s'appelait bien l'occupation d'un espace public illégal en français. Ces prières ont depuis été interdites.

Aussi controversé puisse-t-il être par moments, Zemmour est absolument nécessaire. Il est d,autant plus nécessaire pour une chose. Il est l'un des rares qui s'il n'épargne pas le communautarisme musulman, se montre en tant que juif fort critique du communautarisme juif également.



                                                    ALAIN FINKIELKRAUT



«Dieudonné ne choisit pas les juifs comme une cible parmi d'autres de son humour dévastateur. Les juifs sont son
 obsession et l'antijudaïsme
sa philosophie. Il interprète
l'histoire comme une
 confrontation planétaire entre
 deux subjectivités: les juifs et,
 non pas les Aryens, mais les
peuples, tous les peuples. Il
déclare que les juifs se sont
enrichis grâce à la traite
négrière, que plus récemment ils ont très vraisemblablement introduit le sida en Afrique. Il ne considère pas le sionisme comme un mouvement de libération nationale ni même comme une forme de colonialisme dont les Palestiniens auraient à souffrir. Le sionisme à ses yeux est une entreprise de domination du monde. S'affranchissant de toutes les données géographiques, il confère au sionisme les deux attributs de l'omniprésence et de l'omnipotence. Nous revenons, avec Dieudonné, à la thématique du Protocole des sages de Sion. Les one-man-show de Dieudonné sont structurés par l'antisémitisme. Au lendemain de l'initiative de Manuel Valls, il a dit ceci: «Les juifs et les nazis se sont fait la guerre. Qui a tort? Qui a raison? Moi, je suis neutre. Je ne sais pas lequel a volé l'autre, mais j'ai ma petite idée.» Éclats de rire dans la salle. Et on voudrait nous faire croire qu'il peut tout d'un coup se métamorphoser en Bourvil ou en Pierre Dac. Dieudonné peut prendre quelques petites précautions et mettre autant que possible «sioniste» à la place de «juif» dans ses sketchs, cela ne trompera personne…(sur le site du CRIF jan 2014)


Parmi les personnes se prononçant avec régularité sur la question identitaire au vingt et unième siècle se trouve Alain Finkielkraut. Or ce qui est intéressant dans son cas, outre qu'il soit juif et défendant avec vigueur l'identité française, c'est que ses propos si tenus au Québec par un non juif serait fort possiblement attaqué par une organisation juive accusant son auteur de dérive intolérante. Comme quoi la division pour ou contre l'indépendance est encore ce qui colore tout. Considérons quelques propos de Finkielkraut: « [L'immigration pose] un problème civilisationnel parce que les immigrés d'aujourd'hui, à la différence des immigrés d'hier, ne se sentent pas tenus, pour certains d'entre eux, de respecter les normes, les règles, les valeurs, les traditions, les idéaux de la société qui les accueille. »

«La France est une nation, et cette nation n'est pas une nation service...C'est une patrie adoptive». Plusieurs personnes aiment à rappeler cela concernant le Québec et les Québécois qu'ils considèrent comme un peuple à part entière. Pour Finkielkraut d'ailleurs il est absurde de ne parler que du soi-disant refus de la part de la majorité envers les minorités...L'identité française est parfois refusée...par ces jeunes français d'origine étrangère».....Ce n'est pas un problème de race mais d'attitude. Comment voulez vous intégrer quelqu'un qui ne veut pas s'intégrer?» Bien que cela puisse offenser certaines personnes cette observation relève d'une saine attitude de refus du dénit de la réalité. Un fait qui existe au Québec comme dans plusieurs pays d'immigration. Purement et simplement.

À nouveau Finkielkraut: «Né de parents d’origine polonaise, naturalisé à 1 an, je n’ai jamais été que français mais il y a un moment où je me suis demandé ce que cela signifiait et les écrivains m’ont permis de répondre. La Fontaine, Verlaine, Aragon, Racine; Corneille, Montaigne, Pascal, Balzac, Stendhal, Flaubert ou Proust ont pour moi plus d’importance que Robespierre ou Napoléon. Je suis reconnaissant de cette langue qui me donne accès à une littérature aussi variée et belle. Dans la mesure où elle nous éduque à la beauté en nous ouvrant les yeux sur la variété des paysages, la littérature nous aide à épargner le monde face à l’uniformisation. » Interrogé à la radio québécoise en décembre 2013 il se penchait un moment sur la question du Québec dont il voyait plusieurs éléments similaires avec la situation française; «Moi ce qui m'étonne au Québec, c'est de voir que ce pays a su défendre son identité contre lhégémonisme de l'anglo-américain, mais que face au multiculturalisme il résiste beaucoup moins bien. Et risquerait de se vider de lui-même précisément pour devenir un espace  multiculturel, alors cela voudrait dire que touselles batailles de la nation québécoise pour être et rester elle-même auraient été menées en vain. Je pense que cela serait véritablement très dommage. Sur ce point le Québec et la France devraient être en phase.

Régulièrement c'est à ce climat de rectitude politique de plus en plus présent sur la question identitiaire auquel Finkilekraut s'attaque courageusement . Il parlera ainsi d'un «politiquement correct qui ne nous dit pas seulement ce qu'il faut penser, mais ce que nous avons le droit de voir» .On parle souvent de la liberté d'expression de nos jours. Or Finkielkraut rappelait un jour (France Inter 7 février 2007) ce qu'on ne devrait jamais oublier lorsque l'on parle de cette dernière: «La liberté d'expression c'est une épreuve pour tout le monde. C'est le fait d'avoir à supporter tous les jours des idées qu'on a pas envie d'entendre, des idées qui vous font mal, qui vous hérissent, qui vous écorchent vif. Ma liberté n'a pas le dernier mot. Je ne suis pas seul. Voilà ce que dit la liberté d'expression.» Puis de poursuivre sur la question de la soi-disante Islamophobie: L'Islamophobie maquille en racisme toute critique des dérives de l'islam. ...Il y a un antiracisme qui ne lutte pas contre le racisme mais qui veut des racistes à détester comme de la viande à manger.» De la même façon il rappelle avec courage que cette manie qu'ont certains de ramener tout aux années 1930 aveugle davantage qu'elle n'éclaire.

Or d'ou vient cette tactique de recourir de plus en plus à ce concept d'Islamophomie pour faire taire des critiques parfois justifées? Du fait entre autre que pendant plusieurs années on a laissé passé des accusations délirantes d'antisémitisme par certaines organisations juives...se cherchant des antisémites comme de la viande à manger! Pensait-on naîvement que l'Islam militant n'allait jamais copier les tactiques des organisations de défense juives? Finkielkraut ne manque également pas de fustiger les nombreuse dérives de la gauche actuelle. La gauche est responsable du climat qui règne aujurd'hui. Un climat de joyeux nihilisme ou tout est égal, ou tout est possible et tout est permis». Mais surtout là ou son propos devrait trouver une résonnance particulière au Québec c'est lorsqu'il parle d'un certain droit de l'homme. Et pas de ceux auxquels on pense habituellement. «parmi les droits de l'homme il y en a un complètement oublié qui s'appele le droit à la continuité» .....

Puis sur cette notion de nation aujourd'hui si décriée:"Les juifs de France n'ont d'avenir que si la France reste une nation ; il n'y a pas d'avenir possible pour les juifs dans une société multiculturelle, parce que le pouvoir des groupes antijuifs risque d'être plus important", confiait-il un jour à un quotidien israélien. Évoquant "la réduction simpliste de la politique en un système de forces bipolaire", Alain Finkielkraut estime qu'en France, c'est la bourgeoisie contre les immigrés, et quiconque dit quoi que ce soit contre les immigrés est considéré comme raciste. Ainsi, le christianisme peut constamment être attaqué, mais il est interdit de dire quoi que ce soit de négatif au sujet de l'islam, parce que c'est la religion des opprimés et que si vous la critiquez, c'est que vous êtes raciste."(Le Monde 29 mars 2007)

Interrogé sur la Burqa il répondait en 2009 avec des propos qu'on aurait intéret à se rappeler plus souvent au Québec. Comme cette série d'autres propos sur la question identitaire d'ailleurs:: «La Burqa est une forme paradoxale d'exhibitionnisme.....La France n'est pas seulement une patrie de droits»..........«Il faut retrouver le caractère substantiel de notre nation et cesser d'en avoir honte»....Cette civilisation nul n'y est étranger. Il y a seulement des pratiques qui lui sont étrangères».................«Ce n'est pas seulement un ensemble de droits, c'est une patrie adoptive».........En 2002 le Front national a profité du dénit de réel. Ce dénit de réel doit être brisé».........Parlant de substitution démographique: «Ou sont passées les autres et pourquoi? Ce probléme il faut pouvoir le poser».....«La burqa est une forme paradoxale d'exhibitionnisme»....... Sur les immigrants:«Si leur identité se trouve ailleurs et ils sont en France par intérêt alors on est perdus. [...] C’est effectivement un grand problème : nous vivons dans une société post nationale dans laquelle pour tout le monde l’Etat n’est qu’une question d’intérêt, une grande compagnie d’assurance, il s’agit là d’une évolution très grave.» Ils disent : « Je ne suis pas Français, je vis en France, et en plus ma situation économique est difficile. » Personne ne les retient de force ici , et c’est précisément là que se trouve le début du mensonge. Parce que s’ils étaient victimes de l’exclusion et de la pauvreté ils iraient ailleurs. Mais ils savent très bien que partout ailleurs, et en particulier dans les pays d’où ils viennent, leur situation serait encore plus difficile pour tout ce qui concerne leurs droits et leurs chances. ». (Haaretz)

Outre la question identitaire Finkielkraut s'intéresse beaucoup à l'avenir de l'éducation et au déclin de celle-ci dans notre monde actuel. Le fait qu'il soit juif n'est innocent. Au Québec on a beaucoup pointé du doigt Jean Charest pour avoir dit que l'importance de l'éducation doit d'abord être montré par l'exemple des parents. Or comme le rappelaient plusieurs commentateurs et comme n'importe quel observateur le sait, l'éducation est une priorité pour les enfants de la communauté juive comme pour les jeunes enfants asiatiques par exemple.Il n'y avait donc dans les propos de Jean Charest rien de bien choquant.

Considérons à nouveau Finkielkraut cette fois sur le voile islamique:«J’ajoute que le foulard est aussi une manière de dire aux professeurs : il y a quelque chose pour nous qui compte davantage que la culture que vous nous enseignez. Il y a, dans le foulard, un mélange de soumission des femmes et d’arrogance qui est une insulte à l’enseignement. "
" Et l’Islam pose un problème spécifique dans la mesure où on a le sentiment que certains de ses représentants le perçoivent, de plus en plus , comme une communauté qui doit d’abord affirmer ses revendications et qui ne reconnaîtra sa francité que le jour où celles-ci seront satisfaites. ." Ils sont partie prenante de la République. Parlant de l'école actuelle il affirmait lors d'un débat autour de la question identitaire que celle-ci formait désormais des demeurés post identitaire» Il déplorait aussi parmi une cetaine élite le fétichisme du rap qui le faisait à la fois rire et pleurer.

On le voit, il y a chez ce philosophe beaucoup d'éléments qui pour alimenter notre débat au Québec . Mathieu Bock Côté le fait d,ailleurs fort bien en relayant ici plusieurs des idées de Finkielkraut. Dont cette autre affirmation de sa part que l'on a tendance à considérer tabou au Québec : «Il y a des français de souche et ce n'est pas une honte. Une civilization se construit aussi comme ça de génération en génération»

Finkielkraut est aussi, on ne sera guère surpris dans notre climat actuel, souvent taxé d'être un réactionnaire. Or rien n'est plus faux. Effondrement de la langue française, le rire devenu barbare, méchant, et totalement dépourvu d'humour, ...«l'origine des joueurs de l'équipe de france, c'est une spécificité française qui ne se retrouve pas à la même échelle dans les autres pays européens. C'est comme ça» .........«Ce blocus n'est pas une torture infligée par un gouvernement sadique à une population innocente»..........le populisme ça existe en tant que haine des élites»..........danger de compétition victimaire. Cette idée que les juifs seraient les rois du malheur» ....«La Chine qui conjuge la tyrannie communiste avec le capitalisme le plus sauvage. Que va devenir le monde si la Chine est l'atelier du monde?» ......«Je sens bien toute cette polarisation et cette agressivité que fait naître l'exploration de cette mémoire-là» . On voudrait enseigner l'esclavage sur le modèle de la Shoah» .........«Nous vivons ce paradoxe...eau qui allait éteindre l'incendie..a joute au contraire de l'huile sur le feu. On doit tenir compte de cela».......«Si parfois des juifs en font trop avec cette mémoire il faut avoir le courage de le dire»

Voici deux citations qui se passent de commentaires :
 « Au lieu de contribuer au progrès de l’humanité, [les fils d’Allah] passent leur temps avec le derrière en l’air à prier cinq fois par jour [...] Ils se multiplient comme des rats [...] Il y a quelque chose, dans les hommes arabes, qui dégoûte les femmes de bon goût. » Oriana Fallaci , (écrivain), La rage et l’orgueil, Plon, 2003 « Oriana Fallaci a l’insigne mérite de ne pas se laisser intimider par le mensonge vertueux. Elle met les pieds dans le plat, elle s’efforce de regarder la réalité en face. » Alain Finkielkraut, (philosophe), Le Point, 24 mai 2002




Interrogé vendredi 9 octobre 2010 sur France Inter, Alain Finkielkraut a affirmé : "Polanski n'est pas le violeur de l'Essonne. Polanksi n'est pas pédophile. Sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n'a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation, n'était pas une fillette, une petite fille, une enfant, au moment des faits."
"C'était une adolescente qui posait dénudée pour Vogue homme, poursuit Alain Finkielkraut. "Et Vogue homme n'est pas un journal pédophile.C'est quand même une chose à prendre en considération."
Le 10 mars 1977, Roman Polanski a reconnu une relation sexuelle avec une mineure de 13 ans, Samantha Geimer, en marge d'une séance de photographie à Los Angeles, aux Etats-Unis. Samantha Geimer racontera devant un grand jury, dont le Los Angeles Times a lu le rapport, que le cinéaste lui avait fait boire du champagne, l'avait droguée et qu'elle avait tenté, sans succès, de résister à ses avances.
Quinze jours plus tard, Roman Polanski est inculpé pour fourniture de substance réglementée à une mineure, actes obscènes ou lascifs sur un enfant de moins de 14 ans, relations sexuelles illégales, viol par usage de drogue, perversion et sodomie, selon le récit du Los Angeles Times.
Un accord est alors négocié avec le procureur, la famille de la victime souhaite lui éviter le traumatisme d'un témoignage public. Roman Polanski décide de plaider coupable pour le chef d'accusation de "relations sexuelles illégales". Les autres accusations sont abandonnées.
Le cinéaste est incarcéré 42 jours à l'hôpital-prison Chino, près de Los Angeles. Le 17 décembre 1977, il apprend qu'il risque finalement une peine maximale de 50 ans de prison, et décide de fuir la justice américaine. Il trouve refuse à Paris. Depuis, il a pu se déplacer dans de nombreux pays sans être inquiéter, jusqu'à son arrestation, en Suisse, le 26 septembre dernier.


Finkielkraut fustige la "foule lyncheuse" sur internet (Sur l'affaire Polanski sur france Inter)"Depuis le déclenchement de cette affaire infernale, Je vis dans l'épouvante",  déclare Alain Finkielkraut sur France Inter. "La France est en proie à une véritable fureur de la persécution. Et il n'y a pas que la France. C'est toute la planète internet qui est devenue comme une immense foule lyncheuse."
"Je ne réclame pas une quelconque impunité pour un artiste. Mais il faut quand même comprendre que sa qualité d'artiste, depuis le début de l'histoire, n'est pas un privilège, mais un handicap. C'est parce qu'il est un artiste que les juges mégalomanes américains refusent de lâcher l'affaire, et c'est parce qu'il est un artiste que la foule des internautes se déchaîne contre lui. Dans une société démocratique, l'art est comme un outrage à l'égalité, alors on adore voir les artistes tomber. Et c'est exactement ce qui se passe avec Polanski aujourd'hui. (…) Cette fureur de la persécution, c'est une tentation constante aujourd'hui, aggravée par l'immédiateté d'internet."

À l'été 2011 c'est l'affaire Dominique Strauss kahn qui défrayait les manchettes. O alors qu'on ne savait encore pratiquement rien de ce c'était vraiment passé entre l'ex patron du Fonds monétaire international et une femme de chambre dans un hôtel New Yorkais, les hypothèses les plus folles circulaient . Un fait qui bien sur, n"échappa pas à Finkelkraut qui lors d'un entretien à la télévision française déclairait en fustigeant le terrorisme intellectuel ambiant: «on en déduit le procès de l'Occident, le procès du mâle blanc, le procès de la domination masculine, le procès de séduction à la française, le procès de l'hétérosexualité,...et m^me le procès de la pénétration vaginale». Ajoutant que les qualités d'un homme politique sont aussi spécifiques, il ajoute en se demandant ironiquement s'il eut valu mieux ne pas élire Churchill qui a sauvé l'Europe parce qu'il était alcoolique ou Nixon au lieu de John F Kenndedy parce que ce denier était un «sexual addict comme il ne s'en fait plus»... Il conclut de cette affaire qu'effectivement le terrorisme intellectuel peut parfois être ridicule et que dans le cas de cette faiffaire, on avait précisément assité à «une grande séquence de ridicule»

«Je demanderais encor une fois que l'on sache faire la différence entre les femmes abusées réduites en esclavage et les femmes qui préfèrent se protituer plutôt que d'être cassières de supermarché. Kant parlait «du bois tordu dont est faite l'humanité» Il ne nous revient pas de redreser ce bois tordu. Finkielkraut dit adorer cette phrase de Lévinas dont il se revendique: «Ma liberté n'a pas le dernier mot. Je ne suis pas seul»

Au mois d'août 2011 le Canadian Jewish News écrivait de Finkielkraut: (il) aurait sans doute choisi un autre roman de Philip Roth, probablement Pastorale américaine, s’il n’avait pas subi “une mésaventure” qui le rapproche du personnage principal du roman La Tache, Coleman Silk, qui est accusé d’avoir tenu des propos racistes envers ses étudiants.“Coleman Silk est aussi traité de raciste. Le racisme lui est accolé comme une sorte de tare éternelle. On essentialise le racisme comme autrefois les racistes essentialisaient l’objet de leur mépris. Il y a là une sorte de symétrie qui est tout à fait révélatrice et inquiétante”, constate-t-il.




En décembre 2010 Haim Sabamn organisait en Caloifornie une soirée visant à amasser des fonds pour les FIDF (Friends of israeli Defense Forces) une soirée durant lsaquelle fut amssée plus de 9 millions de dollard. Ce même haim Saban qui disait un jour être l'homme d'une seule cause et que cette cause était Israel. Une implication grandissante qui n'a cessé de croître depuis le moment ou dans les années 1990 il réalisa que le support pour israel fléchissait aux États-Unis. “At the conclusion of Hanukkah, we remember how the Maccabees triumphed in the face of odds,” Haim said while addressing the crowd. “Let’s not forget that the Jewish people overcame the Syrian-Greeks, the Roman empire, the Spanish Inquisition, the Russian pogroms, the Holocaust. We are a resilient people, a strong people, a successful people.” And with a defiant voice, as if he were speaking directly to Israel’s enemies, he said: “We are here to stay and stay forever.”And nothing ensures a place at the table like a whole lot of money. If there’s anything Saban knows well, it’s business—and a friendly challenge to his comrades went a long way last night when he kicked off a kind of bidding war that brought the fundraiser’s total from an initial $2.5 million to $8,750,000.










                                            LES JUIFS ET LES ARTS VISUELS


Depuis longtemps le monde des des arts visuels et des musées leur étant dédiés est marqué par l'influence de la philanthropie juive. Mais il a été aussi marqué depuis plusieurs années par certains critiques importants tout comme certains artistes. Dans la seconde moitié du vingtième siècle ce furent les critiques New Yorkais Clément Greenberg et Harold Rosenberg qui jouèrent une rôle primordial. Les théories sur les arts visuels étaient alors abondantes. À un tel point que cela inspira à une autre homme juif Tom Wolfe, son cèlèbre article satirique «The painted Word» en 1975 et dans lequel il ironisait en se moquant de toutes ces théories qui se présentaient alors comme des éléments préalables incontournables à la compréhension d'une oeuvre donnée. Puis il y eut un autre homme juif: Henry Geldzahler conservateur d'art moderne au Metropolitan Museum of Art. Gay et plutôt intellectuel il joua un rôle de première importance dans la carrière d'Andy Warhol en plus de compter parmi son cercle d'amis proches. Chaque soir avant de dormir comme chaque matin au lever, Warhol s'entretenait au téléphone avec lui. Beaucoup se sont d'ailleurs demandé si les deux avaient été intimes à un moment ou à un autre.

Et que dire de la série des dix portraits de juifs intitulé «Ten Jewish Genius» de ce même Warhol? Des portraits et une série qui fut attaquée dans les années 1980 en étant alors taxée d'opportunisme crasse, mais dont on apprécie beaucoup mieux la valeur aujourd'hui, voire simplement leur esthétique comme ce meilleur portrait de la série, celui de Franz Kafka. Influent dans la carrière de Warhol fut également le marchand d'art juif Irving Blum. C'est ce dernier qui exposa le premier les fameuses boîtes de soupe Cambell de Warhol à sa gallerie de Los Angeles en 1962. Ce même Irving Blum qui disait un jour sous forme de boutade qu'il avait désormais le même âge que les artistes qu'il avait aidé à lancer mais que si ils étaient devenus plus célébres que lui, il était en revanche devenu plus riche qu'eux.

Aucun nom par ailleurs n'évoque mieux les liens étroits entre la philantropie juive et le monde des arts que celui de Peggy Guggenheim. Celle qui professa toujours avoir été davantage intéressée par la littérature et être arrivée aux arts visuels un peu par accident, n'en joua pas moins un rôle capital dans la promotion du surréalisme européen aux États-Unis puis dans la création de ce mouvement que l'on nomme l'expressionisme abstrait. Du côté de l'Angleterre, un autre patron des arts juif s'impose. Celui de Charles Saatchi. Cet ancien publicitaire est devenu l'un des collectionneurs les plus important et plus influent du pays en plus d'avoir promis de léguer cette même collection à l'Angleterre après son décès. Saatchi s'est entre autre rendu cèlèbre par cette habitude qu'il a de dénicher très tôt les futures valeurs montantes du marché de l'art alors que celles-ci ne sont même pas encore sous le radar. De même il se disait plutôt ravi de toute la spéculation ultérieure que cela avait pu entraîné a sa suite, affirmant que les artistes avaient besoin de beaucoup de collectionneurs et de toutes sortes de collectionneurs.

Parlant de collectionneurs, le quotidien La Presse notait un jour à propos d'un financier montréalais bien connu (23 décembre 2011): «Stephen Jarislowsky, grand investisseur boursier mais aussi grand collectionneur de tableaux, est convaincu que l'acquisition d'oeuvres d'art constitue une excellente forme de placement. Mais, précise-t-il, il faut être patient, discipliné et il faut investir beaucoup de temps avant de bien comprendre les rouages de ce monde et de ce marché particulier: « Je collectionne des tableaux depuis les années 50. J'ai acheté des Lemieux pour 300 $ et je les ai toujours aujourd'hui. S'ils valent une fortune, ce n'est pas le cas pour tous les tableaux et pour tous les artistes », observe le financier. Stephen Jarislowsky a étudié l'histoire de l'art et il a développé l'oeil pour distinguer les bons peintres des artistes ordinaires, et il a passé beaucoup d'heures à approfondir sa connaissance des artistes dont il a acquis des oeuvres. «Quand on commence à faire l'acquisition de tableaux, il faut d'abord que l'on achète quelque chose de beau, que l'on trouve beau soi-même, c'est une toile avec laquelle on va vivre des dizaines d'années. Tant mieux si elle prend de la valeur », insiste-t-il.


Enfin on ne peut passer sous silence l'importance qu'un autre juif, Léo Castelli, a joué dans l'art du vingtième siècle. Il joua en effet un rôle pivot dans tous les mouvements artistiques importants de l'après seconde guerre mondiale aux États-Unis. Tous les grands artistes lui furent associés d'une manière ou d'une autre: Robert Rauschenberg, Andy Warhol, Jasper Johns, Frank Stella. Un simple survol de monde de l'art et de son marché permet donc de voir rapidement à quel point nous faisons fausse route lorsque pour parler de l'absence de philanthropie dans le monde de l'art parmi les Québécois dits de souche , on y oppose celle prétendument la plus dominante du monde anglo-saxon protestant. Certes il y a de grands collectionneurs et de grandes figures du monde protestant. Mais les exemples juifs sont en proportion beaucoup plus nombreux et ce encore aujourd'hui. Que ce soit Leonard Lauder héritier de l'empire des cosmétiques Estée Lauder associé au MOMA de New York , Elie Broad magnat juif américain de la finance associé au MOCA de Los Angeles ou encore deux des plus grands collectionneurs au monde que sont aujourd'hui le bijoutier juif de Londres Lawrence Graff, ou Roman Abramovich. Enfin si les collectionneurs juifs sont nombreux, on compte aussi certaines figures juives importantes parmi les artistes eux-mêmes. Que l'on pense à Marc Chagall, Modigliani, ou encore cette autre figure majeure de l'art pop, Roy Lichenstein. Aujourd'hui graduellement, le marché de l'art contemporain se développe au Québec. Mais le bassin de collectionneures reste limité et les fins connaisseurs en histoire de l'art peu nombreux également. Il y aurait assurément du côté du monde juif de quoi ici s'inspirer.


                   LE MONDE JUIF ET LA QUESTION DU NÉO- CONSERVATISME





Dans toutes les analyses conservant la montée du néo-conservatisme en Europe comme en Amérique du Nord, l'absence de prise en considération de la question juive mène à d'importantes lacunes. En fait en moins de 40 ans les juifs sont passé de piliers pour l'avancement des causes progressiste à l'avant plan des principales figures dénonçant les excès ayant été engendés par le combat pour ces dernières. À L'autome 2010 le «columnist» Ezra Levant bien connu du canada anglais prononçait une conférence à l'invitation du réseau Liberté Québec. Or on a beaucoup parlé de ce réseau plaidant pour un état allégé, mais on a fait peu de cas de ce qui fait aujourd'hui précisément que beaucoup de modérés passent de plus en plus dans le camp des consevateurs. Le 1 novembre 2010 ce même Ezra Levant en donnait un bon exemple dans le Toronto Sun en écrivant que Amsterdam était désormais devenu la capitale du gay bashing en Europe grâce ses milliers de jeunes immigrants musulmans. Mais surtout il se demandait pourquoi tant de crimes commis à l'endroit des gays faisait aussi peu la manchette lorsqu'ils étaient commis par des membres des minorités plutôt que par un jeune blanc. Également il se demandait à raison pourquoi les organisation féministes étaient-elles aussi silencieuses lorsque venait le temps de condamner avec force les crimes d'honneur commis dans la communauté musulmane. Pas étonnant que en France Alain Finkielkrau également juif dénonce cette nouvelle alliance islamo-gauchiste.

Ce que l'on voit ici mais qui est souvent passé sous silence c'est que le conservatisme culturel doit une bonne part de son succès à de nombreux commentateurs juifs. Et ici l'utilisation du mot conservatisme culturel n'est pas nécassairement dans un sens péjoratif, souvent bien au contraire. Pensons à Camille Paglia par exemple. Celle-ci disait un jour que seuls les juifs pouvaient comprenre sa mentalité et son état d'esprit. Voici une libertarienne auto-proclamée , étant athéiste mais défendant sur toutes les tributes l'importance d'enseigner la grande tradition artistique occidentale ainsi qu'une histoire approfondie de l'étude des religions. Elle souligne aussi que l'avant garde est mort depuis longtemps déja avec Andy Warhol et qu'il est désormais temps de passer à autre chose. Le tout, en écorchant au passage cet art stérile s'attaquant puérilement aux symboles du christianisme par exemple alors que cela ne comporte plus aucun risque. Sur ce point je ne peux qu'être d'acccord avec elle. Les étudiants d'aujourd'hui ont cruellement besoin d'un retour à l'étude de la chronologie de base des grands évènment du passé, qu'ils soient économiques ou culturels.

Ce qu'on appele ce néo conservatime chez certains est en fait souvent le fait de commentateurs juifs étant les premiers à réagir aux excès de la gauche dans l'autres sens. Un autre exemple probant est celui de Christina Hoff Sommers. Elle fut pratiquement la première à aller à contre -courant avec son ouvrage The War against Boys en 2001 alors que le question de sous performance des garçons à l'école commencait à peine à ne plus faire l'objet d'un étrange silence.

Dans le passé Milton Friedman cet économiste souvent associé à l'influence majeure de l'ère Reagan se confiait ainsi lors d'une entrevue en 1972: Despite this record, for the past century, the Jews have been a stronghold of anti-capitalist sentiment. From Karl Marx through Leon Trotsky to Herbert Marcuse, a sizable fraction of the revolutionary anti-capitalist literature has been authored by Jews. Communist parties in all countries, including the party that achieved revolution in Russia but also present-day Communist parties in Western countries, and especially in the U.S.,[5] have been run and manned to a disproportionate extent by Jews—though I hasten to add that only a tiny fraction of Jews have ever been members of the Communist party. Jews have been equally active in the less- revolutionary socialist movements in all countries, as intellectuals generating socialist literature, as active participants in leadership, and as members.
Coming still closer to the center, in Britain the Jewish vote and participation is predominantly in the Labor party, in the U.S., in the left wing of the Democratic party. The party programs of the so-called right-wing parties in Israel would be regarded as “liberal,” in the modern sense, almost everywhere else.»

Aujourd'hui la question du néo-conservatisme juif nous incite bien sur à penser les termes de droite gauche dans une optique. Au mois de novembre 2010 l'investisseur Warren Buffet qui n'est pas juif) disait que les gens au plus haut sommet comme lui devaient payer plus d'impôt. En cela il faisait fi de la traditionlle perception, mais souvent erronée selon laquelle les riches sont tous du côté de ceux qui réclament toujous plus d'impôt et les pauvres du côté de ceux qui en demandent moins, Mais outre la question de l'impôt on peut souligner que ce type d'alignement pas toujours traditionel existe das la communauté juive depuis déja fort longtemps. Le milliardaire et financier Georges Soros est un fidèle du parti démocrate américain

Autre exemple intéresant: celui des élections fédérales canadiennes du 2 mars 2011: À ce moment le pari conservateur ne réussit pas sa percée souhaitée sur l'île de Montréal, bien que sa montée auprès des minorités ethniques se confirme. Mais surtout il passa bien près de faire élire un député (Zjadel dans Mont-Royl N,eut été de la présence de Irvin Cotler. Ce comté avec une forte présence juif votait alors pour les deux deux candiats juifs le NPD terminant troisième.

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«Si vous êtes contre son point de vue, c’est souvent parce que vous faites vous-même partie du complot. Combien de courriels ai-je reçus me disant que je suis un agent du grand complot sioniste parce que je défends le droit d’Israël d’exister et de vivre en sécurité ? (Joseph Facal)








                       LES QUÉBÉCOIS, L'ARGENT ET LA QUESTION PHILANTHROPIQUE



“Jews, when they get successful, they will help their people. And some of the African Americans — maybe I’ll get in trouble again — they don’t want to help anybody,” -

-Donald Sterling (Ex propriétaire juif des Clippers De Los Angeles NBA)





Que reste -t-il aujourd'hui de cette vieille idée selon laquelle les Québécois seraient nés pour un petit pain?  Pratiquement toujours, on associe celle -ci au catholicisme d'antan supposément hostile à l'idée de faire des affaires et de gagner de l'argent. Mais dans quelle mesure cela explique t-il vraiment la position passée d'infériorité économique? Après tout d'autres pays catholiques n'ont pas connu la même histoire. Pour bien comprendre cela il faut comparer le rapport qu'ont entretenus et qu'entretiennent encore aujourd'hui d'autres religions avec l'argent. Aux États-Unis jadis toutes les plus grandes fortunes étaient WASP (white anglo-saxon protestants) Encore aujourd'hui plusieurs de ses plus riches citoyens le demeurent. On n'a qu'à penser à Bill Gates ou aux héritiers Walton de la famille du fondateur des magasins Wal -Mart, Sam Walton. Intéressant d'ailleurs de remarquer que le véritable nom de Bill Gates est en fait William Henry Gates III. On voit bien là qu'il n'est pas exactement parti de nulle part, mais que «Bill» passe beaucoup mieux quand il s'agit de promouvoir le American Dream et l'idée que les «rags to riches stories» existent toujours. Cependant le paysage a beaucoup changé ces dernières années avec de nombreuses fortune juives, puis plus récemment asiatiques. Quant aux noirs et aux latinos, bien qu'ils comptent à eux deux pour quelque 25 % de la population américaine, ils demeurent fortement sous-représentés au sommet.


Au Québec tous les partis semblent s'être maintenant mis d'accord sur la nécessité pour les Québécois de s'enrichir collectivement. Sans parler des commentateurs politiques. Il y a eu Alain Dubuc et son éloge de la richesse, ou encore Pauline Marois qui dit qu'il faut désormais se concentrer pour faire en sorte que les Québécois soient plus riches. Puis la question revenait de nouveau dans l'actualité en juin 2011 alors que François Legault et Charles Sirois présentait la vision économique de la Coalition pour l'avenir du Québec laquelle n'était alors pas encore officiellement un parti.  François Legault rappela alors que bien qu'aucune autre entreprise n'ait davantage investit au Québec que Alcan, on avait laissé partir cette dernière sans faire d'efforts pour conserver ce siège social. Quant à Charles Sirois dans une rare définition élargie souhaitable de l'entreprenariat, il évoqua l'importance des valeurs entrepreneuriales que sont par exemple la créativité, l'audace et la persévérance. Mais Legault fit bien de rappeler également que la présence de sièges sociaux dans une ville, c'est bien plus que ce seul siège social lui-même. Il rappela ainsi que les projets de développement se font souvent près des sièges sociaux, et que c'est aussi près de ces mêmes sièges sociaux que se font souvent les grands investissements et dons de nauture philanthropique.

Or comment peut -on raisonablement et objectivement parler de culture entrepreneuriale voire de tradition philanthropique si on ne peut pas parler objectivement de traditions bien établies en ce domaine, au premier chef, celle des juifs. Historiquement les juifs en Amérique du Nord ont été derrière la création de plusieurs entreprises importantes. Sans compter Hollywood. Le documentaire Hollywoodism retrace d'ailleurs très bien cette histoire par laquelle un groupe d'immigrants juifs polonais se trouve à la base de la création de Hollywood. Mais il y a bien d'autre exemples; dans le domaine du textile en particulier: Il y a eu la compagnie de jeans Levi's qui fut au dix neuvième siècle crée par l'immigrant juif du même nom. Puis famille Fisher qui a elle crée la marque de vêtement Gap. On songe également à Calvin Klein, Donna karan, Marc Jacobs, Issac Mizrahi ou Ralph Lauren de son vrai nom Ralph Lifschitz lequel décida à 16 ans d'opter pour le nom de Lauren convaincu que cela était alors nécessaire pour obtenir du succès. Aujourd'hui cette culture entrepreneuriale se poursuit dans le monde des nouvelles technologies. Qu'il s'agisse de Michael Dell fondateur de la compagnie du même nom ou encore Sergey Brin un des co-fondateurs de Google. (INTERVIEW DEC 1982 p.36 Calvin Klein: My closes friend in the world wasbarry Schwartz who is now my business partner. When we were five year old hé laready had a genius for making money. In the summertime we would stand on the street corner seing ice water for five cents. We wouldget the ice water from my grand-mother shop,s right around the corner. When we were eight we sold newspapers. Barry would buy the daily Newsand the Mirror for three cents and we would sell it for seven. Andthen all of the money would be on the table and Barry wouldn't let me touch any of it. For him to touch money would be like hving an orgasm»....I went to barry and I said I want to make up a group of samples, some dresses and some coats, clothes that I think american women would want. And I said: If you can give me $3000 I can do it. And it took $3000 out of the cash register and said «Here».

Dans son ouvrage passé intitulé Éloge de la Richesse Alain Dubuc écrivait qu'il fallait s’attaquer à un mythe bien enraciné qui consiste à croire qu’une société doit faire un choix entre la justice et la prospérité, qu’il est impossible d’avoir les deux en même temps, et que les progrès d’un côté se feront inévitablement au détriment de l’autre. Cette évidence a toujours été quelque chose qui va de soi dans le monde juif. Le don de la collection Napoléon de Ben Weider au Musée des beaux-Arts de Montréal a été possible parce que au départ la compagnie de produits de culturisme Weider a existé. Les multiples fondations du milliardaire Georges Soros (juif né en Hongrie) sont possibles pour des rasison similiares.

Bien sur comme Jacques Attali (auteur d'un livre sur le sujet) pourrait en témoigner, parler du rapport des juifs et de l'argent peut irriter certaines sensibilités. Il n'en reste pas moins qu'il est essentiel d'évoquer ces liens, étant donné que cette question est à l'intersection de tellement d'autres comme celle de la philantrophie par exemple. Bill Gates disait un jour que son livre de chevet préféré était «L'évangile du riche» du magnat de l'acier du 19 ième siècle Andrew Carnegie. Dans le cas de la communauté juive la philanthropie répond aussi à l'idée selon laquelle on se doit de redonner à la communauté. Mais surtout, au sens large la question juive pointe ici vers les changements à venir. Dans une conférence passée Jacques Attali disait un jour que la proportion de juifs influents dans plusieurs domaines était inévitablement appelée à diminuer avec la montée en force de peuples «aussi intellectuellement sophistiqués que les chinois et les indiens.» Or, il s'agit là d'une observation très importante qui le sera encore davantage à l'avenir, un élement fondamental pour expliquer certaines tendances lourdes dans le monde. Depuis longtemps les puissances mondiales ont été des pays de blancs» avec en leur sein de fortes diasporas juives. L'inévitable montée en puissance de la Chine changera cela complètement et les répercussions de cela ne font pas encore assez l'objet d'une étude approfondie.

Jacques Attali était de passage à Montréal en 2002 . À ce moment on pouvait dans le Devoir (18 juin 2002): «Je suis parti du fait que, dans le monde d'aujourd'hui, il est important de comprendre les relations entre deux forces majeures qui sont l'économique et le religieux. L'attentat du 11 septembre, sur le World Trade Center, c'est une métaphore tragique d'une rencontre entre l'économique et le religieux.» Dans l'histoire, les relations des Juifs avec l'argent s'est démarquée de celle des autres religions monothéistes. D'abord, parce que «du point de vue des fondateurs du monothéisme, la création de richesse est une bonne nouvelle», dit-il. Cette richesse est bienvenue chez les Juifs, et doit servir à réparer le monde. Pendant ce temps, inversement, dans l'Islam et le christianisme, la richesse est considérée comme une malédiction, et c'est la pauvreté qui est une bénédiction. Plus précisément, la religion juive permettait que ses membres s'accordent des prêts sans intérêt entre eux, et qu'ils accordent des prêts avec intérêts aux non-juifs, alors que chez les chrétiens et les musulmans, le prêt, avec ou sans intérêt, est interdit. Durant des siècles, donc, les Juifs sont seuls à pouvoir prêter de l'argent. Ils prêtent alors un argent dont tout le monde a besoin, et chacun d'entre eux, du plus pauvre au plus riche, est forcé de le faire sous peine d'être chassé du pays où il vit. Confinés à ce rôle imposé de prêteur, les Juifs inventent des éléments de base du capitalisme: on leur attribue l'invention du chèque, du billet de banque, de la lettre de change. Fondamentalement nomade, circulant dans différents pays, souvent chassé des terres qu'il habite, le peuple juif a tout intérêt à investir dans les valeurs mobilières, partage ce qu'il fait fructifier et participe du coup à la circulation de l'argent et à la circulation des idées. Plus tard, c'est un Juif lui-même, Karl Marx, qui deviendra malgré lui l'inspiration d'une certaine forme d'antisémitisme, en associant le judaïsme au capitalisme, dans un essai publié quatre ans avant Le Manifeste, et intitulé Sur la question juive. «Pour Marx, écrit Attali, le Juif est la matrice du capitalisme; l'assimiler ne changerait donc rien à son statut. Il ne peut s'émanciper qu'avec la disparition conjointe du capitalisme et du judaïsme.»

Aujourd'hui le Québec francophone s'affranchit heureusement de plus en plus de cette mentalité seln laquelle faire de l'argent est un péché. Mais pardoxalement, on déplore régulièrement le très faible taux d'entreprenariat parmi les francophones. Comment expliquer cela? Bien sur il y a en partie la question religieuse. Celle-ci ayant été évacuée au Québec, on a aussi inconsciemment évacué collectivement la notion de projection dans l'avenir à long terme. Le plaisir comme le profit ne se conçoit qu'à court terme. Or, comme on le sait les seules choses qui donnent vraiment un résultat qu'il soit à la Bourse ou dans un autre domaine, relèvent elles du long terme. Une autre partie trouve son explication dans la tradition. Les chinois par exemple ont une longue tradition de commerçants. Et dans leur cas la religion n'explique pas cete propension aux affaires
Enfin il y a un autre facteur dont on parle trop peu. Nous avons tout simplement une conception beaucoup trop limitée de ce qu'est un entrepreneur. Comment peut-on en effet parler d'entreprendre sans parler des grands artistes du présent comme du passé? Picasso et Miro furent en terme d'efforts déployés et de travail acharné deux des plus grands entrepreneurs . Idem pour Andy Warhol ou aujourd'hui un Anish Kapoor.En quoi cette vision élargie de l'entreprenariat englobant mieux le secteur artistique pourrait-il remédier au problème de la relève, et de façon plus précise à ce même problème parmi le Québec francophone? Très simple. Bien comprise l'étude sytématique de l'histoire de l'art méne à l'entreprenariat. En effet, si celle-ci est un antidote éprouvé contre l'inculture de même qu' à une notion mal comprise d'utilitarisme, elle est également un parfait antidote à une certaine go-gauche sévissant trop souvent dans certains milieux. Que l'histoire de l'art ne soit pas un sujet obligatoire au secondaire et au Cégep relève en tout cas d'un manque de vision criant. Quand j'ai visité la suberbe exposition Tom Wesselamn au Musée des beaux-Art des Montréal, je n'ai pu qu'être admiratif devant tant de passion mise au service de l'art, de la beauté, de recherches formelles sans cesse renouvelées. Et c'est à force de lire au sujet de la vie des grands artistes que le goût de faire quelque chose de productif et de signifiant se développe.

Car enfin, qu'est ce que cette même histoire de l'art? Le sujet le plus complet qui soit: On y touche à des notions d'économie, de marché de l'art, de chimie des matériaux, de littérature, de philosophie, de sociologie, de théâtre, de photographie de religion, etc. D'ailleurs, l'étude des diverses religions via l'histoire de l'art offrirait une formation et une base de connaisances beaucoup plus solide que le cours actuel d'éthique et de culture religieuse. Mais la connaissance de l'histoire de l'art, c'est également l'antidote par excellence à la pop pshychologie à gogo que l'on fait passer pour une démarche propre à susciter une véritable motivation. La haine, la jalousie, la peur de mourir sans laisser de traces, voire les pulsions sexuelles sublimées ont inspiré plus de gens dans l'histoire que des bibliothèques entières dédiés au livres de «motivation. Warhol disait qu'il préférait mourir plutôt que de ne pas être célébre. keith Haring disait que sa pulsion pour l'art était la seule chose pouvant un tant soi peu se rapprocher de ses pulsions sexuelles. Madonna a toujours dit qu'avant d'être riche, elle voulait être célèbre. At-on oublié qu'elle est également issue du monde de l'art New Yorkais du début des années 1980 et que ses amais d'alors s'appelaient Keith Haring, Warhol ou Jean Michel Basquiat, le peintre graffitiste qu'elle fréquenta un moment. Vous voulez développer une véritable motivation entrepreneuriale au sens large. Appliquez le principe suivant. Ne vous détournez pas des grandes oeuvres qui ont marqué l'histoire et si par hasard vous vous retrouvez à avoir entre vos mains un livre dépourvu de tout grands personnages artistiques y étant cités, laissez le tomber immédiatement. Vous n'y perdrez alors absolument rien. Bien au contraire.

L'importance de l'histoire de l'art vous échappe toujours? Pensez simplement à Xavier Dolan. Celui qui disait au printemps 2014
avoir besoin d 'une pause, voulait alors à l'université McGill pour y
suivre des cours d'histoire de l'art
et revivre sa vie d'étudiant. Est-ce
 un hasard si son language
cinématographique est si riche?
Jamais dans son esprit n'existerait
 une opposition aussi simpliste
 entre connaissance et
compétences. Coo e n'existes pas non plus une opposition entre les divers niveaux de langages qu'ils maîtrise parfaitement. Interrogé sur le type de langage employé dans Mommy son film présenté à Cannes en 2014, il répondait d'ailleurs: «La langue québécoise est tellement riche. Surtout que là on n'est pas dans un québécois typique. On est dans un québécois extrêmement salé. Un québécois même audacieux parfois. Ce que nous on appelle le joual. Mais même encore il y a des mots inventés. Il y a des mots qui n'existent même pas»

                                                             LA QUESTION IDENTITAIRE



Au mois d'octobre 2014 le Canadian Jewish News nous informait des changements sur la nature de l'affiliation identitaire parmi la communauté juive; «although Canada’s Jewish population is growing, fewer Jews are identifying as ethnically Jewish. According to the survey, in 1991, 369,600 people identified as ethnically Jewish, and 318,185 identified as religiously Jewish. But in 2011, 309,650 identified as ethnically Jewish, and religious identification increased to 329,500.» L'identité juive set on nous le rappelait encore ici non pas une seule identité religious, maps one identité culturelle, historique, religious et ethnique. or lorsque les médias québécois francophones parent de la communauté juive ils ne le font que s'il sagissait d'une seule identité relgieuse. Cela ne peut plus durer ainsi.

Or cette donnée du Canadian Jewish News nous apprenait bien d'autre choses encore. Car elle est bien symbolique que cette croissance de l'affiliation religieuse au détriment d'une affiliation seulement ethnique. Plus on est religieux moins l'intermariage sea prépondérant et plus on se sentira partie prenante de la communauté juive. Évidemment plus une personne est religieuse et plus elle aura une famille nombreuse également. Pensons seulement au taux de natalité des juifs hassidiques comparativement à celui des juifs dits séculiers. En ce sens le Québec francophone était bien naïf de croire dans les années 1970 et 1980 que parce qu'il avait rejeté la religion il en était de même partout dans le monde.

Aujourd'hui au Québec comme partout en Occident la
religion revient en force par
les immigrants. Et le débat
identitaire lui stagne parce
 qu'il n'inclut pas au départ
cette notion d'identité non
 seulement religieuse mais
également ethnique chez les juifs. Voyons donc un peu
tout ce que cela nous apprend
 au contraire de ce qu'on
professe un peu partout. Il est
de bon ton de professer
aujourd'hui en Occident pour
certains commentateurs
aveugles que la seule notion
 d'identité valable serait
civique. Bref, basée sur un
seul territoire donné sans
 aucune autre considération.
 Or rien de plus faux, tant pour expliquer le présent que l'avenir. Le jour ou tel sera le
 cas partout en Occident, la
première communauté
menacée de disparition sera la communauté juive. Or lisez
 un peu les sites juifs et lisez
les auteurs jufs et ce n'est
surtout pas l'idée d'une seule
notion civique sur un territoire
 donnée que l'on considère
 comme une idée
progressiste, mondaine et
supposément la seule
désormais valable. Prtout dans les pays de la Diaspora les jeunes juifs sont invités à développer leur sentiment d'appartenance à Israel de multiples façons. Dire que le peuple juif est le peuple Iarelien sr le territoire d'Israël et rien d'autre ne se produira jamais et ne sera jamais accpeté par l'ensemble des juifs. Ce serait dire que le Daspora ne peut exister que le peuple juif hors d'Israël n'existe pas, etc.





(fait religieux.com 13 juin 2014) Un millier de jeunes juifs de France vont participer en juin à un séjour de dix jours en Israël, en partie financé par le gouvernement israélien, afin de renforcer « l'identité juive et sioniste » de ces jeunes, selon un communiqué du programme Birthright Israel qui organise ces séjours. « Pour la première fois de son histoire Taglit-Birthright Israel va accueillir 1.000 jeunes adultes juifs de France pour découvrir le pays et les immerger dans leur héritage », affirme ce communiqué. « Taglit a décidé d'investir dans les juifs de France suite à la hausse de l'antisémitisme en France », précise le communiqué.


Créé en 1999 suite à une idée de l'ancien député travailliste Yossi Beilin, le programme Taglit (découverte en hébreu)-Birthright Israel offre des séjours à de jeunes juifs du monde entier entre 18 et 26 ans, afin de leur faire découvrir Israël et « renforcer les liens entre Israël et la diaspora juive ». Plus de 350.000 personnes de 64 pays ont participé à ce programme financé en partie par des philanthropes juifs et par le gouvernement israélien. Dans le cadre de ces séjours, les jeunes adultes visitent le pays et rencontrent de jeunes Israéliens de leur âge.

« Ces voyages sont destinés à assurer la continuité du peuple juif en renforçant l'identité juive, les communautés juives et la solidarité avec Israël des jeunes adultes juifs à travers le monde », explique le site de l'association. Moins de 6.000 juifs de France ont pour l'instant bénéficié de ce programme.

Qu'en est il de cette dans le Québec actuel? Le 30 avril 2014 Pierre Karl Péladeu officialisait sa candidature à la chefferie du PQ. Il disait alors de l'identité nationale qu'il s,agissait là de «notre héritage le plus précieux». 





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